mercredi 31 mai 2017

Magie honnie

La magie reconnue implicitement par la science quantique

Je retiens deux choses, du peu que je comprends de la science quantique :
1) Un phénomène se produit d’une façon ou d’une autre selon s’il y a un observateur.
2) Un phénomène déroule une part de prévisible, de déterminable, et
une part d’imprévisible, d’indéterminable.

Plutôt que de voir le monde en Mal ou Bien,
ce qui embrouille l’esprit, rendant tout confus
– puisqu’en pensant au bien on peut répandre le mal
et en ce qui apparaît de prime abord mal peut se révéler du bon –,
nous pouvons considérer le monde comme mystérieux et calculable.

Au Mystère peuvent être reliés le hasard, la Providence,
les malchance et chance, les miracles et la magie.

L’intellect permet de calculer, construire, planifier, élaborer des stratégies,
mesurer, comparer, préparer de savants discours, contrôler, modéliser, etc.


Un peu d’histoire pour cerner la cause de la scission entre le sensible et le calculable


Dernièrement, j’ai établi un bref résumé sur les religions
duquel ressortait trois religions majeures de base, originelles :
le Védisme (en Orient), le Judaïsme (au Moyen-Orient et Occident)
et, ce qui a inspiré les précédentes : l’animisme (partout dans le monde).
Commentaire :
En Asie, les humains n’y sont ni pires ni meilleurs qu’en Occident.
Par rapport au mode de vie (général), y a des trucs mieux
et y a des trucs moins bien.
Par exemple : ce qui m’a surpris et plu consiste en la capacité des asiatiques
de concilier le matérialisme avec la spiritualité ; ils sont aussi épris que nous
de voitures et smartphones mais cela ne les empêche pas de se sentir reliés
au Grand Tout, au Mystère.
Leurs esprits parviennent à appréhender et à considérer ces deux aspects opposés
pouvant être symbolisés par ce qui apparaît de jour et ce qui agit de nuit,
ou encore ce qui se calcule et ce qui est senti, etc.

L’animisme semble être la plus ancienne façon de se sentir relié au monde.

Le judaïsme et ses dérivés, dont le catholicisme,
reposent sur la part déterminable des phénomènes ;
et les Ecrits n’ont cessé d’être revus, corrigés, censurés, réinterprétés…,
se révélant source de guerres et moyen d’entraver la population crédule.

L’animisme est manière de se connecter à la part imprévisible des phénomènes.

Le bon côté de l’animisme consiste en l’humilité
que cette approche du monde suscite en l’humain.
L’animiste craint les esprits. Cette crainte face au Mystère de la vie/mort,
mais aussi face à la Nature, avec par exemple l’esprit de la forêt,
cette crainte rend modeste et respectueux. Sens du sacré.
Ce regard sur le monde rappelle à l’humain, à chacun, qu'il est petit et éphémère.




En Occident, la religion officielle, durant près de deux mille ans,
a détourné cette crainte pour la diriger vers un prétendu Dieu barbu,
qu’il a fallu vénérer, en obéissant à de prétentieux représentants…
Puis, la science a pris les commandes, au service de l’industrie ;
se croyant maintenant toute-puissante, elle ne craint rien,
réduisant tout à du calculable-modélisable, "endettable" et rentable.

Voici quelques extraits puisés dans Wikipédia du Net sous « magie (surnaturel) ».
À part pour les titres, les mises en caractères gras sont de mon fait :
Dans de nombreuses cultures, les moyens mis en œuvre par la magie en tant que science occulte s’opposent aux religions établies ainsi qu'aux raisonnements scientifiques.
Les évolutions des connaissances scientifiques, qui donnent des explications
aux phénomènes comme la foudre, les mouvements des planètes,
ou les réactions chimiques, se sont progressivement opposés
à la croyance en la magie
.
 
Étymologie :
(…) Le mot maguš, « mage » en vieux-perse, est visible pour la première fois
sur une inscription gravée en 515 av. J.-C. à Béhistoun (…)
En perse, mag signifie « science, sagesse ». (…)
 
La magie dans le christianisme :
L'Ancien Testament rejette les pratiques magiques :
« Tu ne laisseras pas vivre la sorcière » (Exode, XXII, 18).
« Vous donc, n'écoutez ni vos prophètes, ni vos devins, ni vos songes, ni vos augures,
ni vos magiciens » (Jérémie, XXVII, 9).
La magie est assimilée aux sacrifices d'enfants par le feu, à la sorcellerie,
à la nécromancie, et attribuée aux étrangers, Égyptiens, (...)
Dans le christianisme, la magie a mauvaise réputation.
Les gouvernements, de 311 à 361, ont prohibé la magie, l'haruspicine (l'interrogation
des entrailles des victimes sacrificielles en vue de la divination), les cultes syriens.
Constantin, en 321, punit la simple connaissance de la magie, même sans pratique.
Saint Justin (Dialogue contre Tryphon), Ambroise, saint Augustin (de la doctrine chrétienne), les théologiens condamnent, en ne distinguant pas la magie des autres sciences occultes
et en y voyant un culte des démons ou une hérésie.
L'Église aussi se montre sévère. Le Décret de Gratien, rédigé aux alentours de 1140
et qui rassemble plus de 3800 textes, contient quantité de condamnations.
Selon l'Apocalypse les magiciens sont excommuniés de facto ;
ils n'ont pas accès à la vie éternelle, et vont directement en enfer.
 
Histoire occidentale :
La magie est contrôlée politiquement, elle menace l'autorité.
À Rome, la Loi des douze tables (450 av. J.-C.) sanctionne quantité d'opérations magiques,
en particulier contre les terres d'autrui. L'empereur romain Constant Ier, en 341,
interdit la magie, sous peine capitale. L'Église s'inquiète plutôt de paganisme,
hérésie, concurrence à la création divine : le concile de Laodicée (Laodicæa ad Lycum),
vers 364, dans son 36e canon, interdit aux prêtres de s’occuper de magie et de sorcellerie.
L'Église distingue les arts magiques et la magie lors du concile d'Ancyre, en 314.
Le Moyen Âge vit sur cette définition confuse du magicien par Isidore de Séville
vers 630 : « Les magiciens (magi) sont ceux qu’on désigne vulgairement sous le nom de "malfaisants" (malefici) à cause de l'ampleur de leurs méfaits. Ils perturbent les éléments, troublent l’esprit des hommes, et, sans absorption d’aucune potion, seulement par la violence de leurs incantations, ils tuent. Ils osent tourmenter grâce aux démons qu’ils ont invoqués, pour que n’importe qui anéantisse ses ennemis par ces arts mauvais. Ils utilisent même du sang et des victimes et touchent souvent au corps des morts. »
Le 4e concile de Tolède, présidé par Isidore de Séville en 633, distingue quand même
les magiciens des devins (aruspices, arioli, augures, sortilegi).
Il faudra beaucoup d'efforts, attendre le XVIe siècle pour séparer la magie
non seulement des autres arts occultes (comme la divination),
mais encore de la sorcellerie, de l'hérésie, du paganisme, de la nécromancie.
La confusion des mots s'accompagne d'une terrible répression, de censure, d'Inquisition.
En 343-381, le synode de Laodicée exige que « les membres du haut clergé
et du bas clergé ne soient pas des magiciens, des enchanteurs ou des faiseurs d'horoscopes
ou des astrologues et qu'ils ne fabriquent pas ce que l'on appelle des amulettes,
qui sont des entraves à leur propre âme. »
Dès 438, le code théodosien interdit magie, divination.
En 506, le concile d'Agde condamne les enchanteurs (les magiciens),
mais il distingue la magie de la religion et il énumère ce qui relève de la magie :
les incantations, les phylactères, les maléfices, les prodiges.
Le concile de Rome, en 721, interdit les incantations (incantationes).
En France, par édit royal de 1682, sous Louis XIV, la notion de sorcier ou magicien est supprimée : désormais l'État ne reconnaît plus que des charlatans, des imposteurs, ou des imaginatifs, des fous. ( !!!)
Merci à Louis XIV et son gouvernement pour cet édit royalement stratégique.


Que dire concernant la magie de nos jours ?

La magie s’inspire de, et agit sur, le vivant, l’âme.

L’âme est ce qui anime la matière notamment notre corps.
Un corps est mouvements permanents,
mouvements se déroulant sur plusieurs niveaux et rythmes différents ;
et y évolue également un autre monde, une vie microscopique.

L’âme pulse de vie, de mouvements multidimensionnels ;
l’âme est Mystère.

L’intellect traite les données de la matière, sans tenir compte de l’âme,
comme pour, par exemple, manipuler un lapin ou un rat de laboratoire
tel un bout de plastique, comme s’ils étaient dénués de vie propre et donc,
d’une âme et d’un esprit. Indifférence et insensibilité face au vivant.




L’animisme (comme le polythéisme) reconnaît une âme à toute forme de vie,
même à une montagne par exemple.
L’esprit calculateur, l’activité mentale, n’a aucune considération pour l’âme,
qui n’est pour sa compréhension qu’une notion immatérielle,
non contrôlable et imprévisible,
c’est pourquoi, en calculant, on en arrive à porter atteinte
à son environnement nourricier ainsi qu’aux autres formes de vie, d’intelligence.

Pour le dire autrement,
notre esprit est à la fois insensible (notamment aux autres formes de vie), calculateur,
et à la fois il est sensible, capable de compassion…
Depuis plus de deux mille ans, on nous oblige à ne développer
que la part rationnelle de l’esprit, l’insensible constructeur.
Mot d’ordre : financer son confort et prévoir la retraite.
L’autre part de notre esprit est jugée mauvaise, faible, négative, fantaisiste.

Nous en sommes arrivés à un tel point que
le calcul est en train de gommer la part magique des événements soit, l’animé, le vivant !

