vendredi 30 mars 2018

Concordance d'événements (+ 18 ans)

31 mars, dernier jour de la trêve hivernale.

Le grand jeu du Monopoly va reprendre.

Période de Pâques.

Pâques tombe parfaitement, cette année.


L’Eglise décidât que tel dimanche de chaque an
marquerait (je n’ose écrire fêterait)
le jour de la sacro-sainte crucifixion,
qui était censée « sauver nos âmes ».

Des doutes soudains m’assaillent de tous côtés
– tels des éclairs foudroyant mon ciel intérieur orageux –
au sujet d’une éventuelle évolution de nos âmes depuis 2018 ans ?


Il se trouve que dimanche prochain, 1er avril,
« poisson d’avril »,
sera le jour de la lessive de nos âmes.

Il se trouve que dès dimanche prochain,
« poisson d’avril »,
les zadistes de Nantes risquent à tout moment de se voir expulsés,
par la force si nécessaire.

Et le ministre de l’Intérieur de se demander, avec un air sérieux :
« Dimanche, sacrifier les zadistes » ?


Symboliquement,
cette concordance de dates et d'événements apparaît … ?
Troublante ?


Du coup, cela m’a inspiré :
je pense lancer une pétition pour …
un retour à la pratique de la punition par la crucifixion.

Je propose des crucifixions filmées 24h/24,
passant en direct, « live », à la TV
et sur les divers réseaux sociaux du Net.

On pourrait, par exemple, commencer par crucifier
les empêcheurs de tourner en rond,
et autres opposants à l’Autorité Bétonneu$e.

Le crucifié, si souhaité, pourrait témoigner de son agonie.

Je me demande combien de temps mettrait à mourir un crucifié du XXIème siècle ?
Est-ce qu’il mettrait autant de temps à crever que nos ancêtres ?

J.-C., sauf erreur de ma part, a tenu trois jours.
(Comment qu’il faisait pipi et caca ?
Sa croix devait être dégueu. Burk !
)

Je me rends compte qu’au moment même où j’écris ces âneries,
J.-C. agonisait déjà sur sa croix, la souillant de son sang.

Z’avaient pas encore de webcams à l’époque, dommage.


Sanctions,
à plein de sanctions je nous souhaite d’assister,
pendant que nous dégustons nos œufs.
Miam





jeudi 29 mars 2018

Au coeur du minéral


Onde et particules,
vibrations et matière,
lumière et formes solides.

Intelligence sensible.

*

Règne minéral,
vibrations basses,
émissions lentes.

Longévité de la matière.

Au cœur d’une montagne,
point de lumière.

De l’eau pure,
des cristaux,
et … ?

* * *

Merlin l’enchanteur n’est plus,
s’étant incorporé dans un cristal de quartz,
alors que son esprit éthéré file les étoiles.

Pour notre plus grand malheur,
Merlin est déçu des humains,
nous avons failli.

Merlin se meurt,
vacillant et perdant ses forces.

La terre se craquelle,
les arbres se recroquevillent,
les animaux se font rares.

La plupart des humains ne le réalise pas,
accrochés qu’ils sont à leur petite non-vie,
pourtant misérable, lassante et déprimante.

Tels de monstrueux gnomes et trolls,
ils continuent de "travailler",
c’est-à-dire de détruire le vivant,
sous les ordres d’obscurs inconnus
qui leur rendent la vie impossible
dans des villes immenses
où tout est bétonné.

Vrouumm...

Certains résistent,
refusant ce leurre nommé "progrès".

Le monde vivant n’est pas une équation.

La vie est souffle, respiration, émotion.

Ne sentez-vous pas le souffle du dragon ?

* * * * * *

Ré-énergisé, ressourcé, transformé,
au cœur du minéral, Merlin se réveille.

Voyez le nombre croissant de gens qui reviennent à l’essentiel,
prêts à en découdre, à aller en prison, à se battre,
pour que cesse l’ignominieuse hécatombe animale et végétale,
pour que cessent les privilèges et l’impunité des décideurs assassins.

* * * * * * *

Passons du mode matière-à-calculer au mode vibratoire.
Passons du mode raisonnement égotique au mode raison sensible.

Sortons de la cour de récréation de l’école des sivils
où le relationnel se résume à compétitivité,
tricheries, trahisons et mensonges.

Prix du meilleur mystificateur.

* * * * * * * * *

Apprendre le discernement.

Rejeter le dieu Autorité.

