mardi 31 janvier 2017

Mercan Dede

Peut-on faire, inventer, penser un devenir,
en considérant l'important des traditions et l'apport des progrès ?
Sans les opposer l'un à l'autre,
en sachant en tirer le meilleur de chacun...


Traditions et progrès.

Mercan Dede, par sa musique,
a su mêler traditions (Soufi) et progrès (musique électro).

Suggestion :
Fermez les yeux, imaginez une caravane dans le désert.
Vous faites partie des voyageurs. Vous vous sentez bien, léger.
L'ambiance dans le groupe est détendue, certains jouent de la musique,
les enfants rient et dansent...
 

Vous y êtes ?
Faites donc démarrer le clip,
et laissez le rythme jouer avec votre corps...





lundi 30 janvier 2017

Solitude, et après ?

S’y confronter nécessite courage, force
et, paradoxalement, une forme d’abnégation.
Paradoxalement,
car le premier mouvement est égoïsme conséquent.

Pour oser y faire face, il faut avoir foi.
Foi en rien de précis ou de particulier.
Une foi en ses capacités conscientisées et latentes,
ainsi qu’en les mystères de ce monde de conscience,
où tout révèle une fonction, une utilité, une implication,
où tout est relié à tout, où tout communique avec tout.

Cette foi se développe grâce à l’écoute de son ressenti,
de ses besoins, signaux et symptômes,
de ses mouvements désirant, etc.

Juste croire en soi et vouloir,
non seulement avec la volonté mentale,
mais avec une volonté complète et harmonieuse,
mobilisant l’entièreté de notre personne : ventre, cœur et tête.

Accueillir cet état appelé « solitude »,
l’embrasser franchement et simplement.
Se défaire des sentiments de honte, culpabilité,
« il faudrait que…, je ne devrais pas… »
Dépasser les préjugés et préconçus.

Avancer à son rythme, à sa façon.

Découvrir. Se découvrir.
Se réconcilier avec soi-même.

Apprendre à vivre avec soi-même,
à dépasser les tiraillements triviaux.

Et il arrive un moment où l’on ressent …
ce qui semble le plus se rapprocher de la liberté.

Alors, on commence vraiment à l’apprécier, cet état d’être.
Et tombent les barrières, les fausses idées et croyances,
et cessent la peur de l’opinion d’autrui et autres craintes psychologiques.

Expérimenter la solitude est un passage bénéfique, une étape dans l’existence,
un effort d’extraction (du moule) qui ouvre à autre chose,
à un autre regard sur le monde…

D’autres sensations, dimensions de soi, s’actualisent.

Développement d’une sensibilité intuitive, clairvoyante.


Mais, la solitude, est-ce une fin en soi, une finalité ?


La solitude est un fait.
Nous sommes nés seuls
(sauf certains jumeaux).
C’est seul que la mort nous ravira
(même si on meurt en même temps que d’autres).

Fuir la solitude est compulsif en l’humain,
question d’instinct et de conditionnement social.
Nous semblons naturellement programmés à vivre en groupe,
ne serait-ce que sexuellement (instinct de reproduction)
et par besoin d’identification et de sécurité.


Selon mon constat :

Vivre seul, durant une période,
reste l’unique moyen de faire un tour de soi-même,
d’apprendre à se connaître, à se réconcilier, à s’aimer,
et, peut-être, selon le désir de chacun, à se dépasser…
Néanmoins, vivre seul ne représente ni une solution ni une finalité ;
vivre en couple et/ou en groupe ne représente ni une solution ni une finalité.

Mais alors ?
 
😱

 
Pas de loi.

S’écouter

Entendre


dimanche 29 janvier 2017

Muse, en ville

Ville de délire

Ne m'approches pas
Dresse une forteresse pour protéger tes croyances
Touche le divin
Pendant que nous rentrons dans le rang

Puis-je croire
Sans avoir confiance ?
Toutes tes théories partent en poussière
J'ai choisi de me cacher
De l'œil du Tout Puissant

Détruis cette ville d'illusions
Et brise ces murs
Je me vengerai
Et justifierai mes raisons avec ton sang

Tu n'auras pas de repos
Ou te contenteras de peu
Jusqu'à ce que tu bouffes
Et gaspille ce qui reste
Ne nie pas
Que tu vis et laisses mourir

Détruis cette ville d'illusions
Et brise ces murs
Je me vengerai

Détruis cette ville de délire
Et brise ces murs
Je me vengerai
Et justifierai mes raisons avec ton sang.