Tiens, comme c’est bizarre que l’animisme soit si mal considéré…

Et le monde se meurt,
pendant que nous inventons le super méga ordinateur,
et de monstrueuses machines soi-disant "intelligentes",
programmées pour détruire le vivant plus rapidement,
sous l’œil des satellites et des experts en calcul,
sans une once de remord face aux images indéniables de leurs méfaits.
Irresponsabilité et inconséquence.

Magie vs machine-à-calcul,
pour tout contrôler et maintenir les idées du passé.
Ce conflit se déroule en chacun de nous
entre les parts rationnelle et sensible de nos petits esprits cupides et suffisants.
En chacun, il y a du magique et le reste ;
reste constitué d’idées calculées, de gestes et pensées mécanico-automatiques.

Plus il y a Dieu, plus il y a diable, a écrit F. Herbert.
Plus il y a calcul, plus s’impose l’imprévisible, suis-je enclin à penser.

Nier ou rejeter la magie équivaut à oblitérer la sensibilité,
à censurer l’imagination créative,
et à nous dissocier de l’instinct soit, de notre animalité ;
c’est-à-dire à se scinder d’une part non négligeable de notre personne,
ce qui signifie que nous perdons quelque chose de nos facultés.
Je cite C. G. Jung (extrait tiré du récent « Livre rouge ») :
« (…) Le christianisme a réprimé l’élément animal. (…)
Ils oublièrent une chose
(C. G. Jung évoque la mémoire des morts qui tombèrent entre les mains du pouvoir, brisés par la violence et non par eux-mêmes) :
ils ne vécurent pas leur animal.
L’animal ne se révolte pas contre son espèce.
Regarde les animaux : comme ils sont justes, comme ils sont honnêtes,
comme ils sont fidèles à la terre qui les porte,
comme ils reviennent sur leurs parcours habituels,
comme ils prennent soin de leurs petits,
comme ils vont ensemble chercher leur nourriture
et comme ils s’attirent mutuellement vers la source.
Il n’en est pas un qui dissimule l’excédent de son butin
et laisse ses frères mourir de faim.
Il n’en est pas un qui soumette de force sa propre espèce à sa volonté.
Il n’en est pas un qui s’imagine être un éléphant alors qu’il est un moucheron.
L’animal vit avec honnêteté et fidélité la vie de son espèce
et rien de plus et rien de moins.
Celui, quel qu’il soit, qui ne vit pas son animal
ne peut faire autrement que de traiter son frère comme un animal
. (…) »

Pour appréhender la magie, il s’agit de lâcher-prise,
de taire les incessants discours intérieurs,
et de plonger au plus profond de soi,
de traverser l’océan intérieur chaotique,
en osant faire face à son(es) démon intérieur,
pour enfin découvrir son espace vierge, pur, où Mal et Bien s’unissent ;
là où se love l’enfant intérieur, l'innocent.
Là, se trouve la source de tout ;
là, agit la magie, le miraculeux.
De là se déroule notre Voie.



La magie est vibrations, ondes, mouvements,
et cela permet d’embrasser le monde naturel, son rythme, ses cycles et courants.
Il s’agit de s’abandonner au monde naturel,
et interagir avec ce qui advient…

La magie est tout ce qui a échappé à notre conditionnement,
ce qui n’est pas balisé par notre éducation ni tracé par d’autres volontés,
tout ce qui ne peut pas être formaté.

La magie amène à lire les nuages, les étoiles, les symboles, les signes.

La magie, c’est aimer la Terre ainsi que toutes formes de vie,
observer, écouter et s’écouter, voir et sentir, réagir et agir en fonction.


lundi 29 mai 2017

Finance ment

Une fine anse, inusable, entoure les consommateurs,
dont les neurones sont encombrés de calculs.

Les cons matent des sommes.
Des sommes somme toute dérisoires,
brandies telle une carotte aux esclaves obéissants,
ne supportant pas leurs semblables résistants,
qui refusent de jouer les importants,
pour préférer vivre façon cigale.




Le monde de la finance ment.

« Travaillez plus pour gagner plus »
s’écrient ceux qui tiennent la fine anse,
leurs visages porcins rougis de soleil et d’alcool,
leurs nez irrités par la poudre du diable,
leurs bites enflammées par le viagra.

La fine anse étrangle la Terre,
prise en otage par des experts.

Tuer, anéantir le vivant, dégrader la qualité de vie,
torturer pour se renseigner sur les travers des opposants,
en préparant des congrès très chics durant lesquels, en tête à tête,
ils réfléchissent à comment s’enrichir davantage, et plus rapidement,
même s’ils ne parviennent plus à soulever la masse alourdie d’espoirs,
mais délestée de son pouvoir d’achat. Anxiogène.

La fine anse robotisée se resserre autour de la masse,
serre les esprits et sert une liberté de suivre le conforme,
emprisonnant les rêves, pressurisant les âmes, coupant les langues,
modélisant les comportements et asséchant les cœurs.

Philosophie de vie :
des chiffres, des dettes et bénéfices,
et des idéaux numérisés, modélisés, à rentabiliser.

Qui tient la fine anse ?





vendredi 26 mai 2017

Grossièretés au féminin

À plusieurs reprises,
en croisant de jeunes demoiselles,
j’ai entendu « … ça me casse les couilles … »
ou encore, « … j’en ai plein les couilles … »
Je précise qu’elles étaient entre elles,
pas d’homme autour d’elles.

Oui, j’ai été choqué, tant de grossièretés dans de si jolies bouches.

Je m’en suis remis tant bien que mal et, après avoir longuement réfléchi,
étant l’ami des femmes, plus féministe que certaines fhommes,
j’ai pensé à un lexique de termes grossiers féminins.

Pour vous, Mesdames,
parce que vous valez plus qu’une paire de couilles,
pour vous aider sur la voie de l’indépendance et de l’émancipation,
lorsque vous êtes agacées, vous pourrez vous écrier :

- ça me bouche le vagin ;

- ça me noue les trompes ;

- ça me secoue les ovaires ;

- ça me fait tomber les seins ;

- ça me fait tourner le lait ;

- ça me dessèche le con ;

- le con de mon con ;

- etc.


Vous avez le choix maintenant. 

😜

mercredi 24 mai 2017

Pareil mais en mieux

Remarque : vont suivre trois exemples de situation où il s’agit de capter la dynamique qui en ressort,
sans s’accrocher aux mots. Cette dynamique est le changement.

Une mise en situation fictive :
mettons que je décide de consulter car me trouvant trop timide ;
si mon objectif consiste à ne rien changer de mon quotidien,
tout en devenant plus audacieux,
cela ne mènera qu’à plus de confusion, de conflits intérieurs,
de tensions, de nécessité de contrôle, de discipline et de consignes, etc.
Lorsque je désire un mieux, je dois en accepter tout le changement inhérent
qui s’opérera en conséquence et à mesure de mon entreprise, de mes actions,
car une chose en entraîne une autre, toujours.
Tout est interdépendant, que ce soit à l’extérieur comme en nous-mêmes.
En améliorant un aspect de ma personnalité (par exemple),
c’est, par conséquent, tout mon mode de vivre qui va en être chamboulé,
ainsi que ma façon d’être et d’entretenir des relations.
Ou sinon, si je ne veux pas que mon train de vie et mes habitudes changent,
il ne me reste plus qu’à accepter ma timidité et à faire avec,
car elle est ma façon de supporter mon quotidien dans ce monde (des humains).
Rêver, désirer ou vouloir un changement, généralement pour du mieux,
sans évaluer la situation ni remanier ce qui est en place,
s’avère tout simplement insensé, contre-productif, inintelligent, vain.

Sans faire de la place, on empile, tasse pour entasser, surcharge, etc.
Pour faire de la place, il faut détruire, en laissant le superflu, l’inutile, etc.
Imaginons que nous tricotions un pullover ou tissions un tapis, par exemple.
On tricote, tricote, de plus en plus mécaniquement, en mode automatique,
néanmoins, de temps en temps, on s’arrête afin de porter attention à l’ensemble,
pour se rendre compte de la progression de l’ouvrage,
et pour évaluer, estimer, s’il progresse en ordre ou s’il y a un défaut.
En cas de défaut, on défait l’ouvrage,
pour le moins jusqu’au ratage provoquant une discordance ;
puis, on reprend depuis le valable ou sinon, on recommence tout.
Le mouvement, la dynamique est la suivante :
si besoin, on déconstruit, puis on reconstruit mieux.

Cette dynamique opère à tous les niveaux,
c’est le principe de la vie/mort.
C’est la fonction de la mort, celui de régénérer la vie.

Il s’agit de comprendre, avec cet exemple de tricot,
que la destruction (ou mort ou déconstruction, etc.) est inévitable, inéluctable,
tout du moins jusqu’au défaut repéré ;
car, autrement, en continuant l’ouvrage, au final,
il ne me plaira pas ni ne me satisfera (notamment à cause du défaut).

Le mouvement sain va ainsi de l’observation,
puis, si besoin, à la destruction du superflu (consistant à désorganiser ou défaire,
trier et jeter, vider l’eau du bain en récupérant bébé avant, etc.),
puis à la créativité (ou non) et à la poursuite de l’élan, de l’activité.

Observation, estimation, action…
Je trouve que Tmor nous en offre un bel exemple (sur son blog),
par son activité artistique des collages :
(comme je l’imagine) il détruit, découpe des magazines,
des textes et des images, occasionnant de la sorte du désordre,
un chaos de bouts de papiers (oh, et dire que le magazine était si joli),
ensuite, après « avoir vidé sa tête »,
Thierry construit, crée une affiche expressive à partir d’un bordel de mots et d’images.
Sans destruction (les magazines, dans l’exemple de Tmor,
ainsi que des pensées lui traversant l’esprit « il se vide la tête »),
pas d’espace pour la créativité, ni pour la nouveauté ni pour un simple changement.


