vendredi 24 février 2017

Des rebelles et révoltes

Frank Herbert a écrit :
Toutes les révoltes sont non seulement ordinaires,
mais mortellement ennuyeuses.
Elles sont toutes faites sur le même moule.
Leur principe moteur est la dépendance à l’adrénaline
ainsi que le besoin de pouvoir personnel.
Tous les révolutionnaires sont des aristocrates en chambre.
C’est pourquoi il m’est si aisé de les convertir.
Info : cet extrait de roman retrace la pensée d’un Empereur-Dieu ayant régné plus de 3'500 ans,
c’est donc par ce dernier qu’il est « si aisé de convertir » des révoltés.

Si je comprends cet extrait,
les révoltés se laissent convertir par ce ou celui qui détient le plus de pouvoir(s),
ne voulant, au fond, consciemment ou non, que prendre du pouvoir
(et ce qui va avec, l’argent, les privilèges, etc.)

Nous vivons une époque où il s’agit de se méfier de tout le monde,
autant des politiciens que des contre-politiciens, des révoltés, etc.

La mode actuelle, en communication, paraît se dérouler ainsi :
lancer une information officielle,
puis une contre-information (ou démenti ou autres),
tout ça par-dessus d’autres types d’informations.
Comment reconnaître L’information ?
(Sous-entendu, l’information juste, vraie et "pure" soit,
ni retouchée ni magnifiée ni manipulée ni souillée délibérément, etc.)
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Un autre extrait, cette fois traitant du pouvoir :
Le pouvoir de base est toujours dangereux
parce qu’il attire des gens qui sont vraiment insensés,
des gens qui recherchent le pouvoir uniquement pour lui-même
.
Remarque : il me semble important de parvenir à distinguer
entre ceux qui luttent pour plus d’équilibre, de justice, etc.,
et ceux qui luttent pour prendre le pouvoir juste pour avoir du pouvoir.

La lutte me semble devoir être impersonnelle,
par exemple lutter pour la Terre, ou pour les derniers peuples hors système, etc.

Le pouvoir ronge les têtes et éteint, par asphyxie, les flammes de vie.
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Concernant les intellectuels, dont la plupart des journalistes sont les instruments,
dont certains, de ces journaleux, deviennent plus "fouille-merde" qu’autre chose,
et leur rhétorique, F. Herbert a écrit :
Le despotisme rhétorique (…) dissimule le mal derrière des cloisons
qui sont imperméables à tous les arguments contre le mal.
(…)
Il se nourrit de signification délibérément perverties
afin de discréditer toute opposition
(…)
Il en résulte une hypocrisie sans cesse trahie
par le décalage entres les actes et leurs explications,
qui ne concordent jamais.
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Un dernier court extrait, sonnant comme une injonction sage,
simple et évidente, pouvant se révéler très utile en ce moment,
du même auteur :
Il te suffit d’un accord intérieur avec la vérité pour la reconnaître aussitôt.




4 commentaires:

  1. Décidément, on a beaucoup à apprendre de ces auteurs ! Je confirme que la lutte a quelque chose a à voir avec la dépendance ou au contraire quand on n'y va jamais la totale indépendance. Trouver un juste milieu, dans la lutte, est ce possible ?

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  2. J'pense que oui.
    Entre lutter pour lutter (pour du pouvoir ou son ego) et le fait d'éviter de lutter par peurs, lutter quand nécessaire.
    Ah, la dépendance, vaste sujet (indissociable de celui de la liberté),
    c'est l'un des thèmes central du roman "Dune" de F. Herbert.

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  3. dans toute revolution
    il y a un futur chef qui veut etre chef a la place du chef du moment

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    1. Eh oui, c'est ça, la lutte pour s'approprier du pouvoir

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