(Traduction de la chanson trouvée sur le site : www.paroles-musique.com)



 

Pouvoir constitutionnel

Note : la présentation des citations et la mise en caractères gras
sont de mon fait (comme dans toutes les publications)
.
_______________________________

Steve Berry a écrit concernant le pouvoir de l’argent, des capitaux :
L’argent est si transparent.
Passionnant à gagner, mais une fois qu’il est là,
ce n’est plus qu’une question d’investissement et de gestion intelligente.

Il suffit d’un talent limité pour amasser des millions
en espèces sonnantes.


Idées reçues et croyances fausses concernant la démocratie, nous entretenons.
Je me demande : en France, sommes-nous, l’air de rien, sous un régime tyrannique ?
Frank Herbert d’expliquer :

Les Constitutions sont l’aboutissement ultime de toutes les tyrannies. 
Elles organisent le pouvoir sur une vaste échelle
afin qu’il ne puisse être renversé.

La constitution n’a pas de conscience.
C’est la mobilisation du pouvoir social.
Elle peut briser le plus grand comme le plus petit,
balayer toute dignité, toute individualité.
Son point d’équilibre est variable et elle ne connaît pas de limitations.

Les pouvoirs, constitutions, abhorrent la créativité et la nouveauté,
qui représentent pour leur siège un risque d’effondrement.

F. Herbert a écrit :
Tout naturellement, ceux qui ont le pouvoir cherchent
à empêcher le développement de la recherche « sauvage ».

La quête insatiable de la connaissance a toujours produit
des concurrents indésirables.


Ce que veulent les gens en place, ce sont des « progrès contrôlés »,

qui ne donneront naissance qu’à des produits et des idées aisément maîtrisables
et qui, chose très importante,
permettront que la plus grande partie des bénéfices
soit recueillie par des investisseurs appartenant au système.

La bureaucratie est la mort de l’initiative.


Il n’est rien que les bureaucrates haïssent plus que l’innovation,

en particulier celle qui produit de meilleurs résultats
que les vieilles routines traditionnelles.


Les améliorations font toujours paraître ineptes

ceux qui se trouvent au sommet de la pyramide.

Sur les dérives gouvernementales, F. Herbert d’expliquer :
Les gouvernements, lorsqu’ils durent,
tendent toujours vers des formes aristocratiques.
Aucun gouvernement de l’histoire n’a échappé à ce processus.
Et, au fur et à mesure du développement de l’aristocratie,
le gouvernement a de plus en plus tendance à n’agir exclusivement
que dans l’intérêt de la classe dirigeante,
que celle-ci soit une royauté héréditaire,
une oligarchie fondée sur des empires financiers
ou une bureaucratie installée.


Sur le pouvoir et la corruption, F. Herbert note :
Le pouvoir exerce une grande attraction sur les natures corruptibles.

Le pouvoir attire les psychotiques. Toujours.


Pour tenir un peuple, une masse de gens, F. Herbert prescrivait :
(…) Et nous connaissons les conditions majeures
qui conduisent le peuple à se tourner contre ses maîtres :


- La première : lorsque ce peuple se trouve un chef.

C’est la menace la plus fréquente contre le pouvoir
et celui-ci se doit de contrôler les chefs.

- La deuxième : lorsque le peuple prend conscience de l’existence de ses chaînes.

Il faut que le peuple demeure aveugle et muet.

- La troisième : lorsque le peuple discerne un espoir
de pouvoir échapper à ses entraves.

Il faut qu’il ne puisse même l’imaginer !

Concernant les incessants débats, colloques, réunions, etc., F. Herbert d’écrire :
Une conférence est un groupe de gens réunis
pour compliquer un travail qu’une seule personne ferait facilement.

No-future, selon Albert Einstein, sans une réelle transformation :
On ne peut pas résoudre un problème
avec les modes de pensée qui l’ont engendré
.


Que serait, comment concevoir, un "bon" gouvernement ?
F. Herbert de nous éclairer :

Le bon gouvernement ne dépend jamais des lois,
mais des qualité personnelles de ceux qui gouvernent.

