vendredi 24 novembre 2017

Se désenvoûter

Peut-être vous demandez-vous pourquoi une rubrique « initiation » ?

Je pense que plus nous serons à ouvrir les yeux, à nous réveiller,
mieux ça ira, dans ce monde.
Et aussi, que les "choses" se rétabliront d’elles-mêmes.

Esprit du colibri.
Je suis tel un colibri qui va chercher des gouttes d’eau
afin d’éteindre ce terrifiant incendie qui s’est allumé…*

Je le fais pour ceux(les) ayant vraiment envie de changer pour du mieux-être,
pour davantage de bon sens, d’Intelligence et de joie de vivre, ensemble.

Certain(e)s saisiront, d’autres partiellement, d’autres rien du tout.

Pour comprendre cette initiation, il faut s’en imprégner.
Puis :
laisser reposer (au lieu de se casser la tête à vouloir saisir intellectuellement).
Au fil des jours, voir ce qu’il en reste (de l’enseignement) et surtout,
s’observer et observer autour de soi afin de vérifier, par soi-même,
la justesse (ou non) du propos.
Garder l’esprit critique mais disposé à apprendre.
Venir relire régulièrement, en y portant le plus d’attention possible,
et en se demandant « qu’est-ce que je ressens en lisant cela ? »
« Quel est mon sentiment à ce sujet ? », « qu’est-ce que j’en pense ? », etc.

Tenir compte du fait qu’il faut du temps pour que les choses se mettent en place,
surtout si ces choses bousculent notre train-train, nos croyances et certitudes.

A méditer :
L’homme peut naître,
mais pour naître il doit d’abord mourir,
et pour mourir il doit d’abord s’éveiller.
Ou alors, dit autrement :
Lorsque l’homme s’éveille, il peut mourir ;
lorsqu’il meurt, il peut naître.

– G. I. Gurdjieff


Le conte qui suit explique notre état, notre situation,
à chacun, où que ce soit sur cette planète (à méditer) :
Certain conte oriental parle d’un très riche magicien
qui avait de nombreux troupeaux de moutons.
Ce magicien était très avare.
Il ne voulait pas prendre de bergers,
et il ne voulait pas non plus mettre de clôture
autour des prés où paissaient ses moutons.
Les moutons s’égaraient dans la forêt, tombaient dans des ravins,
se perdaient, et surtout s’enfuyaient à l’approche du magicien,
parce qu’ils savaient que celui-ci en voulait à leur chair et à leurs peaux.
Et les moutons n’aimaient pas cela.
À la fin, le magicien trouva le remède.
Il « hypnotisa » ses moutons
et leur suggéra tout d’abord qu’ils étaient immortels
et que d’être écorchés ne pouvait leur faire aucun mal,
que ce traitement était au contraire excellent pour eux et même agréable ;
ensuite le magicien leur suggéra qu’il était un « bon pasteur »,
qui aimait beaucoup son troupeau,
qu’il était prêt à tous les sacrifices pour lui ;
enfin, il leur suggéra que si la moindre chose devait leur arriver,
cela ne pouvait en aucun cas leur arriver dès maintenant, dès aujourd’hui,
et que « par conséquent » ils n’avaient pas à se tracasser.
Après quoi le magicien mit dans la tête de ses moutons
qu’ils n’étaient pas du tout des moutons ;
à quelques-uns d’entre eux, il suggéra qu’ils étaient des « lions »,
à d’autres qu’ils étaient des « aigles »,
à d’autres encore qu’ils étaient des « hommes » ou qu’ils étaient des « magiciens ».
Cela fait, ses moutons ne lui causèrent plus ni ennuis, ni tracas.
Ils ne s’enfuyaient plus jamais, attendant au contraire avec sérénité
l’instant où le magicien les tondrait ou les égorgerait.

– G. I. Gurdjieff
____________________________________________________________

Lien
* Le blouf nous bouffe : une vision de cet "incendie" par Pierre Bordage.
(Dès le premier paragraphe, la dernière phrase traite de l'être...

En bref, le "blouf" s'en prend à l'être des personnes)
_______________________________________________________

2 commentaires:

  1. Eric,
    Très intéressant ce conte rapporté sur les moutons hypnotisés. On a vraiment à apprendre des contes traditionnels, de l'oralité.
    Thierry

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, bien plus à apprendre que des programmes et applications...

      Bon w-e (chargé, me souviens-je) Thierry

      Supprimer