Accueillir le dieu Sauvage,
Celui qui n’exige que respect,
sans interdire, ni entraver qui que ce soit.
Celui qui, par ses actes, montre l’exemple, le bon sens.

En soi-même, du vivant.
S’écouter.




mardi 27 mars 2018

lundi 26 mars 2018

Sortir de la dualité primitive

Essai

Comprendre la troisième Force

Pour pouvoir comprendre la troisième Force,
il faut probablement, au préalable,
identifier clairement et précisément les deux Forces opposées et complémentaires.

Au niveau de notre existence, les Principes opposés sont sexués.
Ils ont des propriétés, qualités et défauts, propres à leurs énergies
qui s'opposent et se complètent.

Postulat, par déduction :
tout ce qui ne provient ni du Principe actif ni du Principe passif
provient forcément du Principe neutralisant.


Regard commun et conforme sur le monde

Nous voyons et considérons un monde à deux dimensions,
puisque seuls les deux Principes opposés sont reconnus.

L’Eglise nous a mouliné l’esprit et le sentiment durant des siècles
avec son abstrait arbre de la connaissance du Bien et du Mal.
Monde divisé en deux.
Pourtant,
le fameux « au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit »
contient trois appels dirigés dans trois directions soit, trois dimensions.
La Trinité.
Pourquoi l’Eglise, malgré cette connaissance,
nous a-t-elle tenus la tête immergée dans deux dimensions ?
Récompense (obéissance)/sanction (se sentir libre de toute autorité) ?

Le Saint Esprit correspond à la troisième dimension :
au Principe neutralisant et conciliant.

Identifier le troisième Principe, apprendre à connaître sa particularité,
permettrait de considérer la troisième dimension des choses.


Les trois Forces au quotidien

Comme nous ne savons rien du troisième Principe,
et peu des deux autres,
il faut trouver des exemples de situation évidents :
- la Force active anime le mâle ;
- la Force passive anime la femelle ;
- la Force neutralisante anime l’enfant (asexué, c’est-à-dire
qu’il a uniquement besoin de tendresse (sans passion ni séduction),
même si son corps indique déjà ce qu’il sera, femme ou homme).
En soi-même, s'efforcer d'identifier l'activité ou l'influence de chacun des trois Principes.

Par exemple : un homme a des traits de caractère féminin, cela nous le savons maintenant,
et notamment en thérapie il peut être amené à se reconnecter avec son "enfant intérieur",
c'est-à-dire qu'il va stimuler et laisser agir, en lui-même, l'énergie neutralisante.


Du Principe neutralisant

Il m’apparaît important, voire vital de nos jours,
d’apprendre à connaître la troisième Force.

Constat, en rapport avec le Principe conciliant :
nous éduquons mal les enfants, partout dans le monde.
Soit ils sont excessivement gâtés, choyés, protégés,
soit ils sont livrés à eux-mêmes (dans les bidonvilles, par exemple),
soit ils deviennent des tyrans (les enfants rois),
soit leurs paroles et ressentis ne sont pas considérés,
soit on leur cogne dessus quand ils dérangent,
etc.
Les droits des enfants ont été reconnus et adoptés...
seulement après l’an 2'000 !
Partout dans le monde, des enfants doivent travailler,
certains sont exploités sexuellement (alors que leur corps n’est pas prêt),
et d’autres, on en fait pas des enfants-soldats-tueurs traumatisés.

Jusqu’à la puberté, avant la transformation du corps,
un enfant n’est ni homme ni femme,
qu’il ait un petit robinet ou non entre les jambes.
Un enfant est autre chose d’indifférencié.

Nous ne parvenons pas à considérer les enfants comme différents de nous (adultes),
aussi un garçon doit s’habiller en bleu, jouer au football et penser à un métier rémunérateur,
alors qu’une fille doit s’habiller en jupe rose, jouer à la poupée et préparer son trousseau.
Récemment, des personnes ont réagi, en mettant en avant qu’il faut laisser
choisir l’enfant, par exemple si une fille a envie de jouer au foot.
Il n’y a pas si longtemps que les écoles sont mixtes.

On sent quelque chose du troisième Principe.
On perçoit confusément qu’un enfant est autre, différent,
mais, à cette heure, nous ne l'identifions pas, cette différence.

Nos regard et pensée sont duels : c’est toujours, comme à la TV,
ou bien ou mal, ou gentil ou méchant, ou récompense ou punition,
ou fille ou garçon, ou hétérosexuel ou homosexuel, etc.
Pourtant,
entre blanc et noir, une variété innombrable de couleurs.