La machine gouvernementale est toujours subordonnée
à la volonté de ceux qui l’administrent.

Il s’ensuit donc que l’élément le plus important de l’art
du gouvernement
est la méthode selon laquelle
les chefs sont choisis
.


Sur les experts, spécialistes et les généralistes, F. Herbert de préciser :
(…) Il est sage que, dans les moments importants,
les décisions soient supervisées par des généralistes.

Les experts et les spécialistes vous conduisent rapidement au chaos.

Chasseurs de poux vétilleux, ils sont une source intarissable
de chicaneries inutiles. (…)


Le (….)-généraliste doit comprendre que tout ce que nous pouvons identifier
comme étant notre univers fait simplement partie de phénomènes plus vastes.


L’expert, au contraire, regarde en arrière,
dans les catégories étroites de sa propre spécialité.

Le généraliste, lui, regarde au loin ; il cherche des principes vivants,
sachant pertinemment que de tels principes changent, qu’ils se développent.

Le (…)-généraliste regarde les caractéristiques du changement lui-même.


Il ne peut exister de catalogue permanent pour de tels changements,

aucun traité ou manuel. C’est sans préconception qu’il faut les regarder,
tout en se demandant : « Que fait cette chose ? ».

Nicholas Butler écrivait concernant la marche du monde :
Le monde se divise en trois catégories de personnes :

un très petit nombre qui produit les événements,


un groupe un peu plus nombreux qui veille à leur exécution,


et enfin une large majorité qui ne comprendra jamais
ce qui s’est passé en réalité.


Un sage et incontournable conseil de Deepak Chopra :
Si vous voulez changer le monde, modifiez votre attitude envers lui.

Le tout-cerveau, le culte à la raison (industrielle), C. G. Jung a écrit à ce sujet :
La surestimation de la raison a ceci de commun avec un pouvoir d’état absolu :
sous sa domination, l’individu dépérit.
___________________________

samedi 28 janvier 2017

Juliette, en conflit !






Un monde sans conflit ?

Sans conflit, le désert, l’uniformité, le consensus permanent.

Sans conflit, platitude relationnelle,
et stagnation du développement de l’intelligence.

Vie sans conflit, quelle monotonie !

Couple ou collègues sans conflit :

constater un dominant et un dominé,
le plus souvent.

 

Se demander : qu’est-ce qui, exactement et précisément,
me fait détester et éviter toute situation conflictuelle ?

Est-ce que ces évitements se révèlent, au fil du temps, bénéfiques, sains ?

 

Tentons d’engager une réflexion complètement, en profondeur,
sur le conflit, son éventuelle utilité et son caractère inéluctable.

Ma liberté s’arrête là où commence celle de l’autre.

Du moment où au moins deux personnes sont ensemble,
c'est-à-dire se confrontent,
il ne peut qu’y avoir conflits,
qui surgissent tels des désirs bourgeonnant au printemps.
J’aimerais ceci, je préfère cela ; alors que l’autre aimerait cela et préférait ceci.
Divergence. Conflit.
C’est basique. Le b.a.-ba de la relation.
Toi autre, et moi autre.

Toi tel vécu, et moi tel autre vécu.
Toi rythme différent, et moi rythme différent.
Toi depuis cet angle de vue, et moi depuis celui-ci
.

Ne pas aimer le conflit ne rime à rien, ne veut absolument rien dire !
Autant vouloir que l’autre n’existe pas ou,
pour le moins, n’ait pas de désir propre,
ou qu’il veuille exactement comme soi-même et au même instant !





Le conflit est inévitable, par moments.

Ce n’est donc pas le conflit qui importe,
mais la manière dont va se dérouler la confrontation,
la façon de chacun de se comporter pour défendre ses idées,
et l’effort de négociation entrepris (d’aller, un bout, dans le sens de l’autre).

Un exemple simple, du quotidien :
avec ma chérie, nous regardons la TV.
Elle aimerait voir une émission, je souhaiterais plutôt voir la série.
Conflit.

Un conflit n’est pas forcément armé, brutal et cruellement mené !
Conflit n’appelle pas forcément un coup de poing ni les injures.

Il existe plusieurs niveaux ou degrés d’intensité de conflit.

