lundi 27 février 2017

Le groupe de l'inattendu

Je rêve de roulottes,
d'une tanière qui se déplace.


 Réapprendre à vivre au rythme des pas,
avec chevaux ou ânes, pour tirer les logis.

Découvrir cette terre de France, traverser des villages…
Et se découvrir, soi, au fur et à mesure.

Sans projet préalable, sans but,
se laisser être, épanouir,
en épousant les événements.

Aller et respirer.
S’arrêter et apprécier.
Prendre soin de soi.

Se rendre disponible à l’autre.

Rire, se chamailler, parler (peu), marcher… 



Apprendre à faire corps avec la Terre,
à y réensemencer la joie de vivre,
dans les campagnes, les forêts et montagnes.

Laisser émerger un nouveau mode d’existence,
de fonctionnement, de comportement, de communication,
et de façon de répondre à nos besoins fondamentaux.

Ce ne serait pas tant une régression,
mais une recherche de gestes et réactions naturels,
un retour au bon sens et à l’évidence de l’instant,
en gardant nos acquis notamment intellectuels (ouf).

Savoir allier,
une orientation instinctive à la logique mentale,
la primitivité sensuelle à la sophistication de l’esprit,
le plaisir d’éprouver la vie à la nécessité de penser certains événements,
la curiosité des mystères du monde à la réalité des humains débranchés.

Vivre pleinement, intensément, chaque moment.

Un petit groupe reliant les uns et les autres.

Véhiculer l’information essentielle,
en générant de l’inattendu.

S’offrir le luxe du simple,
et de la joie de vivre.

Je rêve…


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Lien

* Ensemble : une force. Rassemblement inattendu
 
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dimanche 26 février 2017

De la vérité

Là, j’y suis, je saisis 

Hop, c’est fini, passé, dépassé,
ce que j’ai perçu-compris n’est plus,
plus qu’un souvenir se déformant peu à peu.

Comme la vie, la vérité est mouvement incessant.

La vérité se déroule au présent.

La vérité serait comme une fleur magique,
pouvant se transformer en toutes les fleurs possibles,
qui arborerait une configuration nouvelle à chaque instant.
Une seule fleur et pourtant des millions de figures.



Comme l’avenir, la vérité se prépare, s’apprête,
ne laissant jamais deviner comment elle se présentera.

La vérité aime surprendre.

Comme la liberté, la vérité ne peut pas être possédée.
Vouloir s’y raccrocher nous rend dépendant de chimères,
un peu comme l’alcoolique ne lâchant plus sa bouteille,
ou le cocaïnomane sa poudre diabolique.

Comme l’amour, la vérité pulse.

Comme un soleil, la vérité irradie, éblouit,
aveuglant les inconséquents et insatiables.

Comme le vent, la vérité souffle,
emportant les idéaux et ambitions,
pour ne laisser que la reconnaissance de l’enfant émerveillé.

Comme la pluie, la vérité dérange, mouille, indispose,
ou sinon, elle purifie, rassasie, rafraichit.

Comme la foudre, la vérité frappe et transperce les immodérés.

Comme la tempête, la vérité détruit le vain et superflu,
avec bruits et fracas,
et les trombes d’eau de débarrasser les déchets.

Comme durant un tremblement de terre,
la vérité engloutit les constructions calculées
par les cupides menteurs et tricheurs.

Comme un volcan, la vérité jaillit, explose,
anéantissant les âmes stériles, perverses, lâches.

Toi qui te prends pour l’enfant de Dieu,
crains la vérité.

Toi qui crois savoir,
crains la vérité.

Comme en la nuit, en la vérité,
les formes et apparences perdent leurs attraits.
Le Mystère y rôde. Terreur et extase des sens.
Corps et tête s’allient, s’alignent, pour faire face…

Comme l’eau, la vérité se répand partout à la fois,
occupant complètement l’espace,
en restant unie ; une unique étendue.

Comme un feu, le besoin de vérité nous brûle les entrailles,
et le mental de s’épuiser à fournir des éléments d’équations.

Comme le pouvoir, la vérité rend dément celui croyant la détenir.

Comme la mort, la vérité cogne impitoyablement,
nous transformant inéluctablement.

Toi qui prétends détenir des vérités,
crains la vérité.

Toi qui dis chercher la vérité,
fouilles en ton ombre au lieu de la craindre.

La vérité, c’est quand l’intériorité résonne
en harmonie avec les vibrations extérieures (en cours).
Quand le ressenti et les événements extérieurs concordent,
il y a vérité.

« Vérité » n’est qu’un mot, un souffle d’air.
Tenter de se la représenter à partir d’un terme
reste le plus sûr moyen de s’en éloigner.
Le mental traite les choses,
il ne les perçoit pas.

La vérité se ressent.

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Il te suffit d’un accord intérieur avec la vérité pour la reconnaître aussitôt.

F. Herbert


vendredi 24 février 2017

Des rebelles et révoltes

Frank Herbert a écrit :
Toutes les révoltes sont non seulement ordinaires,
mais mortellement ennuyeuses.
Elles sont toutes faites sur le même moule.
Leur principe moteur est la dépendance à l’adrénaline
ainsi que le besoin de pouvoir personnel.
Tous les révolutionnaires sont des aristocrates en chambre.
C’est pourquoi il m’est si aisé de les convertir.
Info : cet extrait de roman retrace la pensée d’un Empereur-Dieu ayant régné plus de 3'500 ans,
c’est donc par ce dernier qu’il est « si aisé de convertir » des révoltés.

Si je comprends cet extrait,
les révoltés se laissent convertir par ce ou celui qui détient le plus de pouvoir(s),
ne voulant, au fond, consciemment ou non, que prendre du pouvoir
(et ce qui va avec, l’argent, les privilèges, etc.)

Nous vivons une époque où il s’agit de se méfier de tout le monde,
autant des politiciens que des contre-politiciens, des révoltés, etc.

La mode actuelle, en communication, paraît se dérouler ainsi :
lancer une information officielle,
puis une contre-information (ou démenti ou autres),
tout ça par-dessus d’autres types d’informations.
Comment reconnaître L’information ?
(Sous-entendu, l’information juste, vraie et "pure" soit,
ni retouchée ni magnifiée ni manipulée ni souillée délibérément, etc.)
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Un autre extrait, cette fois traitant du pouvoir :
Le pouvoir de base est toujours dangereux
parce qu’il attire des gens qui sont vraiment insensés,
des gens qui recherchent le pouvoir uniquement pour lui-même
.
Remarque : il me semble important de parvenir à distinguer
entre ceux qui luttent pour plus d’équilibre, de justice, etc.,
et ceux qui luttent pour prendre le pouvoir juste pour avoir du pouvoir.

La lutte me semble devoir être impersonnelle,
par exemple lutter pour la Terre, ou pour les derniers peuples hors système, etc.

Le pouvoir ronge les têtes et éteint, par asphyxie, les flammes de vie.
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Concernant les intellectuels, dont la plupart des journalistes sont les instruments,
dont certains, de ces journaleux, deviennent plus "fouille-merde" qu’autre chose,
et leur rhétorique, F. Herbert a écrit :
Le despotisme rhétorique (…) dissimule le mal derrière des cloisons
qui sont imperméables à tous les arguments contre le mal.
(…)
Il se nourrit de signification délibérément perverties
afin de discréditer toute opposition
(…)
Il en résulte une hypocrisie sans cesse trahie
par le décalage entres les actes et leurs explications,
qui ne concordent jamais.
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Un dernier court extrait, sonnant comme une injonction sage,
simple et évidente, pouvant se révéler très utile en ce moment,
du même auteur :
Il te suffit d’un accord intérieur avec la vérité pour la reconnaître aussitôt.