Exemple "d’ouvrages" non, jamais (depuis ma naissance), remis en cause :
- L’Ordre des médecins, leur façon de pratiquer les soins, leur toute-puissance,
ainsi que l’industrie pharmaceutique, les vaccins, etc.
- L’industrialisation (générale). En 2016, à Davos, "ils" ont décidé d’entreprendre
la « quatrième révolution industrielle », tout en machines et ce,
sans demander l’avis du peuple ni se soucier de qui seraient les prochains présidents.
- La hiérarchie, son système. Non seulement, nous ne déconstruisons pas,
mais les étages s’élèvent de plus en plus, avec les prérogatives qui vont de pair,
laissant la misère et les injustices gangréner les étages du bas, la base.
- Le pouvoir et l’immunité que procure l’argent,
avec ses effets secondaires comme la corruption, l’arrivisme, la compétitivité, etc.
- Notre manière d’entretenir des relations et de communiquer.
- Etc.


Nous espérons du mieux, un changement, plus de justice et d'équité ?
Commençons par tout mettre à plat, en déconstruisant-détruisant ce qu’il y a lieu,
notamment ce qui est superflu et/ou qui dysfonctionne, qui se révèle malsain…

Voilà ce que représente un changement.

La Nature nous enseigne cela,
mais nous luttons contre Elle,
en la détruisant,
afin de la modéliser, de la rentabiliser,
et, au final, nous annihilons le vivant.
C’est dément, non ?

Certains idéalisent de vivre longtemps,
ils luttent contre la mort, le vieillissement, etc.,
alors que, pour ce faire, pour parvenir à cet objectif insensé,
nous avons laissé ravager la planète et tuer plus de 50 % des autres animaux,
terrestres, marins et aériens (à cette heure, le chiffre doit avoir augmenté) !!

Plus on lutte contre la mort et/ou la nécessaire déconstruction de nos vanités,
plus nous gâchons nos existences, à tous, au sein de cette Terre,
de Sa Nature dont nous sommes les produits.

Névrose, démence, psychose,
tout sauf du sensé et sain.

Il est vain d’espérer un mieux,
tout en continuant son train-train,
raccrochés à ses petits bénéfices et plaisirs…

Conclusion :
nous, la majorité, plus de 65 % des français ne veulent pas d’un changement.
Et, comme nous ne voulons pas remettre en question notre société,
ses institutions, lois, principes, dirigeants, prétendu sens de l’ordre, etc.,
comme nous ne voulons rien laisser de notre confort
et de nos habitudes qui consomment-polluent,
ben, nous continuons à détruire le vivant,
plus rapidement et de façon plus performante, radicale,
en rêvant d’une sixième Constitution mieux que les précédentes.

Et vogue la galère, pour encore des siècles et des siècles ;
enfin, tant qu’on trouvera de quoi boire et manger,
si on ne meurt pas asphyxié ou irradié…

Vroummmm… AdrénalineVroum, vrouuuummmmm


mardi 23 mai 2017

Du cynisme

En ce jour (janvier 2016, suite à une publication),
je ne me sentais pas tranquille avec le terme de « cynique ».
Pourtant, j’étais sûr de moi, l’ayant lu dans plusieurs livres, même de prix Nobel.
Mais quelque chose me titillait l’esprit. Quoi ?
J’ai fini par prendre le dictionnaire et, oh, stupeur et tremblements,
de me découvrir peut-être plus cynique que je ne le pensais !

Définition du dictionnaire (histoire que nous parlions le même langage),
la mise en caractères gras est de mon fait :
1. D’une école de philosophes grecs qui professaient le mépris des conventions sociales
pour mener une vie conforme à la nature.
 
2. Qui ignore délibérément les convenances.

J’ai pensé que, de nos jours, le cynisme n’est assimilé qu’à la seconde définition.
C’est ainsi que je l’entendais jusqu’ici, à quoi j’aurais ajouté :
ne respecte pas les autres, développe un esprit égocentrique, retors, etc.

Pas satisfait, je suis allé sur Wikipédia du Net et, ouf,
me voilà rassuré. Il y est écrit (entre autres) :
Sens contemporain
Au sens contemporain, le cynisme est une attitude ou un état d'esprit
caractérisé par une faible confiance dans les motifs ou les justifications
apparentes d'autrui, ou un manque de foi ou d'espoir dans l'humanité.
Il est parfois considéré comme une forme de lassitude fatiguée,
mais aussi comme un mode de critique ou de scepticisme réaliste.

J’ai pris le livre « Philo de base », pour rechercher les origines du cynisme.
Le terme cynique vient du mot grec « kuôn », chien, (…)
Il daterait d’environ 444 avant Jésus-Christ !
Métaphoriquement, le cynique aboie contre l’hypocrisie
et le snobisme de tous les puissants,
et mord à belles dents les baudruches tant de la superstition

et du conformisme, que de la prétendue science et du plaisir.
Le cynique ne s’encombre pas d’un bagage inutile,
il se libère de toute cette démangeaison folle de richesses, honneurs, (…)

Il se suffit à soi-même, mesurant son appétit
à l’immédiateté de la satisfaction la plus simple.
(…)

(…), portant besace où contenir le strict nécessaire,
le cynique se porte lui-même en marchant où ses pas le conduisent,
car rien ne le retient, ni femme, ni enfants, et encore moins la patrie
dont les lois l’indiffèrent, lui, le cosmopolite.
Pourquoi d’ailleurs irait-il perdre sa sagesse pour se rendre utile aux sots
et participer à leurs folies, alors qu’ils sont esclaves de leurs passions
et des fadaises qui farcissent leur âme, esclavage intérieur pire que tout autre ?
Commentaire : pour les personnes connaissant l’arcane majeur le Mat du Tarot (de Marseille),
cet énoncé du cynisme est tout-à-fait surprenant, paraissant décrire l'image du Mat !
(…)
Contre le faux-semblant de la culture, les désordres de la société,
les mystifications en cascade qu’elles entraînent, le cynique ne cessera d’« aboyer ».
Pour une vie authentiquement naturelle, libre, (…),
le cynique ne cessera de témoigner par sa vie même.
« La vertu est avare de mots ; le vice, lui, bavarde sans fin », clamait Antisthène.
On lui demandait ce qu’il enseignerait à son fils. Antisthène répondit :
« La philosophie, s’il doit vivre en compagnie des dieux,
la rhétorique, s’il vit avec les hommes. »
À propos de Diogène :
Voyant un jour un enfant boire au creux de sa main, il brisa son écuelle, disant :
« Cet enfant m’apprend que je conserve encore du superflu. »
Quelqu’un le blâmait d’être pauvre. « Misérable ! lui dit Diogène, tu as pourtant vu
bien des gens accéder à la tyrannie à cause de la richesse,
mais jamais à force de pauvreté. »

La fin de la définition de cynisme a été purement et simplement supprimée,
ce qui en résulte que, maintenant,
le cynisme contemporain désigne l’opposé du cynisme antique !
(Puisque, selon moi, il devient impératif de reprendre contact
avec la seule norme que nous ayons tous : la Nature ;
or, les cyniques actuels non seulement s’en fichent total de la Nature,
mais ils s’acharnent à la détruire, pour la modéliser et la rentabiliser…)

Je ferai attention dorénavant lorsque j’utiliserai ce terme,
qui me plaît, dans sa définition originale, antique.

Je reste avec ce sentiment que nous avons ôté la moelle, la substance, le sens,
de tant de choses et mots, au fil du temps.
Il nous faut être vigilant à tout, de nos jours.





lundi 22 mai 2017

Un nouveau monde

François Bourgeon est auteur et dessinateur de BD.
Par l’intermédiaire d’une de ses héroïnes, il nous clame une évidence,
qui met du temps à devenir claire et effective dans nos esprits :



Soyons sincères avec nous-mêmes :
avons-nous vraiment envie d’un changement ?

Un changement ne pourrait se produire qu'à la suite de l'anéantissement de ce qui fut
dans nos têtes, idées et ambitions, comme dans nos entreprises à travers le monde,
et ceci pour laisser de la place à ..., un espace de créativité pour … autre chose.

J. Krishnamurti, de quoi avons-nous besoin, tous, sur cette planète,
qu’est-ce qui nous aiderait à assainir les relations, entreprises et affaires humaines ?
Une conscience et une morale totalement nouvelles sont indispensables
à l’avènement d’un changement radical au sein de la culture
et des structures sociales actuelles.
C’est une évidence, pourtant ni la gauche, ni la droite,
ni les mouvances révolutionnaires n’ont l’air de s’en inquiéter.
Les dogmes, les formules, les idéologies, quelle qu’en soit la nature,
font partie de notre vieille conscience passée ;
ce sont des élaborations d’une pensée qui fonctionne de manière fragmentaire
– en politique, la droite, la gauche et le centre en sont l’illustration.
Cette activité parcellaire entraîne inévitablement des effusions de sang
orchestrées soit par la droite, soit par la gauche, ou bien elle mène au totalitarisme.
Telle est la situation dont nous sommes témoins.
Nous voyons la nécessité d’un changement sur le plan social, économique et moral,
mais les réponses émanent de cette vieille conscience
qui laisse à la pensée le rôle principal.