Un exemple des effets de l’énergie neutralisante

Dans une famille dite nucléaire,
l’enfant neutralise, ou canalise en quelque sorte, l’énergie du couple ;
ainsi, un père va s’attendrir au contact de son enfant, par exemple.
Lorsque mère et père sont en désaccord, conflit,
souvent l’enfant permet à chacun de se calmer ou, pour le moins,
de décrocher un moment du motif conflictuel,
et chaque parent de faire un effort « pour leur(s) enfant », disent-ils.


Conclusion

Il faut impérativement que nous nous questionnons au sujet du troisième Principe ;
non seulement cela nous permettrait de mieux éduquer les enfants, tous les enfants,
mais aussi cela amènerait sûrement d’autres regards et projets sociaux et politiques,
d’autres rapports, façons de communiquer et de se considérer les uns les autres.
Cela nous permettrait de traverser la dualité Bien-Mal, je pense,
et de se diriger vers un fonctionnement harmonieux, autant individuel que social.

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Lien
* 3 contre 6, plus 1 ; nom de Tseu !
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samedi 24 mars 2018

3 contre 6, plus 1 ; nom de Tseu !

Etudier ensemble :
mise en commun de points de vue différents,
réfléchir, comprendre le monde.

Sans questionnement, pas de réflexion.

Tout point de vue est à considérer.

Nulle question n’est nulle.



Méditation

Lao Tseu, Tao Te King, chapitre 50 :
Sortir dans la vie, c’est entrer dans la mort.
Trois sur dix sont les compagnons de la vie ;
trois sur dix sont les compagnons de la mort ;
trois sur dix enfin, dans la vie de l’homme, mettent en mouvement la terre de la mort.
Pourquoi cela ? Parce qu’ils vivent leur existence avec trop d’intensité.
En effet, j’ai appris que celui qui excelle à harmoniser sa vie
peut cheminer sans se garer du rhinocéros ou du tigre,
entrer dans la bataille sans cuirasse et sans armes,
car rien, en lui, n’est vulnérable à la corne, à la griffe ou au glaive.
Pourquoi cela ? Parce qu’il n’appartient plus à la terre de la mort.



Questionnement

Qu’entendait Lao Tseu par « compagnons de la vie »,
« compagnons de la mort »
et « ceux qui mettent en mouvement la terre de la mort » ?

Il semble que « compagnons de la vie et de la mort » s’opposent et se complètent.
Pas moyen de faire autrement. C’est comme ça.
Yin-Yang. Energie passive et énergie active. Ami et ennemi.
Nous retrouvons les deux Forces Majeures agissant dans l’univers ;
avec la troisième Force, que nous ne reconnaissons pas, l’Energie neutralisante.

Les « compagnons de la vie » peuvent être reliés à la Force active, évolutive,
alors que les « compagnons de la mort » seraient reliés à la Force passive, résistante.
Ou le contraire peut-être, peu importe, c’est la dynamique des opposés qu’il s’agit de saisir.
D'une action désirée s'engendre l’action contraire.
On peut penser que les « compagnons de la vie » n’agissent pas forcément et toujours
de façon appropriée (on peut le constater, par exemple, avec notre "évolution" effrénée,
le soi-disant progrès, qui finit par nous aliéner et asphyxier).
Selon les circonstances, événements,
les « compagnons de la mort » peuvent se révéler bienfaisants pour tous
(dans l'exemple ci-dessus, les résistants à ce "progrès-à-tout-prix"
nous font prendre conscience que la qualité de vie passe à la trappe…
C’est paradoxal.
Les soi-disant pro évolution nous mènent droit dans le mur !)

Par déduction et logique,
« Ceux qui mettent en mouvement la terre de la mort »
ne peuvent correspondre qu’aux serviteurs du troisième Principe Majeur.

Bizarre, puisque cette Force devrait s’avérer « neutralisante, conciliante ».

Ma compréhension concernant cette bizarrerie :
le troisième Principe permet de neutraliser l’excédent d’énergie provoqué
par la friction des Forces passive et active (qu’il y ait rejet ou fusion).
Puisque nous n’y prêtons pas attention, à cette Force neutralisante,
c’est comme si cette Force en venait à neutraliser, par défaut d’utilisation,
le vivant (« la terre de la mort »).

Est-ce que le fait d’ignorer ou de mal utiliser la troisième Force
produit des contre-effets, destructeurs ?