Numérologie

Cet article, datant de novembre 2013,
était paru sur l’ancien site « Tarot-ressource »,
où la participation des internautes était proche du nul.
Ce propos a fait réagir et m’a valu quelques coms courroucés.
(Des passages traitant du Tarot ont été supprimés ou arrangés).
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Quitte à me faire quelques ennemis, je rédige cet article pour partager mon opinion
concernant l’emploi de la numérologie avec le Tarot, et de façon générale.

Je précise que je me situe au niveau débutant en numérologie.
Ce propos ne prétend rien, mais sert plutôt à se poser des questions
concernant la pratique courante de la numérologie.
NB : je prête une valeur symbolique à chaque nombre.
Cet article ne traite pas de cet aspect-là de la numérologie.
De chaque nombre se dégage une vibration propre,
un peu comme avec les couleurs. Cela est certain.

Doute concernant une pratique courante

La numérologie m’a intéressé, mais un doute persistant m’a vite refréné.
La question que je me suis posé : sur quoi repose exactement la numérologie ?

Pour établir un thème numérologique, la date de naissance est demandée,
ainsi que les nom et prénom, c’est selon.
À partir de cette date de naissance, l’on découvre les nombres servant à définir la personnalité,
le défi de vie, etc.
Ma réticence consiste en le fait indéniable que l’an 1 ne correspond pas à grand-chose d’autre
qu’à une décision humaine d’appliquer un nouveau calendrier, à un moment donné.
Durant la Grèce antique, les mois se calculaient suivant les cycles lunaires soit, en 28 jours.
Ensuite, le calendrier julien (Rome antique) a été adopté ;
puis, dès 1582, l’actuel calendrier grégorien (calendriers dits solaires).
La base sur laquelle repose la numérologie me paraît dès lors aléatoire,
voire même abstraite. Je reste avec le sentiment que cela ne repose sur rien de solide.
Cette approche serait intéressante si tout avait commencé en l’an 1 après J.-C.
Cependant, en l’an 1 de notre ère, l’humain existait depuis longtemps.
Nous sommes actuellement, peut-être, en l’an 150'013 (selon notre décompte actuel)
depuis que l’humain pense (à détruire son environnement naturel).
Nous sommes actuellement, peut-être, en l’an 5'198'245'037
depuis que la vie s’est développée sur terre ferme, etc.




L’astrologie, par exemple, repose sur un terrain concret et solide.
Cette science a des racines remontant à la nuit des temps.
La date de naissance est également demandée, en astrologie,
mais cette date sert à retrouver le positionnement de chaque planète et constellation
au moment de la naissance (éphéméride).
À chacun de croire ou non en l’impact cosmique sur soi-même et sa destinée, ceci étant un autre propos.

La numérologie est une science sans racine, des plus rationnelles mais reposant sur une base
complètement absurde soit, sur du vent

De la numérologie

Les nombres du Tarot évoquent une vibration, un état vibratoire d’être.
Je ne crois pas que les auteurs ont ajouté des nombres aux arcanes majeurs du Tarot
pour les calculer, les réduire, etc.
Rappelons-nous que le Tarot est, avant tout, une compilation d’images remplies de symboles.

Concernant la pratique de la numérologie,
est-ce bien constructif et sensé de déterminer un caractère d’après une date de naissance illusoire ?
Est-ce que, au contraire, cette méthode ne comprend pas le risque de figer et de modéliser
ou formater une personnalité type ?

Un exemple :
admettons que je sois né le 6 novembre 2013. 6 + 11 = 17 + 6 (2013 réduit) = 23 = 5.
Mon arcane personnalité serait le Pape. C’est-à-dire que durant toute ma vie,
la dominance de mon caractère sera Pape (ma date de naissance ne changeant pas,
à moins qu’un nouveau calendrier soit adopté ces prochaines années) ?
Absurde.

Comment peut-on croire les choses figées, alors que la vie s’inscrit dans un mouvement ?

Même remarque avec les nom et prénom.
Je prends un exemple de non-sens flagrant : le « e » dans « porte » est muet
(à moins de parler français du Sud-Ouest et de prononcer « porteu »),
alors que le « é » dans « églantine » est une voyelle qui ouvre, qui chante, qui se prononce autrement.
Dans « églantine », en numérologie le « é » criant qui débute vaut 5 comme le « e » muet final !
Pas besoin d’être un savant pour sentir que « é » et « e » ne vibrent pas pareillement !
Dès lors, comment peuvent-ils avoir le même nombre ?
En musique, la note fa ne vibre pas comme la note fa#.

Concernant la répartition des lettres « a=1, b=2… i=9, j=1…, etc. », elle est contestée,
ne reposant sur rien d’autre qu’une convention simplifiant de façon aberrante la pratique de la numérologie.

Remarque générale

La mise à l’écart ou le déni du facteur « hasard » fait partie des maux du XXème siècle ;
cette attitude contribue à l’anéantissement de la part magique et miraculeuse de la vie,
pourtant confirmée par la science quantique.
Mais gageons que cette part mystérieuse de la vie n’a pas encore « dit son dernier mot ».

En conclusion

Je ne vois aucun sens à utiliser la numérologie avec le Tarot (ni dans d’autre contexte),
mise à part celui de vouloir tarir la magie du langage symbolique que, visiblement,
les "numéro-tarologues" ne saisissent pas.
Dans le cadre d’une lecture de Tarot, éviter cette manie de "calculer-réduire"
les nombres des arcanes majeurs tirés, cela n’apporte rien que brouillard dans la confusion.
La numérologie, avec le Tarot, ne produit qu’interférences.

Il me faut reconnaître ici que la méthode numérologique est distrayante à pratiquer,
parfois même amusante quand on s’ennuie.

(Note pour ceux qui ne connaissent pas le Tarot : pour comprendre le "gag"  suivant,
il faut savoir que parmi les arcanes majeurs il y a un arcane nommé « l’Amoureux ».
Certains nouveaux jeux de Tarot, jolis mais muets, ont renommé cet arcane « les amoureux »).



mercredi 22 février 2017

OrelSan

Voici ce que j'appelle un clin d'oeil :

Après avoir publié deux textes encourageant de « baisser les masques »,
Âme de souk, persona et Non au voile, oui au masque,
tout à l'heure, vers 17h45, j'entends et découvre ce chanteur à la radio.

Bluffant !





Non au voile, oui au masque


Un visage réfléchit le mouvement intérieur d’une personne,
parfois jusqu’à ses pensées.
Ses expressions (du visage) transcrivent l’humeur, l’état d’esprit,
les ressentis du moment, selon la sensibilité de la personne
et ce que laisse transparaître sa persona.

En com, Virevolte a écrit notamment que « le masque protège des autres ».
Dans un environnement où tous portent un masque, il vaut mieux en porter un.
Effectivement, le masque permet de se protéger.
Mais que s’agit-il de protéger ?
Notre vie intérieure, notre intimité,
et pour certains leur intégrité,
pour d’autres leurs mauvaises intentions,
pour d’autres leurs sentiments noirs, de haine ou autres,
pour d’autres leurs fantasmes ou stratégie de combat…
Chacun de nous a besoin de se protéger des autres.
Étonnant, non ?
Don Miguel Ruiz a raison de prétendre que nous nous comportons
comme si nous étions des écorchés vifs, toujours sur la défensive.

Porter un masque ne génère que méfiance,
malentendus, paranoïa, incompréhensions, etc.,
et, au final, cela ne profite qu’aux "pro es tricheries",
aux menteurs, falsificateurs, manipulateurs et pervers ;
alors que d’avoir la conscience tranquille,
se sentir bien avec soi-même,
marcher sa parole,
font que l’on a de moins en moins besoin de recourir à la persona,
ou, comme l’écrit justement Virevolte,
seulement pour porter, quand nécessaire, un petit masque fin.

De devoir porter un masque scinde notre personnalité.
Au minimum, on se retrouve à devoir gérer un moi intime,
qui porte un masque plus ou moins fin (selon chacun),
et le moi social qui porte un masque de plus en plus épais,
pour certains armés, pour d’autres blindés,
des masques à plusieurs couches ou piégés, etc.