Le désordre, la confusion et la détresse qui sont le lot de l’humanité
font partie du paysage de cette vieille conscience, et,
faute d’y apporter de profonds changements, toute activité humaine
– qu’elle soit d’ordre politique, économique ou religieux –
ne nous poussera qu’à une destruction réciproque
et à l’anéantissement de la planète.
C’est l’évidence même pour tout être sensé.
Il faut être soi-même sa propre lumière.
Cette lumière est la seule et unique loi : il n’en existe pas d’autre.
(…)
Être soi-même sa propre lumière, c’est s’être dégagé des structures mêmes de la pensée.
Au sein de cette lumière, il n’y a place que pour l’agir,
de sorte que jamais l’action ne peut être contradictoire.
La contradiction n’existe que lorsque cette lumière est dissociée de l’action,
lorsqu’il y a clivage entre l’acteur et l’action (…), entre l’observateur et l’observé.
Tout idéal, tout principe n’est qu’un processus mental stérile,
et il ne peut coexister avec cette lumière – l’un est la négation de l’autre.
(…)
Seule compte la perception lucide, qui se confond avec l’action.
C’est à travers vos yeux que doit se former cette vision, non à travers ceux d’un autre.

Pour autant que nous ayons un défi, humain, social, à relever,
et même individuel, et maintenant écologique (urgemment),
cela vaut la peine de méditer sur ce point de vue de J. Krishnamurti, non ?


dimanche 21 mai 2017

Des cartes au placard

Du moment où je pense,
un décalage se crée entre soi et le monde naturel, vivant.

Pendant que « moi-je » est, dans ses pensées,
un autre-en-soi soupire dans l’ombre.


 
Je pense donc je suis, double, contradictoire et en conflits permanents.

Je pense donc je suis, en souffrance, de me retrouver fragmenté.

Plus « moi-je » se veut conforme, droit, poli, instruit et cultivé,
plus l’autre-en-soi devient avide, antisocial, misogyne et vicieux.

Névrose. Mal-être, insatisfactions, compensations et déceptions.

Je pense donc je suis, un conglomérat de nœuds mnémoniques douloureux.

Je pense donc « je » suis.
Est-ce à dire que « moi-je » se met à exister quand je pense ?

Ego existe lorsque je pense et calcule mon intérêt, en me refaisant une beauté,
tout en lisant de la poésie, sur un air d’opéra. Extase mentale.

Je pense donc je suis, en état d’exaltation, en train de m’égarer,
en suivant les pas de modèles, dans les fragments labyrinthiques des esprits qui,
eux aussi, pensaient qu'ils étaient (supérieurs et importants pour l'histoire du monde).

Je pense donc je suis, un idéal du moi conçu selon des images pré-formatées,
pensée dans un système à idées compartimentées et hiérarchisées.

Je pense donc je suis, aveugle et sourd
à ce qu’il se passe d’important en moi comme autour de moi.

Je pense donc je suis, parvenu à l’abomination industrielle.




Je continue de penser donc je continue d’être, un générateur de conflits,
ainsi que de problèmes toxiques, intérieurs comme extérieurs.
Et je construis un monde insensé, à mon image, virtuel et violent.

Je pense donc je suis celui qui détruit le vivant.

Je pense donc je suis,
en veillant à ce que mes enfants pensent comme je suis.
Et l’école fut créée,
pour apprendre aux enfants à penser que leur ego doit devenir compétitif,
tout en ayant pensé-prévu-décidé, démocratiquement, d’un système punitif
pour sanctionner leur part scindée hurlant tel un loup désespéré un soir de pleine lune.

Je pense donc je suis, soumis aux idéologies et croyances,
tantôt celle-ci, tantôt celle-là,
me considérant tel un rebelle de penser à une sixième Constitution.

Je pense donc je suis, en train de laisser mourir ma flamme intérieure.

Je pense donc je suis à la lettre les Ecritures et les lois arrêtées,
pour tenir les pauvres et bourgeois, ainsi que leurs démons intérieurs ;
lois pensées par ceux qui pensent qu’ils sont à même de décider pour tous,
parce que, eux, ils savent, qu’ils pensent mieux que les autres.

Je pense donc je suis, en train de m’enfoncer dans l’ignominie.




Moins je pense, plus j’éprouve ce que je suis.

Ne pensons pas, vivons…


samedi 20 mai 2017

Ne dis rien

La lumière fut et illumina le paradis.

Puis, le verbe fut,
ce qui produisit la confusion dans les esprits.
Et les ténèbres de se répandre…

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

Je te sens.

Tu ne parles pas et pourtant,
j’entends,
ce qu’exprime ton corps, son mouvement,
ton air, ta gestuelle, et ton regard.
Tout de toi est communication.

Climat de confiance.

Tu dis,
que peuvent les mots ?
Soit les mots limitent,
soit ils mentent.
Les mots créent des malentendus.
Chacun entend les mots à sa façon,
selon son intérêt du moment.

Je réponds, n’en parlons plus.
Le langage n’est que commentaire,
et de commenter nous retient en arrière.
Parler accapare l’attention, détournée à chercher des mots,
au lieu d'embrasser pleinement ce qui continue de se dérouler.
Parler décale de la Réalité mouvante,
et fait perdre de l’énergie et des informations.
Baisse de l’intensité.

Produit du passé,
la mémoire engendre les pensées,
et les mots inlassablement répétés.

Les mots peuvent-ils être créatifs ?

Les actes peuvent l’être.

Tu ne dis rien.
Ton visage irradie.

Je ne dis rien, me sentant plein,
rempli de chaque instant.

Tu me prends la main.

Contact.

Impossible d’expliquer ce que j’éprouve.

Respiration ample.

Boum, boum… boum...

Je vis et te sens vivre.

Tu le ressens également,
ce frisson intérieur, vibrant avec douceur et chaleur.

Pulsation mêlant nos deux énergies,
que nous éprouvons comme une.

Avancer,
l’esprit dégagé,
sans mot dire.





jeudi 18 mai 2017

De la prescience

Introduction : des termes galvaudés, vidés de toute substance.

Les effets de mode touchent aussi les sciences dites parallèles.
Par exemple : en ce moment, c’est la mode des médiums.
Les gens, consommateurs à œillères suivant le courant des modes,
recherchent des médiums pour répondre à des demandes...
entrant dans le cadre de la voyance et de la divination !
... ?

Il est important de distinguer un médium d’un voyant.

Je rappelle qu’un médium communique avec des personnes décédées, ou plutôt avec leurs esprits.

Voici les définitions officielles issues du dictionnaire de la langue française (édition de 1995).
Le supplément est issu du dictionnaire Hachette (2008) :
* Médium : 1. Personne qui, selon les spirites, peut communiquer avec les esprits
et servir d’intermédiaire entre eux et l’humanité.
 
* Voyant : B. 2. Personne qui a ou prétend avoir le don de seconde vue.
Voyante extra-lucide.
(Supplément) : Personne qui prétend voir le futur ou le passé.

De nos jours, voyance et médiumnité deviennent des termes fourre-tout, vides de sens.

Il existe deux types de voyance, deux procédés :
- la voyance sans support (flashs, visions par le toucher ou par l’audition, etc.)
- la voyance avec support (cartes, pendule, runes, boule de cristal, etc.)

En divination, en s’aidant d’un support,
les voyants peuvent émettre des probabilités concernant l’évolution des choses,
mais uniquement des probabilités.

Aux soi-disant voyants et médiums qui induisent des suggestions à leurs clients !


Demandes insensées de nombreux clients.

La plupart des personnes qui consultent prétendent vouloir connaître leur avenir.
Elles demandent de la divination, ce qui nous amène à la « précognition »
ou prescience, traitée plus avant dans ce propos.
Toutefois, sans se l'avouer, elles n'espèrent qu'un coup de baguette magique
qui réglerait leurs problèmes et aussi, un peu de réconfort et d'être rassurées.

En ce moment, il y a de la demande en ce domaine,
c’est pourquoi beaucoup de voyants (autoproclamés)
et, maintenant, de médiums (autoproclamés),
prétendent deviner le futur ou détenir la solution à nos difficultés !




J’ajoute ici une méthode utilisée par de nombreux "voyants et médiums" actuels :
la PNL, qui est l’abréviation de Programmation Neuro-Linguistique,
qui est une forme de communication servant notamment à influencer
une personne ou un client, un patient, ou un groupe.
La PNL a été conçue pour se pratiquer dans le cadre d’une psychothérapie
ou d’un coaching. L’un de ses "outils" est la suggestion.
Cette approche prête à controverse,
certains spécialistes considérant la PNL et ses pratiquants comme sectaires.
N’importe qui ayant été formé à cette technique efficace peut influencer autrui ;
c’est-à-dire que la PNL permet de manipuler l’autre notamment par des suggestions
et inductions (induire une idée ou un sentiment ou un comportement à quelqu’un, à son insu).
Plusieurs des soi-disant voyants et médiums officiant notamment par téléphone
ont acquis des notions de base de PNL (qu’ils le sachent ou non),
et ce afin de "tenir" ou accrocher les clients le plus longtemps possible, ce qui rapporte des thunes.


Voyance ou clairvoyance ?

Voyons la définition de « clairvoyance » :
Pénétration d’esprit, lucidité, perspicacité.
C’est bref !
Je retiens « pénétration d’esprit »,
et pense qu’il s’agit de davantage que la « lucidité ».

Voici ce que j'ai trouvé à ce sujet sur Wikipédia du Net :
La clairvoyance englobe la rétrocognition (connaissance du passé)
et la précognition (connaissance du futur), mais certains les distinguent.
Elle ne comprend pas la télépathie. (…)
Elle n'est pas reconnue par la communauté scientifique.

La clairvoyance fait peur, et paraît inquiéter les autorités.
Ceci explique, peut-être, la définition laconique concernant cette notion.