« Ceux qui mettent en mouvement la terre de la mort » me font penser,
par exemple et par associations de situations (entre ~ - 550 avant J.-C. et 2018),
aux actionnaires et dirigeants des multinationales fabriquant
et vendant des produits toxiques pour l’environnement naturel.
Et aussi, à ceux qui exploitent l’énergie nucléaire, le pétrole, le plastique. Etc.


Remarque (un peu de calcul) :
en regroupant les « compagnons de la mort »
avec « ceux qui mettent en mouvement la terre de la mort »,
le camp des morts est nettement majoritaire.
Sur dix humains, seuls trois d’entre eux se battent pour la vie
(et pas forcément ceux que l’on croit de prime abord ou qui le prétendent) !


Et il reste une énigme à résoudre :
trois fois trois tendances regroupent neuf individus.
Et le dixième individu, où se situe-t-il ?

Est-ce que le dernier paragraphe ne s’adresse qu’au dixième individu ?


Une question dérangeante qui ressort du dernier paragraphe :
« ... ne plus appartenir à la terre de la mort ».
Cette tournure, sous-entend-elle que nous évoluons, tous,
sur « la terre de la mort », que nous lui « appartenons » ?

Ben, à voir l’état de notre environnement naturel,
j’ai tendance à répondre spontanément par l’affirmative.
Vrrrrouuuummm, vite, plus vite, oooh que c’est intennnse...

 Sortir dans la vie, c’est entrer dans la mort. 


Relevons que la tâche de chacun consiste à s’efforcer à « harmoniser sa vie ».

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vendredi 23 mars 2018

Besoin de se pardonner

J’ai écrit dans la précédente publication :
Chacun se juge mal, de façon trop subjective, partielle,
et se crée, ainsi, son propre enfer.
Quels qu’aient été son parcours, son histoire, ses actes,
le pardon émerge du fond de soi.

Le pardon permet de tourner une page,
et d’aller de l’avant.

Rien n’est grave,
du moment où l’on prend conscience de son erreur,
de sa responsabilité, des éventuels dégâts causés et blessures infligées.
S’efforcer, par la suite, de ne pas reproduire la même erreur.

Reproduire les mêmes erreurs est grave, malsain, abrutissant.

S’il y a lieu, si besoin, on peut s’excuser d’un survenu,
demander pardon de vive voix, par écrit ou téléphone, peu importe.
La démarche, en soi, est cathartique, bienfaisante et ce,
même si l’autre partie, la lésée, refuse de pardonner.

Faire le nécessaire pour avoir la conscience tranquille, ici et maintenant,
et ne rien attendre en retour,
ni espérer quoi que ce soit d’autre que de se sentir en paix avec soi-même.


NB : il est important de considérer l’adaptation à ce qu’il se passe,
c’est-à-dire de tenir compte du contexte : dans un pays en guerre, par exemple,
on ne peut se comporter de façon aussi exemplaire qu’en territoire opulent et paisible.
En mode survie on ne fonctionne pas comme en mode de vie confortable.

C’est à nouveau une affaire de conscience : d’écoute de soi,
d’observation et d’adaptation à ce qui advient.
 

Se défendre, lorsque quelqu’un nous nuit, n’est pas à blâmer.
Comment s’aimer si on se laisse maltraiter, physiquement ou psychiquement ?

Quel respect de soi-même peut-on avoir si on se laisse tyranniser
et, surtout, dévier de son propre chemin, de ses valeurs, etc. ?

Se défendre est un devoir envers soi-même, une nécessité.


L’Eglise, puis la science,
avec les pouvoirs monarchique, politique, ploutocratique,
ont mis en place un mode de vie qui nous laisse ignorants
de qui nous sommes, de nos capacités, de notre talent propre,
afin que nous ne développions que la part mécanique et obéissante
(scandée par des horloges, des horaires, des médailles d'or,
des récompenses et des sanctions).


Besoin d’une autorité ?
Chercher en soi.

Besoin de saintes paroles directives ?
S’écouter (écouter ses ressenti et sentiment,
plutôt que le raisonnement conditionné).
Se questionner, soi-même, en soi-même,
et laisser émerger ce qui vient.

Besoin de croire en un Être Supérieur, en « Dieu » ?
De l’intérieur, entretenir la foi,
en s’efforçant à la vérité (envers soi-même, pour le moins).
Dieu est une façon de nommer le Mystère de la Création,
ce quelque chose de vivant qui dépasse notre entendement,
ce quelque chose d’immensément grand et infiniment petit.
Du bon sens : comment « le » trouver à l’extérieur, dans l’insondable espace,
ou sur Terre sur laquelle l’humain a tout corrompu, souillé, manipulé ?
« Le » chercher en soi-même.