Les autres portent un masque,
sont potentiellement méchants, voire dangereux,
et nous craignons leurs jugements, médisances et mépris.
Il faut donc se protéger en mettant un masque.
Et ces autres de penser et faire pareil,
c’est-à-dire de se protéger de toi, toi qui lit ces mots.

Cette histoire de persona, c’est le serpent qui se mord la queue.
ssssss… Tout doux Ouroboros, tranquille ... ssssss…

Éprouver permet de se sentir vivant, pulsant.

Porter un masque sert à cacher ce que l’on éprouve (en société,
puisque c’est principalement en public que l’on porte un masque).

Assez !
Marre des masques cachant des egos démesurés,
des mensonges, des secrets, des plans et des hypocrisies,
ne servant qu’aux intérêts des vivants-morts, à l’apparence humaine,
qui se sont accaparés de la plupart des pouvoirs (de décision) depuis des siècles.

Cohérence de notre société si avancée (sur quelle pénétrante payante ?) :
interdire de se voiler le visage avec un tissu,
tout en renforçant le port du masque,
conforme, en mode sourire-dents-blanches.
Et tout surveiller, épier, espionner, 24h/24.
Nous appelons cela, fièrement : « intelligence et civilisation ».


Souvenir d’une émission TV, j’étais enfant, « aujourd’hui Madame »,
des naturistes y témoignaient (ce sont mes mots, selon ma mémoire) :
« un costume de  bain, même un string, est beaucoup plus suggestif,
tentateur et malsain, que de se voir tout nu.
Quand on est dénudé, on se regarde de partout une bonne fois,
et voilà, la curiosité s’en retrouve assouvie.
Ce qui n’est pas le cas avec les vêtements,
laissant imaginer, fantasmer…
parfois longtemps après. »

Un lien entre ce souvenir et la persona ?





mardi 21 février 2017

Âme de souk, persona


Un masque dissimule.
Il dissimule l'expression du visage.

Masque en psychologie, « persona ».

Porter un masque, avoir quelque chose à dissimuler.

Dissimuler, étouffer l’élan de vie.

En société,
tous de porter des masques,
entourés de caméras et micros partout,
nous voulons tout savoir sur tout le monde,
et pouvoir épier sous les masques !
Paradoxal, n’est-ce pas ?

Quelle est l’intention sociétale dissimulée derrière cette nécessité,
toujours plus confirmée, pressante,
de nous faire porter à tous un masque de plus en plus similaire ?

Porter un masque afin de contenir et cacher ses émotions, ressentis.

Vouloir masquer l’impur, et s’y retrouver englouti !

Sans masque, pas besoin de s’espionner,
rien à cacher, difficile de tricher.

Aïe, certains y perdraient de leur superbe,
se retrouvant soudain comme chat trempé.




lundi 20 février 2017

Vivre en 2017, par Tmor

Pour se faire plaisir ou pour faire plaisir à quelqu'un,
Tmor a publié un livre attachant : Vie de chien,
éditions Lunatique.

Le format, la présentation, les dessins du coauteur,
et le texte de Thierry, le tout m'a charmé.

Le texte est concis, les mots claquent,
les personnages dessinés sont expressifs.

Concernant le contenu,
le fond est lucide,
la forme est poétique.

Plusieurs sujets à réfléchir,
qui bousculent, qui peuvent déranger ;
or, nous en avons besoin, en ce moment, d'être secoués,
ce que Thierry sait faire à la fois avec délicatesse
et à la fois avec un regard sans concession.


Un témoignage poignant, par deux auteurs,
sur notre mode de vie actuel, où tout peut basculer d'un instant à l'autre...



Jaki Liebezeit

Il m'arrive de plus en plus souvent,
lorsque je souhaite écouter de la musique digne de ce nom ou que je cherche quelques nouveautés,
de me retrouver dans les années 1970-80 !

Voici un musicien, décédé récemment, qui devait taper sa parole :
il jouait dans les années 1970 dans le groupe Can.

Dans le clip, un de ses solos de batterie (de ouf). Prévoir une dizaine de minutes.
Si vous avez une ceinture de sécurité, attachez-vous. C'est parti...





samedi 18 février 2017

Parler et agir

Je poursuis ici sur l’élan des Natifs d’Amérique, après avoir présenté les 4 accords toltèques.

Pour ceux ne voulant pas se prendre la tête, il existe un moyen de perfectionnement,
à la fois d’une simplicité désarmante et à la fois d’une efficacité tranchante,
celui d’appliquer une injonction, durant son quotidien,
deux mots issus de la sagesse amérindienne : « marches ta parole ».

Marches ta parole,
peut être considéré comme un accord à passer avec soi-même.
« Dorénavant, je marche ma parole ».

Étudions cet accord, en laissant notre attention glisser sur plusieurs niveaux :
  • En restant sur le sens littéral, marches ta parole apparaît comme une incongruité.
    On ne peut pas marcher sur des mots, sur du souffle, sur ce que l’on exprime.
    Cela sonne comme une phrase puérile absurde, à priori n’ayant aucun sens.
    Ce genre de phrase crée, dans un premier temps, de la confusion.
  • Une recherche plus intérieure amène à se questionner
    concernant le sens allusif de cette phrase.
    Qu’entendent les amérindiens par « marcher sa parole » ?
    La parole est directement reliée à la pensée.
    Marches ta parole devient ainsi quelque chose comme « marches selon ta pensée ».
    Du coup, cette phrase pourrait signifier « agis selon ta pensée, agis ta pensée ».
  • Concernant le sens mystique, ou l’expression purement symbolique,
    j’en viens à penser que cette simple phrase, marcher sa parole,
    illustre parfaitement le seul but que chacun de nous devrait viser :
    clarifier sa pensée afin d’y découvrir son désir essentiel,
    en se donnant un cap à suivre, une direction ;
    pour parvenir à cela, il faut impérativement devenir sincère avec soi-même,
    et réussir à agir en faisant le plus possible ce que l’on pense et, surtout, verbalise.
    Il s’agit d’accorder ses actes à sa pensée, sans écart, sans décalage,
    sans tromperie, sans excuse ni justification.
    D’apprendre à marcher sa parole engendre un changement progressif mais radical
    du mode d’être et de se comporter. Notre façon de vivre s’en trouve transformée,
    en commençant par la relation avec soi-même notamment en cessant de se la raconter
    et en n’occultant plus certains aspects de soi et, surtout,
    en devant veiller à ce que l’on dit, promet, etc., à autrui.
    (Parole impeccable, l’un des quatre accords dévoilé par Don M. Ruiz)
    Pfff… quel boulot !
    Un travail de et sur l’attention. La maîtrise de l’attention.

Moins de pensées, plus d’actes, parole impeccable, marcher…

En parvenant à marcher sa parole, la pensée et l’action deviennent harmonieuses ;
en soi-même, les éléments éparses s’ajustent et l’on devient congruent, cohérent ;
l’individu découvre peu à peu le sentiment d’intégrité et de liberté
(liberté d’être, de penser et de suivre son chemin).
On ne peut marcher sa parole qu’en étant intègre. Pas d’autre moyen.

Le simple fait de rester attentif à la pensée tend à calmer son flux incessant.
On ne peut pas agir toutes ses pensées et idées, étant si nombreuses.
C’est sur l’expression verbale que nous pouvons intervenir.

Cet accord vaut tous les volumes de philosophie et de spiritualité.
Il représente un enseignement pratique et complet,
pour qui s’évertue à l’appliquer durant son existence.

Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?

… marcher sa parole …


vendredi 17 février 2017

Interdit de pisser

Je republie un texte, ci-dessous.
Je rentre de la ville et puis assurer que le contenu est tout-à-fait d’actualité,
peut-être davantage qu’en été 2015.