À défaut de précisions officielles, j’ajoute mon point de vue :
la clairvoyance peut être reliée à une perception particulièrement aiguë et fine des situations.
Un clairvoyant voit au-delà des apparences.
La clairvoyance est non seulement lucidité par rapport à l’aspect matériel,
concret, des phénomènes (ce que les caméras peuvent filmer, par exemple),
mais également par rapport à l’aspect subtil des événements,
imperceptible pour la plupart d’entre nous (qui n’y prêtons aucune attention) ;
c’est-à-dire qu'elle est une extra-lucidité portant sur la forme des événements
tout comme sur ce qui se déroule dans le fond.
On peut dire qu’un clairvoyant voit ce qui reste dans l’ombre.
Il perçoit et sent des "choses" ou aspects cachés, tus, ignorés,
parfois semi-conscientisés, voire restés inconscients.
Et je rejoins la définition du dictionnaire
puisqu’il est effectivement question de « perspicacité » ainsi que de discernement :
une perspicacité à discerner dans la confusion du monde, comme en chacun de nous,
entre le bon grain et l’ivraie, l’essentiel et le superflu, le ténébreux et le lumineux, etc.

Un clairvoyant est bien ancré dans le présent
et ne se soucie pas forcément du passé ni de l’avenir,
puisque tout est là, ici et maintenant ;
néanmoins sa perception des plus sensibles l’amène à saisir le passé
et à estimer les possibles conséquences des démarches actuelles.

Plus on perçoit l’essence des choses, ce qu’il se passe dans la trame de fond,
plus on élargit son niveau de conscience,
autant d’un côté que de l’autre, que devant et derrière,
qu’en bas et en haut, que dedans et dehors (de soi).

(A mon avis) la clairvoyance est affaire de conscience :
plus la conscience s’éveille et s’élargit, plus on devient lucide et sensible.
À en devenir clairvoyant.
Plus que de lucidité, il s’agit d’une hyper lucidité ou « extra-lucidité ».
On peut parler également d’ouverture d’esprit (au sens de mental)
devenant Esprit (au sens d’intelligence supérieure à la norme).

Comme pour l’intuition, chacun peut faire preuve, à un moment ou l’autre, de clairvoyance.

En résumé, il apparaît que la "vraie" voyance implique le fait d’être parvenu à la clairvoyance,
ce qui sous-entend un travail sur soi notamment de connaissance de soi ;
ou sinon, d'avoir le don.
La clairvoyance ne s’apprend pas dans des manuels
et nul ne peut l’inculquer, tout au plus guider un bout de chemin.

La méditation, le silence intérieur, stimule cet état d’hyper lucidité.


Concernant la mythique prescience.

Définition de « prescience » :
Connaissance d’événements à venir, du futur.
Il semble (à ma connaissance) que quelques rares personnes parviennent
à voir ou à sentir notamment un prochain décès ou une maladie grave.
Nos auras se transforment avant que la faucheuse ne passe,
ce qui permettrait à ces personnes de voir cela à l’avance.
Autrement, officiellement, la précognition n’est avérée que sur trois minutes !
Pas possible de deviner le futur au-delà de trois minutes.
Réfléchissez : s’il existait des personnes capables de prescience,
ce seraient les gouvernements et les militaires qui les emploieraient en premier lieu.
Imaginez un moment le pouvoir d’une personne presciente
dans les affaires et la politique que mènent les divers Etats mondiaux…




Pour aller plus avant sur le sujet de la prescience,
j’ai recopié des extraits de romans de Frank Herbert :
Lire dans l’avenir est un acte harmonieux de l’être.
En d’autres termes, prédire est une conséquence naturelle du présent.
(…)
Mais un tel pouvoir ne saurait être utilisé à partir de buts précis.
La prescience ne saurait servir des desseins. 
Le présent est une vague et aucun des fœtus qu’elle porte ne sait où elle va. 
Dans l’oracle, il n’existe ni cause ni effet.
Les causes y deviennent des courants, des confluents, des points de jonction.

Pour quelles raisons est-ce si difficile, impossible, de prédire l’avenir ?
Je rappelle la part indéterminable des phénomènes.
Et F. Herbert de poursuivre :
(…) Assurément, connaître l’avenir soulève une foule de questions
qui ne peuvent être résolues dans les limites des hypothèses traditionnelles,
à moins que l’on n’imagine d’abord de projeter un Observateur hors du Temps
et en second lieu d’abolir tout mouvement.
Si l’on accepte la Théorie de la Relativité,
on peut prouver que le Temps et l’Observateur
doivent rester en repos l’un par rapport à l’autre,
sans quoi des inexactitudes interféreront.
Cela semble vouloir dire qu’il est impossible de s’engager
à une prédiction exacte du futur. 
Mais alors, comment expliquer la quête prolongée
de cet accomplissement visionnaire par des savants respectés ?

Réfléchissons deux minutes, avec sincérité :
aurions-nous vraiment envie de connaître le futur,
tout ce qui va se passer cette prochaine année, par exemple ?
(…) une connaissance trop parfaite de l’avenir
équivalait à être prisonnier de cet avenir,
sans la moindre possibilité de changement.
La prescience est une chose puissante et subtile.
L’avenir, c’est ce qui commence maintenant.
L’avenir demeure incertain, et ainsi doit-il être
car il est la toile sur laquelle nous peignons nos désirs.

Voici une mise en garde adressées aux néo "voyants et médiums" :
Être voyant au pays des aveugles, cela comporte bien des risques.
Si l’on essaie d’interpréter ce que l’on voit pour le bénéfice des aveugles,
on a tendance à oublier que les aveugles, par leur cécité même,
sont animés d’un mouvement inhérent.
Ils sont comme de monstrueuses machines lancées sur des trajectoires bien définies.
Avec leurs vitesses, leurs fixations propres.
Les aveugles me font peur.
Ils peuvent si aisément broyer ce qui se trouve sur leur chemin.

Comment expliquer le succès de certains "voyants et médiums" ?
Les gens veulent toujours quelque chose de plus qu’une joie immédiate
ou que ce sentiment plus profond qu’on appelle le bonheur. (…)
Ce « petit quelque chose » exerce un pouvoir décuplé
sur ceux qui ne savent lui attribuer un nom
ou (comme c’est le plus souvent le cas) ne soupçonnent même pas son existence.
La plupart des gens ne réagissent qu’inconsciemment à de telles forces cachées.
De sorte que nous n’avons plus qu’à concevoir un « petit quelque chose »
bien étudié et à lui donner une forme et une définition acceptables

pour qu’on nous suive comme un seul homme.

F. Herbert va jusqu’à décrire le processus et l’état d’esprit nécessaire à la prescience :
Nous ne sommes pas en présence d’un nouvel état de la matière
mais d’une relation nouvellement établie entre l’esprit conscient et la matière,
qui nous offre une vue bien plus approfondie du mécanisme de la prescience. 
L’oracle se projette un univers interne afin de mettre en évidence
de nouvelles probabilités extérieures à partir de forces qui ne sont pas bien comprises.
Il n’est pas indispensable de comprendre ces forces
pour les employer à façonner l’univers physique.
Les anciens orfèvres et forgerons n’avaient pas besoin de connaître les complexités moléculaires et submoléculaires du fer, du bronze, du cuivre,
de l’or
ou de l’étain qu’ils travaillaient.
Ils avaient inventé des puissances mystiques pour expliquer l’inconnu
tandis qu’ils continuaient à se servir de leurs forges et de leurs marteaux.

Il existe, selon cet auteur, un lien entre les états de transe, la prescience ou l'oracle, et la prophétie.
Ces pratiques comportent des dangers :
L’état de transe prophétique n’est comparable à aucune autre expérience visionnaire.
Ce n’est pas un retrait par rapport à la brutale exposition des sens
(comme pour beaucoup d’états de transe)
mais une immersion dans une multitude de nouveaux mouvements.
Toute chose est mouvement. 
Au sein de l’Infinité, le pragmatisme ultime et la prise de conscience intégrale
mènent en dernier lieu à la certitude sans faille que l’univers se meut par lui-même,
qu’il change et que ses lois changent,
que rien ne saurait demeurer permanent ni absolu à travers tant de mouvement,
que les explications mécaniques d’un phénomène quelconque
ne sauraient avoir de valeur que dans un espace bien circonscrit et que,
une fois les barrières abattues,
les vieilles explications s’écroulent
et se dissolvent,
emportées par les nouveaux mouvements.
 
Les choses que l’on voit dans ces transes ont un effet dégrisant, dévastateur souvent.
Elles exigent un effort extraordinaire pour conserver une personnalité intègre et,
malgré cela, ne manquent pas de vous transformer profondément
au sortir de l’expérience.

Concernant le rôle des voyants et médiums :
leur fonction ne consiste nullement à prédire le futur,
mais à guider le client vers sa vérité et, par conséquent, vers la Réalité.
(…) Mais le meilleur prophète est celui qui vous conduit au rideau
et l’écarte lui-même un instant pour vous laisser regarder.

Un fait indéniable pour expliquer la vanité de vouloir connaître le futur :
Dans tout mon univers, je n’ai rencontré aucune « loi de la nature »
immuable et inexorable.

Cet univers ne nous offre que des relations changeantes
qui sont parfois perçues comme des lois par des consciences à courte vie.
Ces ensembles de sens charnels que nous dénommons le « soi »
sont des éphémères flétris par l’éclat de l’infinité,
fugacement conscients de certaines conditions provisoires
qui confinent nos activités et changent en même temps que celles-ci.
S’il faut que vous donniez un nom à l’« absolu »,
utilisez son nom propre : « Provisoire ».


mercredi 17 mai 2017

Se prendre en charge


Rêve de paix ?
Besoin d’amour ?
Envie de légèreté ?

Marre des conflits et de la violence ?

Tout ce qu’il se passe à l’extérieur n’est que le reflet de nos contradictions mal gérées.

Que chacun commence à identifier, puis à se confronter à ses propres clivages intérieurs.