Plus on laisse "mûrir", par étouffement, un conflit,
plus violente sera son explosion inattendue.

Dans l’exemple devant la TV, le conflit est "normal",
apparaissant tel un croisement de deux désirs différents.
(Ce qui serait intéressant consisterait à observer
comment chacun va se débrouiller pour voir son programme TV ?
)

Eviter les conflits, est-ce possible ?

De mon vécu, plus les personnes sont "bien éduquées",
instruites, plus ou moins riches et maniérées,
moins elles supportent les conflits "ouverts", directs.
Ce qui ne les empêche nullement de fomenter des plans…
Dans le milieu populaire, des ouvriers,
les conflits fusent, tout comme les rires.
C’est la vie. Une existence spontanée.
Emotions, expressions.

 

Pensez-vous, sérieusement, que entre 7 et 8 milliards d’humains
peuvent coexister sans conflit,
en étant toujours sur la même longueur d’onde, d’accord, top-là, bisous ?
(Sans parler des injustices et iniquités, etc.)

Il est des temps où le conflit est inévitable,
pouvant s’avérer salutaire comme un orage après la sécheresse.

Après un conflit vient le temps de la réconciliation,
durant lequel d’autres configurations à conflits se préparent…

 

La situation conflictuelle devient un excellent terrain d’apprentissage,
et de connaissance de soi et de l’autre ;
ainsi qu’une opportunité, pour chacun,
de définir la nature de ses liens, relations.
Se jauger, durant la situation conflictuelle,
évaluer son attitude et sa détermination, etc.
Et observer l’autre, son attitude, etc.



Suis-je en capacité de traverser les remous et courants contraires intelligemment ?
Voilà la seule question intéressante, digne d’intérêt (à mon avis).

 
 

On peut ne pas aimer l’émission TV de sa chérie,
tout en continuant à aimer vivre auprès de la personne, n’est-il pas ?

 

A l’échelle mondiale,
évidemment que de construire des armes toujours plus sophistiquées,
bientôt "intelligentes", n’aide pas à aborder sereinement les conflits…

(La France se dispute la seconde place mondiale de fabrication et vente d'armes,
pourtant les français, la plupart, n'aiment pas les conflits ! ... ?? )



mercredi 25 janvier 2017

Tinariwen

De simples claquements de mains, des voix, du rythme,
des instruments branchés, des musiciens dans le vent,
pour nous laisser emporter quelques minutes...


De la musique,
pour accompagner nos errances dans le désert du coeur des humains...





mardi 24 janvier 2017

Guerrier de l'ombre

Moi, Barnabé de Terrassiels, ici et en ce jour, témoigne :
cette nuit, un être étrange m’a visité.
 

N’ayant perçu qu’une sorte d’émanation, je ne puis le décrire.
 

Nous avons communiqué comme par télépathie.
Non, ce n’était pas au travers de la voix de la tête.
Mes pensées tournant au ralenti, sur mode « je boude »,
suite à mes convictions et croyances malmenées par cette entité,
et par manque de données à calculer, mon cerveau est passé en mode veille prolongée.
 

Non, "cela" communiquait de partout,
partout autour de moi,
partout en moi ;
et tout en moi communiquait de même,
comme en communion avec cette entité.
C’était un contact direct, instantané, indescriptible.
 

Cet être, était-il ange ou démon ?
A vous d’en juger.
 

Ce message, adressé à tout le monde, "cela" m’a délivré : 


« FUYEZ PAUVRES FOUS »
 

Il est proche, il arrive,
l’affamé du juste,
l’impitoyable,
le Révélateur d’ombres.
 
Puisque vous êtes encore là,
un seul conseil je puis vous donner :
 
Écoutez,
voyez,
sentez.
 
Craignez Celui qui réfléchit,
aux cœurs doucereux l’amertume,
aux esprits amers la faiblesse.
 
Courrez pour aller vous réfugier,
moutons et ânes bâtés,
chez ceux-là même que vous adorez,
des malades mentaux épris de pouvoir
et de chairs innocentes.
 
Demandez-leurs secours et abris
au sein de leurs somptueux yachts,
dominés par une sculpture de Mickaël Jackson en proue,
comme modèle de réussite et de beauté "artistique" de votre civilisation.
 