Je suis resté moins de deux heures en ville.
À la gare, des … ? (flics, mais de quel genre ?)
plaquaient un homme, très jeune, au sol.
Ils étaient au moins quatre sur lui, tous avec des gilets pare-balles et des armes.
Un autre groupe de flics tenait un gars semblant être le copain de celui à terre...

Des militaires hyper armés quadrillent la ville, par groupe de trois ou quatre.
Faut voir comme certains paraissent jeunes !
Y a des femmes aussi.
Certain(e)s, bien constitués physiquement,
ont encore leur visage d’enfant, une grosse mitraillette au bras.
C’est rassurant. … ?

Au retour, dans le bus, un homme, soixantaine, tousse,
assis sur le siège devant, un homme, quarantaine, rouspète ;
ce dernier se retourne et demande à l’autre de ne pas lui cracher dessus,
l’autre l’envoie sur les roses, ils se sont insultés et ont fini par se traiter de « pd ».

In ci vi li tés

Et que penser de ces interrogatoires officiels qui envoie l’inculpé, présumé innocent,
à l’hôpital pour avoir, par accident, fait rentrer une matraque dans son Q ?

Ben, ce n’est pas comme ça qu’on y arrivera, à mon avis.
Mal barré tout ça. Société d’hypocrites.

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Affichages chocs en ville,
des interdictions supplémentaires (il était temps),
bientôt le manuel (non, pas Valls) de ce qui est permis,
car plus vite lu et mémorisé que tous les interdits :
180 € d’amende en cas de jet de mégots, jet d’urine,
et autres, je cite, incivilités.

Incivilités, tolérance zéro.

Quelque chose me turlupine l’esprit :
ce terme d’incivilité, cet argument choc et imparable,
qui omet un tout petit détail de rien du tout, absolument insignifiant :
il n’y a quasi plus de toilettes publiques non payant dans la plupart de nos villes.

Le besoin de pisser, de vider sa vessie, n’est pas un luxe, est-il ?

De plus en plus de gens vivent dans la rue,
de plus en plus d’interdits sont promulgués,
les parcs publics ferment la nuit,
plus de W.C. accessibles sans payer, etc.
(Public ? Encore un terme trompeur.)

Ce que je ne comprends pas :
pour quelles raisons, sûrement sentimentales,
ne gaze-t-on pas tous les incivils ?
Une douche et hop, affaire suivante.
Pourquoi tant d’hypocrisie et faux-fuyants
face à ce phénomène dérangeant, déstabilisant,
nous empêchant de profiter tranquillement de notre confort,
sous antidépresseurs, avec des bières et du vin au frais ?
Inventez donc un virus qui s’attaquerait à tous ceux ne disposant pas
d’au moins 50'000 € sur un compte bancaire certifié ISO Qualité 666.

Tout ce temps et cet argent investis pour élaborer des arguments
justifiant la mise en place de plus de polices, de contrôles, etc.

Dans notre monde civilisé et sécurisé, aseptisé,
il vaut mieux être incarné en chat ou en chien,
puisque, eux, ils peuvent encore pisser et chier où bon leurs semblent,
sans débourser un kopeck.

Vivement que l’on nous place le cerveau dans une machine,
ça ne pisse pas une machine et,
oh, bonheur et Nirvana goudronné et bétonné,
ça ne défèque pas non plus.

Soyons sincères avec nous-mêmes,
c’est vrai que tous ces clochards, SDF et autres zonards, gênent nos plans,
en bousculant nos idéaux de société propre et polie,
où chacun est libre,
où, tous, nous évoluons en fraternité et égalité de droits
comme chacun peut le constater chaque jour ;
alors qu’à cause d’eux, ça pue dans nos villes,
ça sent trop l’humain,
et cela rappelle que l’humain est un animal comme les autres,
un animal qui pisse et caque au moment où il en ressent le besoin.

Ce que nous renvoient ces personnes, qui vivent l’enfer sur nos trottoirs,
est insupportable, culpabilité et honte.
Honte de constater l’indifférence de la plupart d’entre nous qui avons encore un W.C.
Cette honte, ce n’est pas à eux de la porter,
mais à nous tous, petits bourgeois et plus,
qui, non seulement se blindent dans l’indifférence,
mais deviennent de plus en plus insensés et iniques,
au point de leur en ajouter, des embûches,
à croire que nous voulons "nourrir" leurs sentiments de haine ?

C’est fou, mais dans ce monde si civilisé,
plus c’est difficile pour certains,
plus le système et plusieurs d’entre nous s’acharnent
sur ceux même qui subissent l’intolérable,
la misère au sein de l’excès d’opulence.

Suivons la logique des gens civilisés :
la plupart des personnes qui pissent (et plus si endroit favorable) dans la rue
sont sans le sou. Ce qu’ils parviennent à mendier, ils le boivent,
ce qui stimule d’autant le besoin de se soulager (ouf, c’est sans fin cette histoire).
Dorénavant, ces personnes fauchées (par certaines volontés) se verront verbalisées
et devront s’acquitter, avec le sourire, d’une amende de 180 €,
une bagatelle.
Je ne saisis pas : qui va payer l’amende ?

En prison ?
Les prisons sont déjà archi  pleines,
et reconnaissons tout de même qu’une peine de prison pour avoir pissé…

In ci vi li té.

Pas de toilettes publiques et interdiction de se soulager sans débourser.

Un argument probablement pensé dans un W.C. privé 5*, d’à peine 30 m2,
par nos décideurs qui eux, ne pissent pas, non, ils font don d’eux-mêmes.


mercredi 15 février 2017

Successful fastprayer

… Vroummm... vroum, vroum, vvvrouuuummm….

Tout en vitesse se mènent nos existences, vroum,
sur les routes, sous terre, sur des rails, sur les eaux, sous les eaux,
dans les cieux, au-travers des montagnes, dans les cuisines, vrrouuummm.

En vitesse se dégrade le milieu naturel,
pendant que des machines encore plus "performantes" sont construites,
pour détruire toujours plus rapidement et en plus grande quantité.




Prions ensemble mes sœurs et frères, cousins et cousines :


Ô Satan

Toi que nous attirons,
sur terre comme au ciel ;

Toi qui ordonne depuis des millénaires
en les têtes de nos obscurs dirigeants ;

Délivre-nous au plus vite du Lien !

Ô Toi, Satanas,

Que Ta volonté soit faite, rapidement,
que Ton désir revêtisse ce qui est, instantanément,
que Ton ambition se réalise à la vitesse 5G, fibre optique.
 
Et que Ton œil ne se détourne pas de nous, pécheurs timorés.

Fasse que notre cupidité rende honneur à Ta démesure jouissive,
et que notre cœur se blinde à l’amour tout comme à la compassion,
et que notre esprit hémiplégique se conforme à Tes idéaux éclair-de-néons,
et que notre intellect devienne au moins aussi efficace que celui de Tes démons,
et que nos corps et volonté Te soient entièrement dévoués, mécaniquement.

Ô Satan,
qui est parmi nous,
qui hait en nous.

Ô Toi qui nous dé-crées ;
détourne notre élan naïf de la
Source,
et délivre-nous de la tentation de résister à Ton Œuvre d’infinie platitude.

Ô Satan

Ego Céleste régnant sur l’enfer terrestre,
que notre âme T’appartienne.

Âme-haine

(Pour Son plaisir, à répéter de plus en plus vite)




mardi 14 février 2017

De la spiritualité

La spiritualité, une notion tant vaste...
Plus absconse qu’évidente.

Matérialité-spiritualité. Matière-esprit.
La matière est concrète, tangible et solide. Elle s'appréhende avec logique.
Par contre, l’esprit est intangible, invisible, informe, capable d'illogisme.
On peut dire que l’esprit n’est qu’une notion,
une notion qui s’oppose à la matière visible.
L’esprit est une notion pour évoquer ce qui capte l'Intelligence.