La plupart d’entre nous,
soit n’en a pas conscience (de cet état de conflits intérieurs),
soit espère qu’en mettant de l’ordre autour d’eux,
cela aidera à mettre de l’ordre à l’intérieur d’eux-mêmes !

En les êtres, conflits ; dans le monde, conflits.

En les êtres, désordre ; dans le monde, désordre.

Il est temps de mettre de l’ordre… en chacun de nous.




lundi 15 mai 2017

Susceptibilité

L’un des grands obstacles à la communication entre individus
provient de la susceptibilité de chacun.

Comme Don Miguel Ruiz* l’a écrit :
« la plupart des humains réagissent tels des écorchés vifs ».

Lorsqu’on se retrouve à fleur de peau, dans certaines situations,
la susceptibilité nous fait réagir et répondre :
soit de façon agressive ou brutale,
soit de façon inappropriée.

Don M. Ruiz* propose de convenir d’un accord à passer avec soi-même :
« ne pas en faire une affaire personnelle »
concernant ce qu’il se passe et se dit autour de soi.

Voici une mise en situation fictive se déclinant en deux possibilités :
1) Quelqu’un nous blesse en faisant une remarque. Dans cette situation,
il s’agit de se rappeler que sa remarque, juste ou fausse, à l’offenseur,
résulte de sa vision du monde, de ses idées, croyances, etc.
Il faut comprendre que la remarque vaut pour cette personne uniquement.
Exemple : une personne me dit que je suis brutal.
Cette remarque réfléchit son mode de penser et son approche des choses ;
peut-être le suis-je pour elle dans ce contexte (ou peut-être pas),
mais dans un autre contexte, en présence d’autre(s) personne,
peut-être ne le suis-je pas, brutal. 
2) Nous supposons (croyons) que quelqu’un nous a blessé, volontairement ou non,
et tant que nous n’aurons pas vérifié, nous ne devons pas en tenir compte ;
c’est-à-dire que, dans cette situation, c’est à nous-même de gérer la susceptibilité,
qui met en avant notre vanité reposant sur une fragilité ou une défaillance…
Il s'avère donc nécessaire de saisir au mieux l’intention de l’autre :
a-t-il voulu m’offenser ?
Si oui, volontairement ou non ?

Bien-sûr, au cas où l’autre nous aurait intentionnellement offensé,
il s’agit de considérer que c’est souvent en réponse au fait qu’il se soit, lui aussi,
senti offensé ou contrarié par l’une de nos remarques ou par notre comportement.
Ce type de rapports ne produit qu’incessantes disputes si chacun reste à fleur de peau,
sans capacité introspective notamment de remise en question.

En relation, il est important de ne pas rester sur des suppositions* :
- soit on ne les considère pas, en notre intériorité,
en ayant conscience que ce ne sont que des hypothèses, une probabilité ;
- soit on les vérifie, en questionnant l’autre par exemple.

En restant susceptible, on n’avance pas, on ne "grandit" plus ;
et en relation, on reste sur ses gardes, sur la défensive,
prêt à mordre et à lancer du venin émotionnel,
tout en se sentant profondément insatisfait.

Il faut partir de l’idée que l’on a tendance, la plupart du temps, à mal interpréter,
ou de travers, l’expression des autres (d’où l’importance de vérifier nos suppositions).

La susceptibilité crée des interférences dans la relation,
et cette attitude tend à censurer l’expression d’autrui notamment du ressenti ;
et cet autre ne peut tout simplement plus être spontané,
puisqu’il doit faire attention à ce qu’il exprime,
pour ne pas titiller la susceptibilité de son interlocuteur.

La susceptibilité représente un frein, une limitation à la communication.

Exprimer sincèrement ses ressentis et points de vue,
sans volonté ni intention de nuire à quiconque,
s’avère sain, constructif, et ce, pour chacun ;
néanmoins, à cause de notre immaturité affective et émotionnelle,
la plupart du temps, la plupart d’entre nous réagissons sur la défensive,
prêt à attaquer ou à contre-attaquer à la moindre contrariété.

Nous ne devrions jamais être offensé par la vérité,
même quand elle fait mal.

Frank Herbert

Si on réfléchit, on devrait en arriver à se poser des questions du type :
qu’est-ce qui se sent offensé, en moi-même ?
Qu’est-ce qui a été touché, où, à quel niveau ?

Il me semble évident que, souvent, ce qui est blessé en nous c’est l’amour-propre, l’ego,
l’image idéalisée du « moi-je » que l’on tente de maintenir, voire d’imposer à autrui,
ce qui révèle une défaillance de l’estime de soi
ou, au contraire, une inflation de l’ego (cf. le calcul psy de P. Diel) ;
pour le dire autrement, cela nous renvoie à notre fragilité
et aux choses non résolues de notre histoire personnelle.

Quand on se prend trop au sérieux, se rappeler que :
nous ne sommes que poussière de poussière,
notre existence est aussi éphémère que celle d'un papillon
.

Afin de parvenir à un meilleur discernement,
il vaut mieux prendre de la distance sur les événements,
ainsi que sur son « moi-je ».

Au fil du temps, en parvenant à réagir de façon détachée,
on renforce son estime de soi, et on se sent moins « écorché »,
comme si notre peau s'était solidifiée, renforcée,
durcie (on peut rester sensible et s’enrober d’un cuir protecteur).

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Note et lien

* Don Miguel Ruiz est l’auteur notamment des 5 accords toltèques
ainsi que de la maîtrise de l’amour (livre dans lequel il traite des « écorchés vifs »).

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dimanche 14 mai 2017

Vieillir avec l'espoir de guérir

Lorsqu’une personne âgée, de plus de 70 ou, selon, 80 ans, développe des troubles,
n’est-ce pas un phénomène normal, naturel, inéluctable ?

Cette question, qui n’en est pas une tant elle est absurde,
nous concerne tous, pauvre ou riche, blanc ou noir.

Une personne âgée développe un cancer,
une autre la maladie d’Alzheimer, etc.,
à partir d’un certain âge, quelle importance les diagnostics ?

Quel sens cela représente-t-il de s’acharner à vouloir… quoi ?
Que la personne rajeunisse ?
Retrouve sa mémoire de jeunesse ?
Guérisse d’un cancer ou autres ?
Alors qu’elle sait pertinemment qu’elle va inévitablement
développer des maux inhérents à la dégénérescence,
au vieillissement, à l’usure des os, des organes, du système nerveux, etc.,
ou subir un arrêt cardiaque ou un AVC, d’un moment à l’autre.


 

Chacun de nous sait bien que la faucheuse n’épargne personne,
d’autant lorsqu’on a atteint un certain âge.
À partir de quel moment, ne devrions-nous pas plutôt accompagner la personne
à se préparer à mourir le plus dignement possible, avec le moins de souffrances possible ?

Se pose l’incontournable question de l’euthanasie.

Comment se fait-il que ce sujet soit tant tabou (en France) ?
Pour quelle raison, une personne très âgée ou malade, ne peut-elle pas choisir de mourir ?

À quelle fin cet acharnement médical ?
Et, à qui profite ce mode de faire ?

Un exemple :
lorsqu’une personne de plus de 70 ans perd la mémoire,
et que les spécialistes s’acharnent à vouloir en déterminer la cause,
examens, IRM, scintigraphie, etc.,
que laisse-t-on espérer à la personne concernée ainsi qu’à ses proches ?
Est-ce sain de laisser croire à l’impossible, avec l’espoir d’une guérison qui,
à partir d’un certain âge et de l’état du corps, ne veut plus rien dire ?

Soyons sincères avec soi-même : nous espérons gratter quelques mois, années,
et, surtout, que les proches se donnent "bonne conscience",
alors que la plupart des vieux sont stockés en maisons de retraite,
sans visite de leurs proches en question, qui laissent agir les docteurs.

Et il faut faire marcher la machine, la machine industrielle.
La machinerie politico-sociale a investi des sommes astronomiques
pour fabriquer des machines, qu’il s’agit maintenant de rentabiliser.

Tant d’argents, de temps et d’efforts à produire du vain et des déchets concrets !
Alors que tant de gens souffrent la misère ou les guerres…

Tant d’acharnement à détruire notre environnement naturel, le vivant,
tout en rêvant d’exister plus de 300 ans, sain et jeune,
avec toute notre mémoire (de ce que nous avons malmené et ravagé ?)

Incohérence.
Têtes à l’envers, monde à l’envers.

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Liens
* Les colonisateurs de colons
* Machines cherchent patients
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jeudi 11 mai 2017

Machines cherchent patients

Avec une proche souffrant de troubles de la mémoire,
nous attendons dans la salle d’attente.

Elle ne voulait pas aller consulter, « la dernière fois, ils ne m’ont rien fait ».
- « Ils tentent de poser un diagnostic, c’est pourquoi tu as cette impression »,
ai-je expliqué, en tentant de me convaincre moi-même.

Une femme vient nous chercher, jeune, moins de quarante ans,
l’air plutôt sympa et décontracté.
Nous la suivons.

Nous entrons dans son bureau.
Elle nous montre où nous assoir.

Elle s’assied en face de nous,
nous regarde chacun, avec un léger sourire,
« voilà, je suis le docteur », nous annonce-t-elle.

… (silence)

Aurais-je dû faire une révérence, un baisemain, un Ô  et me sentir un moins que rien ?

À partir de ce moment, j’ai eu l’impression d’avoir affaire à une représentante
voulant nous vendre des services et des produits.

« Il faut qu’elle fasse une IRM », dit la docte docteur,
en regardant les deux résultats d’IRM effectués en 2015 et 2016,
qui ne signalaient rien de pathologique ou de défectueux !

