samedi 4 mars 2017

Pris dans une trame dissimulée

En partant des données concernant ce qui est,
ou devrait être, aurait pu être,
c’est-à-dire en partant du monde naturel,
plaines, montagnes, forêts, déserts et océans,
comment aurait été ma vie sans toutes ces voitures ?

Ce mode de vie pétrolifère est devenu normal,
"naturel" (comme une seconde nature),
et il est maintenant impossible de penser vivre autrement.
 



Témoignage :
une personne de se retrouver financièrement en galère,
en souci au sujet de comment manger et où dormir,
et des gens de son entourage de s’inquiéter :
« comment fais-tu sans TV ? Je ne pourrais pas. »


L’excès de confort étouffe l’élan de vie,
et, apparemment, tout bon sens !

Incapable d’imaginer une autre forme de vie.
À chaque fois que je m’y suis prêté j’ai retrouvé des schémas,
idées et images, qui me ramenaient au connu et, surtout, aux interdictions.
Il est devenu impossible de vivre autrement
(qu’avec la voiture, un compte en banque, etc.)
 



Et des personnes d’être poursuivies en justice
pour avoir refusé de répandre des pesticides sur leurs terres !

Des personnes d’être poursuivies en justice
pour avoir refusé l’administration de vaccins inutiles
et potentiellement dangereux pour leur nouveau-né !

Des personnes d’être poursuivies en justice,
pour avoir secouru des migrants affamés et désappointés !

De ce que je constate autour de moi et dans les médias,
des gens se regroupent pour penser une société gérée différemment ;
néanmoins, pour l’instant, je n’y vois que des schémas rapiécés.
Plusieurs groupuscules agissent indépendamment,
sans se concerter, communiquer, se rassembler,
chaque groupe défendant ses idées, ses projets,
qui se révèleraient meilleurs que les autres.

Morcellement et lutte de pouvoirs.

Par exemple,
vouloir vivre en roulotte, avec un cheval,
est-ce seulement envisageable dans cette société ?

Vrouummm…

Quelques humains qui s’octroient le droit d’imposer leurs idées aux autres,
tout en détruisant la Terre, par derrière, sous couvert démagopaslogique.

Et la plupart des autres humains d’espérer qu’on leur dise quoi faire,
ne voulant se sentir responsable de quoi que ce soit,
ni même du devenir des enfants,
tant qu’ils ont une cage confortable et une voiture,
de l’alcool, des drogues, des films pornos,
ou des dieux à adorer, à vénérer,
et de la malbouffe plein le congélateur…

L’humain, ne réagit-il de façon sensée qu’en cas de danger
ou confronté à une situation extrême ?

Imaginer une autre existence,
à partir de ce qui est,
de ce qu’il reste de sain et avec le reste de pollué,
sans poésie, sans idéal, sans sentimentalité.
 



7 commentaires:

  1. Eric,
    Oui, on nous oblige à de schoses sans pouvoir réfléchir. Ça devient kafakaïen, surtout quand on a un bébé, cette culpabilisation permanente.
    Ça fait plus de 20 ans que je n'ai pas la télé franchement je ne saurais pas comment vivre avec.
    Chouette livre à ce sujet : http://www.babelio.com/livres/Gueraud-Sans-la-tele/212243
    @+

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    1. Toi, pas télé ?
      Toi, pas adapté !
      (Côté lecture, j'arrive plus à suivre)
      A + Thierry

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  2. Oui, je pense qu'on aurait du mal à vivre dans une roulotte, pas nous, ce sont les autres qui ne le supporteraient pas, tout comme on se supporte pas les gens qui vivent en yourte. Un joli lien :
    http://yurtao.canalblog.com/archives/2010/10/22/19403086.html

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    1. Sympa le blog (ton lien).
      "Ce sont les autres qui ne le supporteraient pas", oui, malheureusement.
      Ciao Virevolte (t'as vu, j'ai aussi quelques gouttes sur mon blog) ;))

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    2. Oui, il pleut, il pleut ... partout !
      pour revenir au lien, je crois que c'est cette personne qui a fini par être expulsée du terrain où elle vivait, le propriétaire du terrain n'avait rien contre elle au contraire, c'est le voisin qui n'a pas supporté et qui a tout fait pour l'expulser.

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  3. Un autre lien c'était en 2008 :
    https://www.dailymotion.com/yurtao

    Et puis en 2010 :
    http://yurtao.canalblog.com/archives/2010/05/31/18061863.html

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    1. Je suis allé voir la vidéo.
      J'ai relevé : cette femme dépense 50 euros par mois.
      Elle définit ainsi sa vie : "une vie de reine, pas d'esclave".
      Son mode de vie ne génère aucun impact négatif sur l'environnement.

      Il a fallu qu'elle développe un cancer (maladie, choc, ou accident)
      pour s'éveiller... et changer d'existence.
      Pourquoi cette tendance, que nous avons tous, à attendre la dernière limite du supportable ?

      Remarquable cette femme, qui doit aller de tribunal en tribunal,
      juste parce qu'elle vit sainement et avec respect,
      mais sans consommer

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