Implorez leurs hautes protections sécurisées – garanties sur un temps illimité –,
à ceux qui brandissent la carotte que jamais vous ne mangerez,
mais qui dans le fion, peut-être, si vous êtes gentils, vous goûterez.
 
Emportez vos convictions et certitudes,
vos deniers et vos assurances vie.
 
Pensez surtout à ramasser vos soi-disant rêves,
vos faux espoirs,
ainsi que vos pharmacies de secours.
 
Enfermez dans un coffre-fort vos représentations mentales hiérarchisées,
où amour et amitié sonnent creux, ne déclenchant qu’interférence interactive,
à sens unique.
Et ensuite,
chargez-en vos existences,

construisez vos navettes spatiales,
laissez-vous guider par l’intelligence artificielle,
à l’image de votre esprit.
Et adieu,
à Dieu. 

Tel un trou noir,
le Saboteur inhale les soleils artificiels,

pour laisser se diffuser la vacuité,
espace de l’intelligence et de l’amour.
 
N’avez-vous pas saisi l’essence du Révélateur ?
 
Cette essence est un conglomérat de toutes les âmes innocentes,
sacrifiées et torturées sur l’autel de votre cupidité sans limite. 

Vous dormez mal ?
 
Remerciez-en Dieu, car les rêves appartiennent au Révélateur.
 
La lumière s’infiltre partout,
se faufilant dans chaque faille,
révélant chaque mensonge,
chaque mot vain,
chaque intention machiavélique. 

Chuut !
 
Silence…
Craignez et tremblez,
l’Empêcheur de tourner en rond arrive,
pendant que Shiva mène la danse. 

N’entendez-vous pas le battement de Ses pas,
annonçant la fin des rêves sombres ?
 



Empaquetez vos "bons" sentiments,
votre morale et vos "bonnes" manières.
 
Sauvez vos ombres !
 
Seules les âmes corrompues craignent la lumière originelle,
pour lui préférer l’éclairage artificiel.
 
Tout effort pour paraître va s’en retrouver anéanti,
et tout mot vide de sens, soufflé comme cendres au vent.
 
Le guerrier de l’ombre est là.
 
Écoutez,
voyez,
sentez.
 
Craignez le Révélateur,
la lumière blesse les yeux embués,

brusque les cœurs empâtés,
et malmène les corps retouchés.
 
Le guerrier de l’ombre maltraite les egos,
qui devraient être pièces de musée,
ou, à la rigueur, dans des zoos à but thérapeutique,
afin de montrer à vos enfants l’erreur de vos pères et mères.
 

Fermez les yeux,
écoutez,
voyez,
sentez.
 
Le temps de l’éveil
 
La délivrance
 
Le temps des êtres
 
L’amour palpitant

♪ 

Boum, boum ... boum

Boum, boum ... boum

  

Coke omerta

La cocaïne,
toute blanche,
paraissant si pure,
inoffensive et si stimulante,
cette poudre du diable.

En France, on continue à s’acharner contre le cannabis,

je cite une info récente : « responsable de nombreux suicides ».

Pour quelles raisons ne lit-on pas dans ces médias que, par exemple,
de nombreux suicides ont été provoqués suite à la crise de 2008,
causée notamment par des personnes gagnant des sommes astronomiques,
et fêtant leurs bulles délirantes avec prostituées de luxe, arrivant en limousine,
le tout arrosé de champagne (encore des bulles) et de montagnes de cocaïne,
petite fiesta toute simple passant sous « frais généraux » de l’entreprise ?

Pour quelles raisons n’édite-t-on pas plus d’articles, de livres, etc.,
traitant des méfaits de la cocaïne ?

Saviez-vous qu’en relevant les niveaux de pollution atmosphérique,
notamment à Madrid, ils ont trouvé de la cocaïne tant elle est utilisée ?
Tous sniffeurs passifs de coke ?
C’est drôle, je n’ai entendu cette information qu’une seule et unique fois.
Depuis, silence à ce sujet.

Mais fumer tue.

Et respirer aussi, c’est officiel depuis 2013, arrêté par l’OMS :
la pollution atmosphérique est cancérigène au même titre que l’amiante et… le tabac.

Saviez-vous que certains jeunes gens assurent que la cocaïne ne rend pas dépendant ?

