vendredi 17 mars 2017

Non-volonté de progresser

Avant-propos

La France se dispute la seconde place mondiale de fabrication et vente d’armes.

Propos

En 2010, j’ai décidé de fonctionner  en libéral.
J’ai eu alors une idée qui me plaisait bien.

Je pense qu’il vaut mieux, à ce point, que je précise ceci :
je me suis formé à diverses approches touchant à la communication,
au relationnel et à la connaissance de soi.
À quoi s’ajoutent des années de pratique,
notamment à l’écoute centrée sur la personne de Carl R. Rogers,
ainsi qu’à la communication non violente de Marshall B. Rosenberg.

Je pars de l’idée que si nous apprenions aux enfants et adolescents à mieux communiquer,
cela apportera un plus à la société soit, à tout le monde.

Je reprends mon témoignage :

Mon idée consistait en une intervention ponctuelle dans des écoles et collèges
pour apprendre aux jeunes à mieux communiquer, écouter, se dire,
gérer leurs conflits et désaccords, leurs colères, haines, etc.
Reconnaître en soi-même, et pratiquer, l'empathie.

J’ai écrit une lettre en expliquant le plus clairement possible mon projet,
j’y ai joint mon CV, et j’en ai envoyé une vingtaine de copies
dans toutes les écoles du département (06).

Résultat : pas une seule réponse !
(Même pas un rendez-vous pour que je puisse expliquer mon projet,
même pas un « non merci », rien.)

J’en ai déduit que :
tant que les pouvoirs en place, autant politique que de l’enseignement (etc.),
n’auront pas la volonté que ça change, eh bien, nous continuerons à mal communiquer,
tout en inventant des outils de communication de plus en plus perfectionnés.

À ce jour, je n’ai pas encore compris pourquoi nous n’avons pas la volonté
d’apprendre à mieux communiquer les uns avec les autres, puisque, oui,
des techniques existent, il y a moyen d’entretenir des relations plus constructives.

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Note : je republie ce témoignage datant de mai 2015,
au vu de ce qu’il s’est passé à Grasse,
tout près d’où je loue un bureau.

Grrrr…

Cette année, pour la première fois, un pays du Nord (Finlande ou Danemark, je crois)
a instauré dans le programme scolaire officiel des cours de...
d'empathie !

La France, souvent à la traîne...

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La bonne nouvelle :

Nous voilà maintenant « real american »,
nous manquait encore une fusillade dans un lycée.

Yeah !





6 commentaires:

  1. Eric,
    Je ne peux que te rejoindre et déplorer. Dans le dossier pédagogique de "Vie de chien" j'aborde l'approche CNV. Pas encore d'ouverture réelle à ce sujet mais néanmoins les gens demeurent intrigués. Pourtant les choix sont là comme tu le dis. Courage, luttons.
    @+

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  2. Mon sentiment (au sens d'impression générale) :
    cette lutte c'est comme se taper la tête contre un mur...
    Ne pas se décourager.
    A + Thierry

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  3. Le fait d'être un parfait anonyme, de ne pas avoir de diplômes dits d'état leur a sans doute fait peur.
    Une approche un peu différente mais avec le même but a été initiée par F.Lenoir
    et est en train d'être mise en place dans les classes de primaires via la fondation SEVE (Savoir Être et Vivre Ensemble) https://www.fredericlenoir.com/actualites/la-fondation-seve/
    qui recrute d'ailleurs des personnes pour assurer les interventions dans les écoles. Projet ayant reçu l'aval du ministère de l'éducation nationale. Les directeur d'établissement scolaire sont méfiants, peut-être à tort parfois, mais ils ne sonts pas seuls maître à bord de leur établissement !

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  4. Précision : j'ai tout de même un diplôme d'état (d'éducateur), parmi les autres, mais effectivement je ne suis pas connu comme F. Lenoir par exemple, et ne suis pas pistonné ni riche en banque...
    De ce que j'ai vu, sur son site, ils apprennent et font méditer les enfants.
    Je pense que c'est aux enseignants et aux directeurs qu'il faudrait encourager à la méditation, par exemple sur ce qu'on apprend aux enfants, et en se demandant pour quelles raisons "nous" ne voulons pas qu'ils communiquent mieux...
    Ma fois, heureusement que des personnalités reconnues s'engagent sur ce sujet, avec le souci d'une meilleure éducation. (Mais, c'est à nous, adultes, à devoir changer s'il faut changer, et non pas aux enfants de méditer pour pouvoir s'adapter à notre inconséquence...)
    Merci pour cette intervention et le lien.

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  5. EMPATHIE, le maître mot ! Aujourd'hui il est très difficile de rencontrer de l'empathie. En effet il faudrait déjà l'enseigner aux adultes ! Conseil d'école vendredi dernier, une maman d'élève s'offusque du fait que les enfants de religion musulmane ont des repas différents de ses enfants et en plus meilleurs ! Une autre personne a donc proposé ironiquement de supprimer le porc pour tout le monde dans ce cas ! Et bien la première personne était d'accord !! je précise que les repas des musulmans ne sont pas meilleurs que les autres, ils sont juste sans porc !Alors, comment inculquer l’empathie aux enfants si leurs parents réagissent comme ça ?

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  6. Effectivement, les parents aussi feraient bien d'apprendre à méditer, pour commencer, puis à se reconnecter avec l'empathie ; ce qui permettrait de laisser les enfants vivre leur vie d'enfant, au lieu de leur apprendre à méditer...
    Les adultes..., ceux qui refusent de se remettre en question, de remettre en cause leur façon d'être en relation ? Ceux qui ont toujours raison, et qui font prendre des psychotropes aux enfants qu'ils considèrent comme hyperactifs, ceci pour que ces enfants leurs ressemblent, et communiquent comme eux ? ...
    Tu mets les doigts où ça fait mal, Virevolte. Bien vu (je fais allusion à ta question finale).

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