mercredi 25 octobre 2017

Limites du pacifisme

Pour donner suite au texte précédent « contenir les résistants par la non-violence »,
prenons un exemple basique, simple,
pour relever les limites de la non-violence
(se mettre en situation, la visualiser, la ressentir) :
Une personne se trouve trop proche de moi (intrusion dans ma sphère intime)
et, en plus, elle me marche sur le pied.
La réaction spontanée, instinctive,
consisterait à lui dire quelque chose comme :
Aïe, dégage ou, si l’on s’efforce à la gentillesse,
aurais-tu l’amabilité de bien vouloir reculer, s’il te plaît ? 
En ayant quelques soucis de relations intelligentes, constructives,
voire en disposant de quelques notions de CNV (Communication Non Violente)
ou de la technique de Carl Rogers (relation d’aide) ou autres (notamment la PRH),
la réaction pourrait être exprimée par quelque chose comme :
tu me marches sur le pied (c’est un fait et non pas une accusation) ce qui me fait mal
(exprimer son ressenti sans accuser l’autre de quoi que ce soit).
On peut même ajouter quelque chose comme :
le fait que tu sois si proche m’indispose, m’intimide, me met mal à l’aise, etc.

Si la personne ôte son pied et recule = mission accomplie, reçu 5/5.
Et je respire mieux, me sens mieux.

Maintenant,
si la personne n’ôte pas son pied (écrasant le mien),
et que j’aie appliqué les techniques de relation intelligentes,
que faire ?

La laisser me piétiner,
au risque qu’elle écrase aussi mon second pied ?

NB un fait navrant :
lorsqu’une personne dénuée de conscience nous sent faible, non réactif(ve),
alors qu’elle abuse de nous d'une quelconque façon, sciemment ou non,
elle en viendra, une fois ou l'autre, à abuser de nous à nouveau,
et elle le fera chaque fois avec plus d'aplomb, voire de cruauté.

En résumé :
dans un premier temps, il serait important d’utiliser
des techniques de communication intelligentes.
Pour moi, c’est une évidence.
Cependant, si l’autre partie reste hermétique à la négociation
en imposant sa présence ou son idée ou son opinion,
je pose à nouveau la question : que faire ? Comment réagir ?

Voilà les limites du pacifisme et de la non-violence.

La CNV et autres techniques de relation devraient être apprises à l’école.
Néanmoins, la « bonne volonté », la gentillesse, l’empathie,
l’attitude non-violente, etc., ont leurs limites.
Face à un(e) tyran, un autoritaire, un psychorigide ou un dément,
ces techniques, une approche de communication intelligente,
ne donnent aucun résultat favorable, sinon pour le tyran.

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Liens
 
* Au-delà... de l'enfer
* Vilenie, péril

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7 commentaires:

  1. Eric,
    Tout à fait. Les limites de la méthodes sont là. Pragmatisme et confrontation à la réalité non ralliée à la cause. C'est important d'en être conscient. Au cas par cas, pas à pas.
    Thierry

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    1. Chi va piano, va sano (italien)
      A + l'ami

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  2. Etre "marcheur" ou être "marché" ?

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    1. Marcheur... au pied mâché.
      A + Loqman

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  3. Tout le contraire de la religion catholique, ne pas tendre l'autre joue ! ;)
    j'ajouterais aussi : " ne pas être le dindon de la farce" ou " être gentil mais pas poire !" ;)
    Euh...j'ai cru voir qu'on parlait de marcheurs... alors pour rire encore, un célèbre marcheur :
    https://youtu.be/RDTxeY7akNA

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    1. C'est D. Quinn qui a raison, Vi : "coup pour coup" reste la meilleure politique, lorsque ni la gentillesse ni la comm intelligente ne fonctionnent...

      :)) Si j'ai bien compris, on gave les oies et les richissimes se gavent également.
      Tout cela me gave grave ♫ ♪ ♫ ♪
      ;))

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    2. Je me suis un peu trompée dans mon comm, je ne sais pas pourquoi j'ai parlé de marcheur, c'est insoumis qu'il fallait écrire ! :D
      Oui, ça me gave grave aussi ! ;)

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