De la matière, pour former l’esprit à l’intelligence.
Un esprit, pour saisir et manipuler la matière habilement.

Spiritualité et intelligence semblent indissociables.

Beaucoup de gens entendent « spiritualité » comme « religion d’église »,
et ce, également sur les réseaux sociaux et blogs du Net.
L’élan spirituel s’y trouve automatiquement associé à Dieu,
et donc, à l’idée que l’on se fait de Dieu,
induite par un conditionnement théologique multiséculaire.

Littéralement, la spiritualité implique un travail de et sur l’esprit,
c’est-à-dire des efforts pour tendre vers l’Intelligence équilibrée.

J’entends, dans le terme spirituel, « ouverture ».
Une ouverture rendant réceptif et curieux de tout.

La spiritualité est, aussi, une quête de compréhension de soi,
des autres formes de vie et du fonctionnement du monde.

La spiritualité pourrait se résumer à une quête de sens ou de vérité ;
symboliquement, de lumière.

Innombrables sont les voies spirituelles,
inconcevable le nombre d’approches et de façons de procéder.
Inconnues se révéleront les voies du futur.

Limités et confus sont les Textes Sacrés,
néanmoins parsemés de pépites lumineuses,
écrits par des intellectuels à la solde des dirigeants,
n’ayant d’autre contre-utilité que de nous maintenir dépendants de leur pouvoir.

La spiritualité engage notre façon d’être et de se comporter au quotidien,
ainsi que notre façon d’entretenir nos relations.

La spiritualité est une attitude,
un ajustement constant de notre attitude.

Entre soi et le monde, relation.
Entre la matière et l’esprit, relation.
Entre soi, la matière et les élans de l’esprit, relation.

Le spirituel apparaît fonction de la qualité relationnelle
permettant de ressentir le lien.

Relation.
Partage, échange.
Energie qui circule dans les deux sens.

La spiritualité est affaire de vibrations.
De la matière se dégagent des vibrations lourdes et lentes.
L’intervention d’un esprit intelligent permet d’alléger ces vibrations,
ainsi que d’élever celles de sa propre personne.

Toute démarche visant à se dépasser,
ainsi qu’à comprendre, à respecter, à aimer ce qui est,
permet de transcender notre rapport à la matière ;
cela est démarche spirituelle, selon moi.

Nul besoin de dieu ni d’église ni gourou ni discipline imposée ni autre.

Prendre conscience que notre esprit ne cesse de se développer,
que notre être sensitif, émotif et intuitif, peut s’épanouir durant toute l’existence,
et que le processus dit spirituel opère, se perfectionne, incessamment,
si telle est notre intention.

Tout le reste n’est que blablabla,
injonction à se plier et obéir aux conventions du moment,
ne servant, oh non, notamment qu'à restreindre les élans spirituels !
😲
😡
Tout ce qui entrave, de quelques façons que ce soient, même agréablement,
se retrouve emporté par le courant contraire du spirituel.

La spiritualité n’a de sens que pour autant qu’elle libère.





lundi 13 février 2017

S'adapter ou réaménager ?

Peut-être parviendrons-nous à devenir humains
lorsque nous comprendrons et respecterons l’adaptation.

L’adaptation à l’environnement naturel, avant tout
(si cela est encore possible ?),
comme savent si bien le faire les derniers peuples dits primitifs,
qui, encore de nos jours, respectent la Nature sans causer de ravages.
Mais ces peuples disparaissent,
leur bon sens nous réfléchissant quelque chose d’insupportable.

Nous, occidentaux, ne nous adaptons pas à l’environnement,
c’est à l’environnement de s’adapter à nous !

Les presque-humains bestiaux cupides que nous sommes
croient intelligent d’adapter l’environnement à leurs idées et desiderata !
Comme des princes capricieux et gâtés, nous nous comportons.

Têtes à l’envers, sens déniés, monde d'indifférence.

Et chacun de nous peut constater les résultats :
dégâts considérables, déchets himalayens, pollutions diverses,
disparition de la vie animale et végétale, des forêts primaires,
terres et océans remplis de produits toxiques (à la place des poissons),
etc., et tout cela sans aborder le sujet de notre santé psychique.

S’adapter et composer.

Composer avec ses sensations, ses besoins naturels,
ses appels et attirances instinctifs, ses émotions, ses idées, etc. ;
et quelles que soient les émotions (sans les juger ni, surtout, les condamner).
Et non pas composer uniquement avec notre intellect, froid et insensible.

Composer avec ce qui est, comme c’est,
ce qui n’empêche ni le confort ni des progrès.
Dans la vie, il s’agit de faire avec,
avec ce qui est et ce qu’il y a.

Nos existences sont bien trop éphémères pour nous comporter tels des dieux.

Respect au présent,
et pour le devenir de la vie sur Terre.

S’adapter, composer, et mesurer.

Savoir quand écouter son corps,
quand écouter son sentiment,
quand écouter son intuition,
et/ou quand raisonner.
Cela est intelligence.

Savoir reconnaître ses erreurs,
rebrousser chemin ou changer de cap lorsque cela devient nécessaire,
cela est bon sens.

Tout est affaire de dosage et de tempérance.
Rien n’est mauvais.
Les excès sont mauvais.
Construire, goudron et béton, n’est pas mauvais en soi,
c’est cette frénésie du « toujours plus » qui est diabolique,
et autodestructrice.

De vouloir que le monde se conforme à nos idées,
c’est mauvais, faisant craindre le pire pour la suite…
Sans parler des repères servant à définir la normalité,
la santé, que seule la Nature peut nous indiquer.


samedi 11 février 2017

Juste un support, le Tarot

Introduction : Tarot et spiritualité

Cette publication est rangée sous « spiritualités »
car le Tarot est un instrument de l’esprit, un support de projection,
un outil d’élargissement de la conscience de soi et du monde.


Conscience et connaissance partagent la même racine (latin),
celle formant l’Esprit (en majuscule, pour le distinguer du mental).


La plupart utilisent le Tarot comme un instrument de divination.
Ils prétendent vouloir deviner ou connaître l’avenir,
alors qu’une part d’eux-mêmes, affolée, rejette cette idée
et que l’autre part, méprisante, n’y croit pas, à la prescience !


Le futur, c’est aujourd’hui, là, maintenant, que chacun le façonne,
notamment par ce qu’il pense, mange, se distrait, se passionne,
communique et surtout, par ses choix et décisions.


Il est important, pour soi-même, de comprendre son passé,
et plus globalement le passé, celui de la Terre, des humains, etc.


Et il est important, ici et maintenant, d’être en phase avec soi-même,
bien aligné, le corps sain, le sentiment clair (si besoin, épuré),
l’affect dégagé, tous les sens en alerte, l’esprit réceptif et vif.
Il se trouve que de manier le Tarot aide à harmoniser son être,
ce qui révèle et fortifie le moi profond.

Le Tarot agit tel un miroir réfléchissant nos états d’âme,
ses traits principaux.


Le Tarot permet de voir ce qui est,
en-deçà ou au-delà des apparences et formes.
Son utilisation amène à soulever un pan de voile recouvrant l’Illusion…


Seul ce qui est juste perdure.
L’enseignement illustré par le Tarot perdure¹.


Présentation du Tarot

Je vous propose une vue d’ensemble sur le Tarot,
une vision globale parmi d’autres, un point de vue.
 


Le jeu de Tarot comprend 78 cartes, appelées « lames » ou « arcanes ».
56 de ces arcanes, les numéraux et figures, sont dits « mineurs ».
Ces 56 cartes ressemblent à celles des autres jeux de sociétés.
Il y est question des quatre éléments – directions, humeurs –
avec les quatre symboles principaux illustrés par des objets :
des bâtons, des deniers, des épées et des coupes.


J’utilise principalement les 22 arcanes restants dits « majeurs ».
Ce sont 22 images dont nous ne connaissons pas le(s) auteur,
qui ont été nommées vers le XV
ème siècle, et numérotées par la suite.
Les nombres y indiquent la vibration de l’arcane.