« Mais ce n’est pas anodin ces machines, et elle en a fait plusieurs,
nous préférons éviter qu’elle en fasse chaque année
», ai-je expliqué.
« Son état peut changer en six mois, il faut qu’elle en refasse une », réplique-t-elle
en rebondissant sur une information que je lui ai transmise cinq minutes avant !

Je ressens les symptômes de la colère, tension au ventre…
Respirer, ne pas s’énerver.

« Ce que je comprends, c’est que vous ne savez pas ce qu’elle a,
vous vous sentez aussi impuissante que nous
», lui dis-je.
« Quel métier faites-vous ? », me demande-t-elle.
« Je ne vois pas le rapport », ai-je répondu, surpris, d'un ton cassant.
« Pour l’instant, je ne vois pas les symptômes ni d’Alzheimer ni autres,
il faut poursuivre et refaire une IRM
», répète-t-elle inlassablement.
« Nous avons décidé, tous ensemble, qu’elle ne retournerait pas
dans cette machine
», ai-je clamé, agacé.
« Alors nous ne pourrons pas savoir ce dont elle souffre, je ne peux rien faire d’autre.
Vous a-t-on contacté pour qu’une personne passe à son domicile
afin de lui faire travailler la mémoire, 15 séances payées par la sécu, et blablabla ? »


La précision des séances remboursées m’a fait grincer des dents.

La proche de répondre : « je ne veux pas ».
Moi : « je ne peux pas l’obliger ».
Le docteur : « bon, tant pis pour vous ».

Et le docteur de revenir sur la nécessité d’une autre IRM,
en précisant que si ça ne donnait rien, elle demanderait un "traceur scintigraphie"
(je ne me souviens pas du terme qu'elle a employé mais c'est ça, selon ma recherche sur le Net,
c'est-à-dire l'injection d'un produit radioactif dans le corps avec le suivi de son évolution
en plaçant le patient dans une machine).

Elle n’a pas tenté d’autre approche ni de considérer l’éventualité
que la ou les causes ne proviennent peut-être pas uniquement du cerveau,
puisque les IRM sont ok.

Médecine chinoise et tibétaine : trois pouls et une vision holistique de la personne. 
Médecine occidentale : un pouls, puis une fixation uniquement sur le symptôme,
en le détachant complètement du reste du corps ainsi que de l’affect,
et en faisant fi de la personne, de ses observations par exemple.

Je n’en pouvais plus, constatant un manque d’écoute consternant,
de l'entêtement et une façon de retourner mes informations pour nous convaincre
"d’acheter" des produits parce que nous n’avions pas d’autre choix,
elle, le docteur est allé jusqu’à nous culpabiliser de refuser cette Xème IRM !
Je lui ai dit que nous y réfléchirons avec le médecin généraliste,
« au revoir Madame », et nous sommes partis.

?

Dans la voiture, ma proche de dire :
« tu vois, ça ne sert à rien, je t’avais dit que nous venions pour rien ».

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Lien
* Les colonisateurs de colons

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mercredi 10 mai 2017

La fin d'un monde

Fouillant dans mes vieux e-documents,
j’ai relu le texte qui suit, publié sur un autre blog il y a plus de quatre ans.
Plus que jamais d’actualité, après quelques retouches et ajouts, le voici :


Qu’est-ce que le monde ?
Comment définir cette notion si vaste, à la fois commune et à la fois si personnelle ?



« Nous sommes ce que nous pensons. Avec nos pensées, nous bâtissons notre monde »,
aurait dit Siddharta Gautama. Autrement dit, à chacun son monde ;
c’est-à-dire qu’au niveau subjectif chacun d’entre nous évolue dans son propre monde,
chacun voyant et pensant le monde à sa manière.
Néanmoins, au niveau objectif,
chacun de nous partage un monde semblable que nous appelons Réalité.

Chacun de nous doit faire, composer, avec ce monde tangible, solide,
constitué de matières, d’obscurité et de lumière.

Il y a donc une Réalité et les réalités, celles de chacun d’entre nous.

De nos jours, il devient de plus en plus difficile, voire impossible,
de devenir ce que nous pensons car une réalité s’est imposée, celle des finances.
Même les dernières ethnies préservées de l’Amazonie (par exemple)
ne peuvent plus échapper à ce projet mondial qui dévaste l’environnement*.

Puisqu’il y a une Réalité, une appréhension semblable du monde,
cela sous-entendrait, en toute logique, qu’une majorité d’entre nous
aient rêvé-pensé le monde de manière semblable.
Mais est-ce bien le cas ?

Je n’évoque pas ici l’aspect naturel du monde avec ses océans, ses forêts, ses étoiles, etc.
Je parle du monde tel que l’humain le construit.
Le monde dit civilisé, avec des banques, d’innombrables compagnies d’assurances,
des industries pharmaceutiques, pétrolières et autres,
les lois, la hiérarchie, le pouvoir et l’immunité que procure l’argent, etc.

Le monde est ce qu’il est, disent certains.

En y pensant plus profondément, si chacun de nous peut concevoir son monde,
qui définit les contours et les règles de la réalité commune ?

Notre Réalité me semble être le produit de quelques-uns, tel un rêve issu de quelques subjectivités.
Et la plupart d’entre nous participent à l’évolution de ce monde, bon gré mal gré.




Se pourrait-il qu’une minorité, une poignée d’humains, ait modelé ce monde
tout en parvenant à imposer leur manière de penser à la majorité d’entre nous ?

Une autre question émerge : qu’est-ce qui fait que la majorité des humains
se laissent entraîner dans le rêve du monde d’une poignée d’individus
se révélant mégalos, cupides, capricieux, sans conscience ni bon sens ?
Comment expliquer une telle emprise ?

Et, surtout, comment s’en défaire ?

Essayez donc de vivre décemment sans carte de paiement ni Internet.
Même en s’efforçant de penser le monde autrement, nous ne pouvons que subir et faire avec celui-ci.
Des auteurs nous ont mis en garde, depuis longtemps. Par exemple avec les livres
Le meilleur des mondes (Aldous Huxley, 1932), Ravage (Barjavel, 1943),
ainsi que les récents films Brazil (Terry Gilliam), Matrix (les frères Wachowsky),
Dark City (Alex Proyas), Avatar (James Cameron), etc.
Tous ces auteurs ont vu et dénoncé, à leur façon, la mise à mort du vivant, de l’aspect magique
et sensible du monde et ce, pour servir la cupidité et la délirante soif de puissance de certains.

On nous amène à voir le monde d’une certaine manière,
ce qui profite outrageusement à une poignée d’individus, appréciant sûrement le jeu des échecs.
Reconnaissons qu’ils jouent astucieusement, diaboliquement même.
La reine du jeu actuel devenant le jeune et brillant E. Macron.

Nos ancêtres sont perçus aujourd’hui comme des barbares illettrés, animistes ou polythéistes.
Ces derniers vénéraient notamment notre planète Terre, en La considérant comme la Déesse-mère.
À bien y penser, sans Terre il n’existerait pas d’humain, n'est-il pas ?
Étaient-ils plus intelligents que nous, nos ancêtres ?

Aujourd’hui, nous maltraitons les produits naturels de la Terre,
nous envenimons les sols et nappes phréatiques,
nous ravageons les forêts, les campagnes, et tuons les (autres) animaux.
Qui de nos ancêtres ou de nous apparaissent comme les plus barbares au final ?


Aujourd’hui, nous ne vénérons plus rien, ne respectons plus rien.
Enfin si, il s’agit de rester objectif : nous vénérons l’argent.
Et nous envions les privilèges de ceux qui en ont.
Point barre.
Plus de héros courageux et plein d’honneur, de sens de la justice et de la bravoure ;
plus de modèle de bonté, de générosité et de sagesse, etc.
Nous n’avons plus le sens du sacré et il n’y a plus d’éthique.

Je crois que chacun de nous sait, sent, que notre monde réel s’engouffre et s’asphyxie.
Il n’y a qu’à constater l’engouement des médias et de la population
à chaque annonce de fin du monde.
Pour quelle obscure raison déduisons-nous que la fin du calendrier Maya annonce la fin du monde ?
Peut-être bien que, au plus profond de nous-mêmes,
nous savons que ça ne peut plus durer comme ça longtemps...
Un jour ou l’autre ça va péter, prophétie Maya ou non. Cela semble inéluctable.
Il y a trop de déséquilibres et d’injustices, trop de souffrances contenues,
de frustrations et de non-dits, trop d’excès et de démesures.
Trop de rêves mauvais, pervers, égocentriques, psychotiques.

Le monde est donc une Réalité commune que nous devrions partager.
Mais dans les faits, plus du ¾ d’entre nous subissent, d’une façon ou d’une autre,
une réalité qui fait jouir moins de ¼ d’entre nous. Quel gâchis !

Le plaisir n’est intense que s’il est partagé.

Evidemment, nous ne pourrions pas vivre des milliards de réalités différentes.
Il faut bien une réalité commune.

La question qui surgit, en partant de l’hypothèse qu’une poignée d’individus aient pensé ce monde :
qu’est-ce que les puissants décideurs nous préparent ?
Comment projettent-ils l’avenir (qui semble leur échapper) ?

Une question plus vitale émerge : qui encadre les puissants décideurs de ce monde ?
Qui leur signale leurs erreurs de jugement et de comportement ?
Qui veille à leur bonne santé psychique et au bon sens de leurs actes et décisions ?
Qui s’en porte garant ?
Qui les surveille ?

Plus l’on se trouve au bas de la pyramide hiérarchique du monde,
plus l’on est contrôlé, surveillé, soumis à des règles et sanctions stricts et sévères.
Mais qui contrôle et surtout, tempère, ceux qui occupent les sommets des pyramides ?

Personne.