Que savez-vous, concrètement, de la cocaïne, de ses effets immédiats et à long terme,
de qui la consomme, quels sont ses principaux adeptes de la narine,
à part les zonards qui, eux, absorbent tout ?

Société d’hypocrites.

Voyez donc le film « Inside Job » de Charles Ferguson,
primé (ça fait toujours de l’effet) au Festival de Cannes, sélection officielle,
et comme premier prix au Festival International de Toronto 2010.
Tous ces supérieurs de la finance, les politiciens (depuis Reagan, dans ce film),
s’ils s’étaient contentés d’un peu de cannabis, tranquille chez eux, en famille,
on n’en serait peut-être pas là, aujourd’hui, qu’en pensez-vous ?

Pensez-vous qu'il puisse exister un lien de cause à effet
entre notre société allant de plus en plus vite,

devenant de plus en plus paranoïaque
,
et la prise de cocaïne ?


 

Toujours se rappeler de regarder dans l’autre direction
que celle où on nous incite à regarder.


Verre, blanc ou vert ?

Voir le verre à moitié vide ou à moitié plein ?

Drôle d’expression !

D’hab., je remplis mon verre et le vois plein.
Ensuite, je bois le contenu et le vois vide.
Puis, je le remplis à nouveau…
J’évite de faire les choses à moitié,
en m’efforçant de considérer l’ensemble.

En métaphore, dans la vie non naturelle que nous menons,
lorsque je m’efforce de voir le verre à moitié plein,
je remarque un vide vertigineux au-dessous,
la moitié pleine flottant comme un nuage au-dessus de rien.
Et lorsque le ciel se dégage, le soleil éclaire du plein dans ce qui paraissait vide,
plein de dégâts insensés, de méchancetés, d’entourloupes et vilenies insupportables.

Voir le verre à moitié plein,
de promesses d’un futur sécuritaire qui, comme la pointe d’un iceberg,
dissimule la plus grande partie d’un plan secret sous l’eau,
dans les profondeurs invisibles et glaciales.

Voir le verre à moitié plein, en se laissant absorber par le rien monnayé.

Voir le verre à moitié plein, pendant que les pervers réaménagent du rien dans le vide.

Voir le verre à moitié plein, pour permettre aux vampires de nous sucer l’élan de vie.

La positive attitude, être gentil, poli comme une tique correcte,
me semble être le comportement le plus favorable à adopter
pour faciliter le déroulement des affaires des "supérieurs" autoproclamés,
s’efforçant de tout détraquer, en rentabilisant sur des intérêts.
Plus le temps passe et plus je constate leur plein droit de tout détruire,
tout en prétendant vouloir notre bien, avec leur distingué sourire.

Quand je vois le verre à moitié plein, cela me désespère,
de constater le vide en esprit critique de la plupart d’entre nous.

Pour certaines choses, dans certaines situations, avec certaines personnes,
le compromis n’est pas approprié, ni les rêves, idéaux et espoirs.
Soit le verre est plein, soit le verre est vide.
Soit je suis couillon et inconsistant de fuir ce qu’il m’arrive,
soit je suis salopard et responsable du malheur des autres,
soit je suis lucide et cesse de vouloir voir ce que j’aimerais voir.

De voir le verre à moitié plein comporte le risque d’un contenu imposé.

De voir le verre vide permet de le remplir avec le liquide souhaité sur le moment.

Il m’est arrivé de voir le verre à moitié plaintes,
et de constater le vide d’entraide et d’humanisme de mes pairs,
sauf en cas de paiement comptant, même si pas content.

Je préfère maintenant voir le verre totalement vide.
L’appel de la vacuité, pour contrer le plein de leurres.

A vrai dire, il n’existe même pas de verre. 

Les colonisateurs de colons

 
Situation déplorable, soucis m’affligeant,

et, ouf, une institution qui me tend la main :
j’ai reçu une convocation pour une coloscopie gratuite !
Yeah.
N’ayant pas répondu, j’ai reçu, un ou deux mois plus tard,
une « relance » sonnant comme un avertissement !

À nouveau la même paperasse dans l’enveloppe, une carte plastifiée, des codes,
alors qu’on ne cesse de clamer le besoin de faire des économies,
le papier, les arbres, c’est mieux par Internet, etc. Mon Q !