Ce sont des images allégoriques, pleines de symboles.
Des images qui font résonner l’intérieur de nous-mêmes.
Des images que l’utilisateur peut faire "parler".


Le Tarot est comme un livre, non relié,
dont le contenu changerait à chaque recours, consultation !,
ce qui le rend "vivant", inattendu, surprenant, lumineux.


Il se pourrait que les images du Tarot représentent 22 facettes de l’âme, ses élans.
Cependant, l’âme, comme tout, étant bipolaire,
il serait plutôt question de douze traits ou facettes majeurs de l’âme.
Précisément, le Tarot met en scène dix traits bipolaires,
féminins et masculins, au repos et en action (passif et actif),
à quoi viennent s’ajouter deux images "entières", sans opposé,
deux arcanes illustrant l’unité.


Le système du Tarot

Pour commencer, il me paraît important de considérer les 22 arcanes majeurs
comme se répartissant sur trois dimensions (ou niveaux vibratoires), que sont :

- la dimension matérielle des choses, symboliquement reliée à la terre,
à l’intelligence et aux actes pragmatiques (avec les arcanes allant du I au VII) ;
- la dimension émotionnelle des choses, symboliquement reliée à l’entre-deux
(terre et ciel), au cœur, à la sensibilité, aux sentiments
(avec les arcanes VIII à XIIII)².
- la dimension intellectuelle des choses, symboliquement reliée au ciel,
à l’activité mentale, à l’action de penser, réfléchir, élaborer des stratégies et,
bien-sûr, calculer, construire, etc. (avec les arcanes XV à XXI).

Par association d’idées, je rappelle que l’humain se compose de trois centres de fonctionnement principaux.
On pourrait évoquer une dichotomie de l’âme d’où émergeraient trois branches majeures :

- l’humain est physique (corps, matière), perceptif et doté d’instincts ;
- il est émotif (affect et sentiments, sensibilité) ;
- il est intellectuel (penser, idées, capacité de calculer, etc.)



Le Tarot semble exprimer la Création notamment avec les quatre éléments (les arcanes mineurs)
créant la vie, comme celle d’un être animé d’une existence propre.
Les arcanes majeurs paraissent illustrer une entité complète, entière et autonome,
ayant développé et conscientisé toutes les possibilités de son être bipolaire,
tous ses aspects et élans.
C. G. Jung en parlerait, sûrement, comme du processus d’individuation.
D’autres, plus ésotériques, évoqueraient probablement le processus d’Eveil.



Voici les 22 images, présentées par couples d’opposés.
À droite les arcanes impairs, actifs,
et à gauche les arcanes pairs, passifs, invitant à réfléchir :

I le Bateleur et XXI le Monde : agir (faire, entreprendre), expérimenter, participer.
La vie/mort représente fins et commencements.
Deux arcanes illustrent ces principes : le Bateleur et le Monde.
À un bout du champ des possibles, l’arcane le Bateleur rappelle
que nous avons les moyens d’agir en conséquence, tout le potentiel nécessaire.
Cet arcane invite à s’activer avec ce que l’on est et ce dont on dispose,
quitte à faire illusion. Oser… se lancer, expérimenter, s’exprimer, etc.
À l’autre extrémité du champ, le Monde exprime l’aboutissement,
un passage à autre chose, la fin de ce qui était.
Le Bateleur s’active en société, où il impressionne un public.
L’arcane le Monde exprime le non-agir, le non-faire sur l’extérieur.
Le Monde évoque une activité intérieure, intelligente (dans le meilleur des cas),
une activité pouvant influencer les phénomènes extérieurs.
Cet arcane illustre la pleine responsabilité de ses actes
rendue possible par un niveau de conscience, d’entendement, supérieur à la moyenne. 



II la Papesse et XX le Jugement : le penser logique, méthodique.
Le doute est puissant, pouvant ralentir, freiner, tromper nos choix,
ce qui incite au repos méditatif et à la réflexion.
À l’extrémité opposée du doute se trouve la certitude et la foi.
La Papesse cherche la compréhension, peut-être la connaissance ou du pouvoir.
Cet arcane exprime le manque d’éléments pour arrêter un jugement,
pour se forger une opinion.
La Papesse invite à apprendre, à entreprendre des investigations,
à chercher dans les détails, à confirmer des sentiments et intuitions.
Le Jugement exprime le discernement objectif, lucide et sensible.
Cet arcane illustre la capacité d’embrasser la globalité d’une situation,
en ayant déjà considéré toutes choses importantes (les détails).
La Papesse se trouve dans le doute et la confusion ;
alors que l’arcane le Jugement paraît illustrer l’éclaircissement soit,
la compréhension qui révèle et réunit les diverses parties
(on voit une sorte de communion entre trois personnes, dans l’image).



III l’Impératrice et XVIIII le Soleil : réagir, interagir et lutter.
Vivre c’est lutter, ne serait-ce que pour survivre
ou pour défendre son intégrité, ses idées et croyances, etc.
La vie offre une suite de stimuli, auxquels nous réagissons, répondons.
Vivre comprend aussi le relationnel, les interactions avec autrui
comme avec l’environnement naturel, comprenant le besoin de se nourrir.
D’une part, l’Impératrice illustre une personnalité avec un comportement intègre,
impulsif, voulant des responsabilités, du pouvoir, de l’indépendance ;
et d’autre part, avec le Soleil, on saisit l’utilité de la complémentarité que représente autrui.
D’un côté, l’arcane l’Impératrice, exprimant un tempérament de battant,
opportuniste et égocentrique, pousse à l’individualisme ;
de l’autre côté, l’arcane le Soleil, exprimant la rencontre et la communication,
pousse aux regroupements et alliances.


IIII L’Empereur et XVIII la Lune : la réflexion stratégique ou ruse.
Nous apprenons de nos expériences ; cela fortifie la personnalité,
ce qui procure de l’assurance, de la confiance en soi.
Nous devenons capables de prévoir, de planifier, de s’organiser, etc.
D’un côté du champ des possibles, l’Empereur s’assure une posture, une place sociale ;
et de l’autre côté, la Lune invite à ne pas s’y raccrocher,
à rester l’esprit détaché et ouvert sur l’inconnu.
D’un côté, l’Empereur tire bénéfices de ce qui a été construit, du passé,
ce qu’il s’efforce de faire perdurer, de rentabiliser ;
et à l’autre bout, la Lune rend attentif à l’imprévisible et au changement incessant,
ce qui est source d’anxiétés, mais aussi d'inventivité, d'imagination créative.



V le Pape et XVII l’Etoile : donner (de soi), transmettre.
La confiance, la foi, la religion, le besoin de croire en des idées,
et aussi le besoin d’être rassuré, de se sentir accepter, normal et conforme en société,
tout cela ressort de l’arcane le Pape, évoquant la transmission des savoirs.
Dans cette image, l’on voit un érudit, une figure d’autorité,
rappelant à l’ordre social, les lois et devoirs.
Tel un père, le Pape dispense un enseignement, des valeurs, etc.
À l’autre bout du champ est le non-savoir, la connaissance spontanée, l’intuition,
ce qui est illustré par la candeur et la servilité d’une femme nue dans l’image de l’Etoile.
Le pouvoir de la raison (le Pape) et le pouvoir de la sensibilité intuitive (l’Etoile).
Le Pape donne mais à certaines conditions notamment d’obéissance et de dévotion.
Le personnage dans l’Etoile donne inconditionnellement et peu s’en rendent compte.
 



