jeudi 9 mars 2017

Impuissance et fureur

Ressentir la colère en constatant l’air, les eaux, les terres,
tout ce que nous avons souillé, abusé, pris-consommé,
et créés comme déchets, certains hyper dangereux de toxicité.


Nous pouvons être fiers : nous avons su créer des déchets comme,
je suppose, aucun avant nous !
Des déchets, dans lesquels, au sein desquels, nous crèverons à petit feu…
À part d’hideux bâtiments phalliques, qu’avons-nous créé d’autre ?

Ah ben oui, suis-je bête, des voitures, des satellites pour se surveiller,
et des parcs de loisirs, avec quelques arbres alignés et bien taillés.

Contre qui retourner cette colère ?
À qui revient-elle de droit ?

À nous tous, sauf, peut-être, les enfants et adolescents,
à nos parents qui votaient pour les centrales nucléaires,
qui votaient pour avoir tous une voiture, puis une deuxième…
Les politiciens ne peuvent être les seuls sur le banc des accusés.

Je participe et donc, je prends, de fait, ma part de responsabilité.

Durant les débrayages de 2016, contre la nouvelle loi du travail,
ils ont remarqué que nous surconsommons l’énergie nucléaire !
Entendez par là que nous avons construits trop de centrales !

Que faire de cette colère,
alors que je m’efforce de ne plus participer à cette débauche destructive ?
Je veux bien régler ma part de responsabilité, d’idiotie,
mais quelque chose me dépasse complètement dans cette situation globale,
et je me sens totalement impuissant, ce qui en ajoute à mon feu de colère.

On a fait croire des choses à nos aïeuls,
qui se révèlent ravageuses aujourd’hui,
et maintenant nous ne pouvons plus rien faire,
que prier pour que demain nous puissions respirer et boire et manger.
Tant pis pour le devenir de nos enfants et leurs éventuels descendants.
Nous nous retrouvons complètement entravés et dépendants de tout ça. 
Aïe, les crises de manque, le jour où…

Seule façon de calmer ma colère,
me désolidariser et, bien évidemment,
consommer le moins possible
(ou intelligemment soit, hors grande enseigne),
et rester dans ma bulle, à supporter de temps en temps le mépris
de ceux qui continuent à consommer et qui s’apprêtent à voter,
pourquoi pas pour M. Le Pen, « aura-t-elle les épaules ? »,
se demandent-ils, soucieux de qui représentera la droite.
Ils y croient encore !
Pourtant, lorsqu’on parle de l’eau et l’air pollués, ils acquiescent,
quand on déplore une nourriture dévitalisée, ils acquiescent, etc.,
malgré tout, ils en veulent encore !

Colère,
non,
rage,
non,
fureur à l’idée que ça va continuer...




4 commentaires:

  1. Je comprends ta colère, je la partage... Et oui, ça va continuer ! Avec n'importe lequel ou laquelle mais ça va continuer, on ne sait pas faire autrement ! :(

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    1. On ne sait pas et, surtout, beaucoup ne veulent pas !

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    2. Toujours le même problème je crois, les gens portent des œillères, croient tout ce qu'on leur dit ou promet et souvent ils ont peur du changement, de l'inconnu et préfèrent rester dans la merde qu'ils connaissent par cœur !

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