samedi 17 février 2018

Guerre contre l'espoir

À tous ceux qui luttent contre le capitalisme à outrance,
détruisant notre environnement naturel et nourricier.
Avec vous,
Zadistes et autres mouvements d’opposition.


Elles ont de sacrées paires d’ovaires bien accrochées à leurs trompes
et ils ont de grosses paires de couilles, les Zadistes et autres.
Eux tous, chacun à sa manière, ils ont tant de courage !
Ce courage qui fait défaut aux embourgeoisés.

Leur audace maintient allumée une flamme en eux,
une joyeuse envie de vivre de façon plus simple,
avec moins de contraintes et de dettes, par exemple.
Vivre de façon sensée et équilibrée.
Ils ont le cran d’oser.
D’oser quoi ?
D’oser dire « STOP » et d’agir en fonction.
Oser agir en fonction de ce que l’on ressent être juste et sain.
Oser désobéir aux décisions insensées et autodestructrices des gouvernements
obnubilés par les intérêts de Ceux-qui-ont-trop-et-en-veulent-davantage.
Oser écouter sa conscience, la voix du bon sens
et, surtout, agir en fonction,
au détriment de l'image sociale ou autre considération intérieure,
et avec le risque (certain) d’être fiché « dangereux ».
Ni terroristes ni bandits ni voleurs ni hors-la-loi, les Zadistes,
juste des personnes lucides sur les conséquences à long terme
de notre mode de vie de consommateurs-pollueurs myopes.

Ils nous ouvrent des portes, nous montrent l’exemple.

Leur combat n’est pas égoïste,
il nous concerne tous.
Ils se mobilisent pour nous tous.
Sentiment de reconnaissance.
Ils ont choisi la liberté d’être
plutôt que l’entrave de l’âme,
soumise aux avoirs de la finance.

Motivés qu’ils sont, beaucoup de ces Zadistes.
Certes pas parfaits, mais déterminés.

Quelque chose vibre juste dans leur lutte.
Quelque chose que chacun devrait ressentir : l’appel du vivant.

Ils sont en train de prouver, par les faits, ni plus ni moins,
que d’autres modes de vie sont possibles,
mais cela dérange en haut lieu.

Dangereux,
de prouver qu’on peut se passer des multinationales
ainsi que des institutions sociales et de leurs soi-disant spécialistes.


Les Zadistes agissent,
désavouant et se dégageant ainsi du délire de notre société.
Nous, les autres, participons pleinement au rêve-délire américain soit,
à la destruction massive du vivant.

À qui la honte ?
Qui est à blâmer ?

Qui sont les véritables salopards ?
Ne jamais se fier aux apparences.
Ceux qui causent le plus de tort à la planète et ses habitants
sont vêtus de costards-cravate et se déplacent en jet privé.

Que leur arrivera-t-il, après l’échéance hivernale, aux Zadistes ?

Maintenant que la victoire contre la construction d’un aéroport a été fêtée,
qui se soucie d’eux, devenus, du coup, des squatteurs territoriaux ?
À qui appartient la Terre ?
Qui peut prétendre détenir, posséder la Terre,
et décider de qui peut disposer de parcelles de terrain ?
La notion abstraite de propriété :
un germe de violence et d'iniquités.
En prévision, l’Etat déploie un arsenal impressionnant,
aux frais, tout aussi impressionnant, des embourgeoisés :
des dizaines de cars remplis de policiers hyper armés (quel coût ?),
des flics-Rambo gagnant moins de 2'000 € par mois pour traquer,
surveiller, arrêter et malmener des personnes refusant les inégalités
nous frappant pourtant tous, policiers compris.
Et des drones (quel coût ?) avec Dieu sait quelles nouveautés progressistes,
pour venir à bout de ces personnes qui démontrent, depuis des années,
que la joie de vivre, la créativité, le partage entre les uns et les autres,
qu’autre chose que rentabiliser, c'est possible, là, aujourd’hui.

31 mars, fin de l’espoir, d'un Rêve ?

Enfin,
c’est ce que veulent croire les dirigeants et leurs marionnettistes.

Cependant,
le 31 mars pourrait bien voir débuter l’ère de l’imprévisible.
La représentation de l’inconnaissable a commencé.
On ne peut rien contre le pouvoir du Rêve.
Les idéaux, le tout-contrôle, les calculs incessants,
les privilèges, etc., tout cela est très éphémère.
Le Rêve est vie, permanence de l’essence.
Comment arrêter, brider, incarcérer, lobotomiser, tuer, un Rêve ?