VI l’Amoureux et XVI la Maison Dieu : le relationnel, la réceptivité.
L’arcane l’Amoureux exprime un fonctionnement reposant sur les ressentis,
l’affect, et des valeurs de loyauté, d’honneur, etc.
On dirait d’une telle personnalité qu’elle est émotive, sensible, romantique et inspirée.
Le relationnel prédomine dans cette scène où l’on voit un homme entre deux femmes,
tous trois semblant converser.
En face se trouve l’arcane la Maison Dieu. Les savoirs et certitudes finissent par ériger
des murs enfermant, figeant et isolant l’être par rapport à la Réalité en mouvement.
Les relations y perdent en spontanéité, chaleur et intensité ;
avec autrui, elles ne sont plus que planifiées, pensées à l’avance.
Et la sphère émotionnelle de se retrouver contenue en un abri antiatomique.
À un bout, la stratégie de la raison voulant des résultats (la Maison Dieu)
et à l’autre bout du spectre, le désir du sentiment et la spontanéité (l’Amoureux).
D’une part, une certaine naïveté et un élan communicatif, conciliant (l’Amoureux),
et d’autre part l’érudition, l’insensibilité et l’indifférence sous couvert de démagogie.



VII le Chariot et XV le Diable : choisir, décider et s’orienter.
Chacun de nous est censé être responsable de sa personne, de ses actes,
de son comportement, de sa destinée (à distinguer du destin).
L’arcane le Chariot invite à prendre sa vie en mains.
Le Chariot exprime une réussite, de laquelle on reçoit des honneurs.
Mais nos élans, en soi-même, sont ambivalents,
et il est difficile de maintenir un cap,
une part de nous voulant se diriger par-là, sur le chemin balisé,
alors qu’une autre part de nous résiste, préférant rester ici ou aller là-bas.
À l’extrémité du spectre, l’arcane le Diable invite à laisser venir les événements,
à les attirer à soi par la force de son esprit et aussi, de la persuasion. 

Le Chariot évoque la volonté (mentale), la persévérance et les efforts (physiques) ;
le Diable, à l’autre bout, évoque l’aisance tant gestuelle, sensible, sexuelle,
que mentale, ce qui lui procure du charisme et du pouvoir,
mais engendre le risque de dépravation ou de corruption
.


NB : les arcanes (abordés ci-dessus) "terre, matière" (de I à VII)
s’opposent aux arcanes "ciel, mental" (XV à XXI) ;
alors que les arcanes "sensibles" (VIII à XIIII)
s’opposent et se complètent entre eux.

Nous en arrivons justement à la sphère émotionnelle,
où les arcanes interagissent en circuit fermé
et où se trouve l’un des deux arcanes entiers.

VIII la Justice et XIIII Tempérance : l’intelligence équilibrée, la juste mesure.
L’appréhension du monde, tant sensitive que spirituelle, est question d’intelligence.
L’intelligence n’est pas uniquement une question intellectuelle.
L’intelligence est aussi émotionnelle et sensitive,
elle est question de discernement et aussi, d’adaptation.
À une extrémité de ce champ de l’âme se trouve l’arcane la Justice
et à l’autre extrémité, l’arcane Tempérance.
La Justice invite à un arrêt, à faire un bilan, le point sur une situation
afin de soupeser le pour et le contre, les tenants et aboutissants, les conséquences ;
alors que Tempérance invite à penser au fur et à mesure des événements,
en restant sobre et en sachant doser (entreprise, comportement, relation…)
La Justice exprime la réflexion servant à mesurer (une idée, un sentiment ou un projet) ;
alors que Tempérance exprime une initiative à agir, une idée à concrétiser, intelligente car mesurée.



VIIII l’Hermite et XIII (arcane non nommé) : se centrer sur soi, chercher sa voie.
Nos existences se confrontent ponctuellement à des états de crises nous affectant,
crises occasionnées par la vie en famille, le travail et les exigences sociales,
par l’attitude des autres, par les années qui passent,
par nos échecs (non digérés et donc, mal compris, la leçon n’ayant pas été saisie), etc.
Certains parlent d’épreuves, d’autres d’obstacles à dépasser, d’autres de malheurs…
Un échec, s’il est compris, si on en tire une leçon, devient un apprentissage d’autant assimilé.
L’arcane l’Hermite invite à récapituler afin de mieux comprendre (notre histoire ou une situation).
Il invite à suivre son inspiration, sa propre lumière.
Il incite à chercher sa vérité, son chemin, selon ses aspirations profondes.
En face, l’arcane sans nom XIII suggère un grand nettoyage.
Il invite à une purification en se défaisant de tout ce qui nous rattache vainement,
que ce soit de l’intérieur ou de l’extérieur, se délier de quelqu’un(s) ou d’idées
ou de quelque chose. Pour le dire autrement, XIII détruit,
se débarrassant de ses désirs et ambitions inutiles ou insensés,
ne procurant pas, plus, satisfaction.
Les deux arcanes expriment le besoin, régulier, de faire le vide en soi,
autant dans notre pensée que dans nos habitudes comportementales et distractives.
Noter la complémentarité de ces deux actions :
l’Hermite cherche et éclaire les choses essentielles,
pendant que XIII détruit le superflu.
(Ces deux arcanes pourraient parfaitement illustrer l’attitude guerrière.³)


X la Roue de Fortune et XII le Pendu : la prise de conscience du provisoire.
Qu’on le veuille et reconnaisse ou non, la vie est également constituée de hasard,
d’imprévisibles, s’immisçant dans le mouvement du temps.
La Providence, la chance et la malchance, le destin, le karma, etc.,
quelque chose semble agir de façon absolument irrationnelle, mystérieuse,
au sein d’un fonctionnement paraissant logique, mécanique et rationnel.
L’arcane la Roue de Fortune renvoie à un sentiment d’impuissance,
et à l’impression de répétitions (notamment des plaisirs, déceptions et souffrances).
Quand on ne peut rien faire ni changer, il reste le non-faire,
ce que paraît exprimer l’image de l’arcane le Pendu
où le personnage ne peut ni se déplacer ni bouger ni manipuler
ou entreprendre quoi que ce soit avec ses mains.
Il s’empêche de réagir et d’agir, ce qui est technique méditative.
Le Pendu paraît inviter à se calmer (pensées, sentiments, désirs, ambitions…)
D’un côté, saisir la situation (extérieure) entière (avec du recul)
et chercher le moyen de la dépasser ou de s’élever (la Roue de Fortune)
et, à l’autre bout, contempler son intériorité afin de comprendre notre propre fonctionnement,
en laissant émerger notre désir essentiel (le Pendu).



XI La Force : patienter activement et prendre soin de soi.
Au cœur de ce système d’opposés se trouve l’arcane la Force.
Il apparaît un peu tel un chef d’orchestre.
Cet arcane se complète lui-même (XI + XI = 22).
De par son nombre, XI, il occupe le centre des 22 arcanes majeurs.
Son image met en scène une femme de poigne
tenant la gueule ouverte d’un animal, peut-être un lion.
Cet arcane enseigne la maîtrise et l’économie de l’énergie vitale.
Le personnage de la Force a domestiqué la bête-en-soi.
Cette personnalité est équilibrée, tête-corps,
sentiment-raison, intuition-logique...

***

Le Mat (arcane sans nombre) : la singularité.
 Au dehors du système tarotique, peut-être autour,
et même en son intériorité profonde,
tel un électron libre rôde l’arcane le Mat, un arcane entier,
absolument autonome des liens d’interdépendance et, en même temps,
pouvant s’insérer où bon lui semble, dehors ou dedans,
pouvant remplacer ou détourner qui bon lui semble,
le temps que bon lui semble…
Le Mat symbolise notamment la pensée autre, différente,
créative et donc, détachée du passé.
Une pensée qui agit à mesure.
Le Mat « marche sa parole ».

______________________________________

Notes

1. Les arcanes majeurs remontent à plus de six cent ans !, pour le moins.
L’origine de ces images reste mystérieuse, tout comme son(es) créateur.
Les arcanes mineurs remontent plus avant dans l’histoire, peut-être à la Chine antique
(environ IIème siècle), ou à l’Inde, et ensuite aux Sarrasins dès les VIII ou IXème siècle.