M’enfin, oui, c’est bien après mon Q qu’ils en ont.

C’est dingue ça, mais selon moi :
quand ça ne va pas, on va consulter,
mais quand ça va, ben, on ne va pas consulter,
que ce soit le médecin ou le dentiste ou autre spécialiste.

Ben pas du tout, on  p r é v i e n t  Messieurs-Dames.

Les caisses sont vides, mais on consulte pour consulter, au cas où.
C’est une question d’âge, voyez-vous, et de sacro-saintes statistiques.
Et, sait-on jamais, on trouvera sûrement quelque chose,
un médicament à prescrire ou plus si entente…

L’air que nous respirons est cancérigène,
mais attention à notre colon.

J’me demande combien coûte leur satanée coloscopie ?
 Faut bien qu’ils utilisent leurs machines high-tech.
J’me demande combien coûtent leurs machines ?

J’me demande, encore,
s’ils proposent aussi des coloscopies aux SDF, clochards et autres miséreux ?
Et les migrants aussi z’auront droit à une coloscopie ?

Et une cerveauscopie, ça existe ?

Ordre des médecins,
industrie pharmaceutique,
faut que ça rentre, l’argent, les bénéfices,
la croissance, voyez-vous, grâce à la prévention.

Irai-je en prison pour avoir jeté, en recyclage papier, leurs courriers ?

Ou pire, serai-je radié de la sécurité sociale, la SS ?

En tout cas, cela m’a fait du bien de savoir que quelqu’un pense à moi,
se fasse du souci pour moi, au point de vouloir s’introduire dans mon trou du Q.

Belle époque que nous vivons, où les priorités sont prioritaires.

Longue vie à l’Ordre des médecins qui colonisent les colons.



Une outre suffisante

Aujourd'hui, je vois l’humain telle une outre.

Une outre sans fond, jamais satisfaite,
une outre à besoins et désirs insatiables.

Une outre à bras et jambes,
guidée par une tête remplie de calculs,
obnubilée par des idées, des formules, des équations,
qu’elle ingurgite, comme tout ce qu’elle peut prendre, emmagasiner.

Cette outre aime à se regarder, la narcissique,
et lorsqu’elle regarde les autres, elle se voit,
et lorsqu’elle regarde la terre, elle n’y voit que ses plaisirs et intérêts,
et lorsqu’elle regarde le ciel, elle n’y voit que d’autres planètes à désoler.

L’outre pensante passe outre l’aspect sensible et énergétique des phénomènes,
obnubilée qu’elle est par le solide, du rationnel, manipulable et rentable,
où la logique se résume à empiler toujours plus.

Elle est une outre particulière, en fait inutile,
puisqu’elle ne peut que se remplir, sans reverser.

Elle s’accapare mais ne donne rien, sans intérêt.

Elle ne sert pas à désaltérer, ayant toujours faim et soif,
elle ne fait que compliquer, et se préoccuper d’assouvir son avidité.

En fait, l’humain est une non-outre ou sinon, une outre en revers,
dont la fonction de recevoir et donner aurait été inversée, invertie.

Cette outre sexuée aborde la connexion physique comme le reste,
avec désinvolture, insensibilité, en ne pensant qu’à sa jouissance,
et à la performance, principalement les outres mâles.

Les outres fendues donnent leurs corps pour s’assurer un avenir,
en simulant la volupté, les plaisir et passion.
Elles prennent autant que les outres à queue,
bien qu’elles soient capables de donner, à qui elles ont décidé.

L’outre humaine est irascible, capricieuse, nerveuse, stressée,
jamais disponible ni disposée (on pourrait croire, sinon, qu’elle ne fait rien !),
toujours à penser à l’assurance d’un avenir pareil, mais en mieux, que le passé.
Se croire tant intelligents, civilisés, évolués, supérieurs aux autres races,
et se contenter, dans les faits, au quotidien, de n’être qu’une outre !

Insondable est la stupidité humaine, son aveuglement,
outre son irrépressible tendance à ravager,
et son incapacité à respecter, ni ses congénères ni les autres formes de vie.

♫ ♪ ♫  Et moi, et moi, et moi  ♫♫ ♪,
chantait Jacques Dutronc.