Ni la justice humaine ni les gouvernements ne peuvent les réfréner.
Rien, ni personne, ne peut les arrêter dans le fonctionnement actuel du monde.
Que faire contre quelqu’un possédant plus de 70 milliards de dollars comme fortune personnelle ?

Ils deviennent des dieux humains,
puisque ces richissimes intouchables restant dans l’ombre des médias
peuvent agir absolument comme bon leur semble,
quel que soient leurs caprices ou désirs, pour le meilleur et le pire.

Ce sont eux les architectes de notre réalité,
qui ne m’apparaît pas du tout commune, de moins en moins.

En résumé : notre monde actuel, notre réalité commune,
semble le produit des volontés de richissimes personnages.
Ces décideurs ont instauré un système hiérarchique d’autorité selon un modèle de pyramide,
ce qui les place (à la pointe de la pyramide) à un niveau que je qualifie d’intouchable.
Ils se prennent pour des dieux.

Nous les confortons dans cette idée qu’ils sont des dieux.

Et nous obéissons, en laissant notre pensée connectée à nos Smartphones,
pendant que nos rêves se diluent sur la toile du Net.

Vivement demain, avec la réalité augmentée…

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Note

* Depuis une trentaine d’années, en Amazonie, un des chefs, Raoni,
tente courageusement de réveiller le bon sens général,
« avant qu’il ne soit trop tard » a-t-il clamé désespérément ces derniers temps,
au travers d’entretiens télévisuels qui se sont déroulés en Europe (en 2012)
.
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lundi 8 mai 2017

Religion en dogme, conflits

Il est dit qu’il existe cinq religions officielles :
le judaïsme, le christianisme, l’islam, le bouddhisme et l’hindouisme.

Il se trouve qu’en revenant à l’origine des civilisations, à ses racines,
la première religion pensée et écrite en Asie serait le Védisme.
L’humain étant ce qu’il est, avec son esprit double, ambivalent,
(attiré autant par le Mal que par le Bien, pour faire bref),
des schismes se créèrent entre les pratiquants,
ce qui eut pour conséquence de scinder le dogme en deux bras majeurs :
le bouddhisme et l’hindouisme (ou brahmanisme).
Ces schismes furent conséquents aux différences d’interprétation des Textes
ainsi qu’à la façon de procéder, de les appliquer au quotidien, de se discipliner.
(Rappel : bien que certains Etats en font une idéologie politique,
le bouddhisme est plutôt une philosophie, une voie, qu’une religion-dogme,
puisque la visée en est l’Eveil. Siddhartha Gautama signifie « l’éveillé ».
Bouddha désigne l’état d’Eveil, et non pas un Dieu).

Ainsi, en Asie, à la base, une religion fut écrite.


Au Moyen-Orient, en Afrique Centrale-Nord et en Occident,
je rappelle que le(les) premier Texte fut écrit notamment par les Phéniciens et les Hébreux.
Sous nos cieux, la première religion monothéiste, écrite et officielle, est donc judaïque.
Comme en Asie, survinrent bisbilles, disputes, désaccords entre les pratiquants,
et plusieurs "corps disciplinaires" se formèrent.
Avec nos mots d’aujourd’hui, on dirait que,
en plus des schismes au sein de la religion juive officielle,
des sectes se sont également formées, notamment celle des Esséniens.
Les Esséniens seraient donc des Juifs ayant voulu pratiquer autrement.
Jésus aurait été initié par les Esséniens, avant, pendant ou après, s’être intéressé au judaïsme.

Si vous suivez ce raisonnement schématisé, simple et concis du passé,
le christianisme – l’Eglise catholique et son second Testament –
résulte d’une reformulation manipulée du judaïsme antique,
le tout reposant sur une pratique inspirée des Esséniens (le baptême, par exemple)
qui, eux-mêmes, s’inspiraient, en plus des Ecritures, du culte de Mithra,
des connaissances des antiques Egyptiens, ainsi que des cultes animistes
(par exemple : les sculptures de Demeter et de vierges, enceintes ou allaitant,
symbolisaient la Terre au printemps).

Je rappelle que l’Islam n’a été écrit qu’au VIIème siècle après Jésus-Christ,
soit : longtemps après ces événements.
L’Eglise catholique, créée au IIème après J-C, devenait puissante.



Les musulmans étaient donc, à l’origine, de religion juive, comme les chrétiens,
ou sinon ils évoluaient dans le vaste champ des animistes ou polythéistes.

Moyen-Orient et Occident n’ont donc, à la base,
qu’une seule et même religion, pensée et écrite : le judaïsme.
Et il s’est produit le même phénomène qu’en Asie :
schismes, re-schismes, re-re-schismes… l’emprise des Romains…
Luttes de pouvoir, de « qui a raison et qui sait mieux que les autres ».

En résumé :
à l’origine, dans le monde, il n’y a que deux religions écrites et reconnues,
le Védisme en Orient (Inde) et le Judaïsme en Occident et Moyen-Orient.


Il est intéressant de relever que, autant dans le Védisme que le Judaïsme antiques,
Dieu y est décrit comme étant Incréé, Informe, Immatériel,
c’est-à-dire, si vous saisissez, qu’il est vain d’en parler ou d’écrire à Son sujet.
Dieu évolue hors notre entendement.
Le reste n’est qu’argumentation, contre-argumentation et manipulation d’idées.

Et il nous faut considérer également la troisième façon de se relier,
celle-ci bannie, méprisée, crainte et persécutée par les religions officielles :
l’animisme (et tout ce qui, de près ou de loin, s’y rattache).



Il m’a paru important que chacun en ait conscience, se le rappelle :
trois façons de se relier au Mystère,
dont deux façons qui sont devenues diverses idéologies-sources de conflits,
et une façon répudiée, qui se pratique néanmoins dans les coulisses.

Toutes ces guerres depuis plus de 2'000 ans ont été vaines, inutiles,
et se révèlent, sur le plan spirituel, du niveau d’âge mental
d’enfants se disputant en cours de récréation scolaire.

Voilà ce qu’il advient lorsqu’on s’accroche à des idées établies,
en voulant les défendre et les imposer à autrui.

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

Aux religieux pratiquants d’une Eglise ou secte :
vous souhaitez vous sentir proche de Dieu ?
Allez vous promener en forêt ou à la montagne, seul(e).
Respirez profondément, faites le vide en vous, laissez filer les pensées,
et appréciez l’environnement par tous vos sens, extérieurs et intérieurs…
Maintenez votre pleine attention sur ce qu’il se passe. Respirez.
Éprouvez l’œuvre de Dieu qui palpite, pulse, à chaque instant
(que nous détruisons pour vouloir modéliser* et posséder des voitures).
Dans vos Textes Sacrés, il est question d’un Dieu virtuel mort,
néanmoins possessif et exigeant, enflammant les passions, aliénant l’esprit.

Pour se sentir relié, pas besoin d’Ecriture ni d’idée (des autres), surtout pas,
ni besoin de la tutelle limitante d’une autorité autoproclamée "supérieure",
prétendant savoir ou avoir entendu ce que pense et veut Dieu (!)
Soit Dieu ne peut pas intervenir directement dans Sa Création,
soit Dieu délivrerait son message à tout le monde,
et non pas uniquement à une poignée de cupides
qui en profite pour imposer leurs desiderata, en tirant toute la couverture à eux…



Dieu est vie.
Il ne peut pas être contenu dans des mots et des idées qui limitent
et deviennent non-vie, tels des images ou un film de cinéma.
Croyez-vous vraiment que Dieu puisse être défini une fois pour toute dans une Bible ?

Si la vie est mouvement, comment pouvez-vous penser, un seul instant,
que Dieu puisse être statique et toujours le même ?
En voulant arrêter les choses, même d’éventuelles vérités (périmées),
on en oublie de contempler l’œuvre de Dieu en perpétuel changement-création
et, pire, notre âme s’en éloigne. Névroses et, par moments, psychoses.

En voulant que Dieu soit écrit ou prophétisé une fois pour toute, nous le renions,
en nous rendant aveugle et sourd à Ses vibrations.

En agissant comme nous le faisons, en ravageant tout,
c’est Dieu même que nous défions,
avec la folle prétentieux de Le soumettre !

Je vous laisse maintenant imaginer la scène : une puce défiant un éléphant…

En ne regardant que les formes, on en oublie de voir le fond.

En ne considérant que les apparences, on ne capte pas la luminosité de certains.
Des êtres lumineux, il y en a, ici, partout, en ce moment-même.
Ils n’ont pas besoin de « réalité augmentée »*, eux,
ni de l’autorité des déments éru(cte)dits voleurs,
qui prennent et arrachent, torturent et tuent.
Même l’or est une idée : nous avons décidé que l’or valait beaucoup,
et les charognards retors d’en entasser le plus possible…
Pour certains Natifs d’Amérique, avant les conquistadors,
c’étaient les plumes de certains oiseaux qui valaient beaucoup.

Des idées, des croyances, une manipulation retorse des idées et croyances,
saupoudré d'un conditionnement pour l’adhésion à ces idées et croyances.
Et la sivilisation fut.

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Lien 
* Sur le site Reporterre est paru un entretien (~20 min.) d’où il ressort clairement un schisme
cette fois au sein de la communauté scientifique (ce n’est pas nouveau, mais le clivage
devient maintenant important) divisant nettement ceux pour le progrès technologique
contre ceux qui craignent une dérive, une aliénation générale.
Selon mon point de vue, de cet entretien ressort le véritable combat
qui se déroule dans le monde entier, quels que soient les présidents élus.


Message à Virevolte :
si tu écoutes cet entretien, tu entendras, vers la quatorzième minute,
que ta fille a été fort inspirée avec son sujet « légotomie »,
puisque la personne parle de « légos… modélisés »
;)


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