2. Le sentiment n'est pas uniquement à rattacher à l'affect, mais aussi à l'impression générale.
Rappel : les sensations – émanant de la dimension physique-instinctive, matérielle –

provoquent en nous-mêmes des impressions, à quoi s’ajoutent des émotions,
ce qui nous marque d’une impression générale : le sentiment.
En nous-mêmes, le sentiment (au sens d'impression générale) établit, en quelque sorte, une connexion
entre la perception
les sensations-émotions (signaux du corps) et l'intellect (activité mentale, de la tête).
Les sensations et émotions "nourrissent" l'intellect, lui donnant matière à penser...
Il se pourrait bien que ce soit grâce et par l'émotionnel que l'humain ait développé sa capacité intellectuelle,
notamment en "cristallisant" certaines émotions, ce qui amène à y repenser,
donnant envie de reproduire quelque chose de rassurant ou de goûter à nouveau aux choses plaisantes...
A retenir : à la fois le sentiment nous relie directement aux événements extérieurs
et à la fois le sentiment nourrit la pensée (et l'humeur), qui est activité intérieure.
Il me semble que la fonction intermédiaire du sentiment ressort clairement ici, ainsi que son importance.
En résumé, il y a l'aspect perceptif du sentiment (que nous considérons en prêtant attention à nos ressentis et impressions)
et il y a l'aspect affectif du sentiment (ce qui nous touche ou pas, ce et ceux qu'on n'aime pas ou qu'on aime, etc.,
ainsi que ce qu'on entretient comme la haine, une colère refoulée, la peur d'aimer, etc.)


3. Il s’agit ici de la notion de « guerrier de l’Esprit ». Cf. Les 4 accords toltèques.





jeudi 9 février 2017

La haine, un sentiment

Pas de haine, est-il répété un peu partout,
alors que nous, les blancs, les européens,
depuis plus de deux mille ans nous avons semé, partout en ce monde,
des graines de discordes, de violence, d’injustice et donc, de haine.


Semer des motifs de haine, puis en appeler à la non-violence et aux civilités.

C’est l’histoire d’un bourreau implorant la compassion de sa victime.

Têtes retorses, monde d’hypocrites paranoïaques.

Il est juste d’éprouver de la haine, lorsqu’il y a lieu ou motif.

Ressentir la haine permet de reconnaître, également et précisément,
l’élan de fraternité, d’amour.

C’est en constatant le sentiment de haine que se démarque son pendant.

Ensuite, reste le choix : souhaiter la fraternité ou sombrer dans la haine ?

Ne vouloir évoluer que dans l’amour, adopter la positive-attitude,
se réfugier dans la bienveillance, la non-violence, le non-conflit,
c’est laisser un terrain, dans l’ombre, propice à la haine ;
haine que l’on ne sait pas, plus, reconnaître,
haine que l’on dénie.


Cette attitude visant un idéal comportemental,
n’encourage pas la vérité (envers soi-même),
et elle n’encourage pas la paix entre nous.
Cette posture attire les attitudes extrêmes.


Une proie se voulant candide, gentille, attire les prédateurs.

Tout ce qui blesse, physiquement ou psychiquement,
tout ce qui limite notre liberté d’être, de penser, d’agir et d’aimer,
devient motifs de colère (émotion) ou/et de haine (sentiment) justifiés.


Eprouver de la haine ne représente pas un souci. C’est normal.
Le souci consiste à se laisser emporter ou absorber par le courant de la haine,
et par la cristallisation de ses motifs (que l’on va ressasser).


Il s’agit de rester maître à bord et de contrôler son sentiment,
comme sa pensée.


Il en va de même avec l’émotion de la colère.
Une colère maîtrisée permet, souvent, de remettre les pendules à l’heure.
Ce sont les débordements qui sont à craindre,
une colère débridée, hors contrôle.

Veiller à ne pas laisser s’installer le sentiment de haine,
le considérer sans lui donner d’importance.
Et ne pas s’apitoyer sur soi-même.


Comprendre la haine qui assaille notre cœur,
saisir ce qui la nourrit, l’exacerbe ou l’entretient,
et ne restera plus que des luttes à mener,
ainsi que de l’amour à partager…


Parler de ce que l’on éprouve,
sans en avoir honte, sans culpabiliser,
tend à désamorcer l’émotion contenue,
ainsi qu’à préciser et à tranquilliser le sentiment.
D’extérioriser le ressenti permet, souvent, de vider le trop-plein,
ce qui évite les passages à l’acte ou les pétées de plombs.




mercredi 8 février 2017

Une journée entière



Dans la vie, il y a le bon côté des choses,
c’est ce qui nous convient à ce moment-là ;
et, en ce bon côté se niche son contraire, qui,
par rapport au bon côté des choses,
devient la part mauvaise, l’indésirable.
Pourtant, en le mauvais du bon côté se trouve aussi du bon…


Dans la vie, il y a le mauvais côté des choses,
c’est ce qui ne nous convient pas à ce moment-là ;
mais, en ce mauvais côté se niche son contraire, qui,
par rapport au mauvais côté des choses,
devient la bonne part, la désirable.
Néanmoins, en le bon du mauvais côté se trouve aussi le mal…



Quel est le bon et le mauvais moment de la journée ?

Peut-on prétendre que le jour est bon
et que la nuit est mauvaise,
ou vice-versa ?

Le jour et la nuit forment, tous deux, une journée.
 
La vie se déroule bien sur des journées entières, n’est-il pas ?

En période jour, on a conscience de la nuit à venir.
En période nuit, on sait que le jour se fera.

Il serait impossible de ne vivre qu’en période jour, par exemple,
de découper, diviser la journée, la disséquer pour en ôter la part nuit,
afin de ne plus vivre que 24h. de soleil, sans nuage, à température agréable…

Ah ben… ça alors… dingue ! J’écris trop vite, bon sang,
c’est ce que l’on tente de faire avec nos progrès "intelligents",
illuminés 24h/24 à l’énergie nucléaire !




Même avec le genre humain nous tentons l’abominable,
ne distinguant quasiment plus certaines femmes de certains hommes,
ni même certains humains de certains animaux…

Plus de nuit, plus de négatif, plus de contrariété,
plus de mauvais, plus d’opposition,
plus de sensibilité,
plus d’émotion,
plus de femme,
le rêve quoi.
… ?


Penser carré, agir extrême.

Têtes partielles, monde bancal.

Y a-t-il un psy à bord de la nef des presque-humains ?





lundi 6 février 2017

Quiz à éviter

Elle se montre d’une patience à toute épreuve, infinie.

De chacune de nos existences, elle en fait une affaire personnelle !

Elle porte à chacun une attention soutenue,
constante et d’une rare intensité.

Elle est toujours là.
Pas trop proche, jamais éloignée.
Discrète, au point de se faire oublier.
Il est absolument impossible de la regarder,
d’apercevoir ses éventuelles formes et apparences,
sans y laisser la vie, sans se laisser ravir.

Bien que nous la craignons plus que tout,
dans les pires situations ou en cas de grandes souffrances,
c’est à elle que s’adressent nos prières. Délivrance.
Elle représente l’ultime recours de chacun.

Elle est incorruptible, increvable,
probablement éternelle.

Elle peut se révéler cruelle ou douce.

Elle n’est ni raciste ni sectaire, apolitique, athée,
elle s’intéresse autant aux riches qu’aux pauvres,
aux SDF qu’aux PDG, aux enfants qu’aux vieux.

Elle intervient de façon attendue, parfois espérée,
comme de façon soudaine, sans logique,
sans cause mais avec effet irrémédiable.

Elle nous observe en permanence,
mais point ne nous influence,
n’intervenant pas dans nos affaires,
sauf pour y mettre un terme, définitif.

Elle est l’unique à pouvoir garantir la nouveauté,
un autre chose, une existence différente. Libération.