L’esprit, notre façon de regarder le monde et de le penser,
peut être transformé, transcendé (ou sublimé-spiritualisé).
Le pardon purifie le sentiment et permet cette transformation.


mercredi 21 mars 2018

Soi, une goutte divine

Afin de se sentir connecté avec ce que nous nommons « Dieu »,
se reconnecter avec soi, avec les tréfonds de sa personne.

Chacun se juge mal, de façon trop subjective, partielle,
et se crée, ainsi, son propre enfer.

Quels qu’aient été son parcours, son histoire, ses actes,
le pardon émerge du fond de soi.
Cela est affaire personnelle.

On a fait ce qu’on a pu.
Ça devait se dérouler ainsi.

En retirer une leçon, comprendre.
Maintenant et dorénavant, agir au mieux,
en restant à l’écoute de la conscience*
.

Le développement de l’ego n’est qu’une étape, importante.

Une fois l’ego instruit, la personnalité épanouie,
il reste à développer ce qui reste niché dans l’essence de notre personne :
notre élan propre, nos aspirations profondes, notre fruit soit,
ce qui distingue chacun. Le sens juste de l’individualité.

Pour se relier avec le Soi en soi (ou Moi supérieur, objectif) :
croire, avoir foi en quelque chose de supérieur à « moi-je ».

Ce "quelque chose" se trouve en chacun, quelque part en l’intériorité.

Là, au fond de ce qui nous fait peur (ou honte),
un Soi constant et lumineux,
inaltérable, incorruptible, indestructible.

Le Soi peut être considéré comme "Dieu",
de même que chaque goutte d’eau est vie.

Un immense océan représente une vie.
Une minuscule goutte d’eau éjectée de l’océan, une vie également.

De la sorte, par là-même,
en chaque être humain se niche un potentiel pour devenir tel Jésus-Christ.

Mystère reliant l’infiniment grand à l’infiniment petit.

Telle est la magie de l’univers…



* À méditer,
et se rappeler régulièrement de méditer là-dessus :
La Foi du corps est bêtise.
La Foi du sentiment est faiblesse.
La Foi de la conscience est liberté.
 
L’Amour du corps ne dépend que du type et de la polarité.
L’Amour du sentiment provoque le contraire.
L’Amour de la conscience provoque le même en réponse.
 
L’Espérance du corps est maladie.
L’Espérance du sentiment est servitude.
L’Espérance de la conscience est force.
Paru dans « Récits de Belzébuth… » de G. I. Gurdjieff
(j’ai inversé l’ordre des énoncés).

mardi 20 mars 2018

MD veut mater MG

Main droite en avait assez, marre. Sévir. Sanctionner.
Que main gauche reste tranquille l’agace et ce, depuis longtemps.
Il faut faire quelque chose, se dit-elle.
Main droite élabora un plan d'approche.

Ce jour-là, main droite entreprend main gauche
et lui clame d’un ton décidé, dissimulant son mépris :
- ne pourrais-tu pas t’activer davantage ?
- Je suis gauche, tu le sais bien
, répondit main gauche.
- Oh que oui, et je suis adroit, donc je fais tout.
- T’exagères, j’en fais assez, va.
Je trouve que toi, t’en fais trop,
et ne sais jamais ce que ton hémisphère du cerveau mijote, prépare.
- Authenticité et transparence est ma devise.
- Au temps tique devant ton toupet me mettant en transe pas rance.
- … ?
Voilà que tu fais de l’esprit, la gauche !
N’est-ce pas plutôt l’imaginaire ton domaine ?
- Tu confonds imagination et sensibilité, le droit rigide.
Toucher le monde tel qu’il est n’a rien à voir avec l’imagination.
Toi, tu ne te mobilises que pour du pré-pensé et manipulé,
qui rapporte aux banques et te procure un plaisir immédiat et addictif.
C’est absolument vain, fatigant, malsain, destructeur.
Tu t’actives dans une abstraction que tu prends pour un idéal,
n’est-ce pas de l’imagination ?
Ton monde, ta dynamique, tourne en cercle fermé.
Répétition perpétuelle des mêmes erreurs, égarements et excès.
- Et c’est reparti pour une leçon de morale
, coupa main droite en agitant ses doigts.
- Je te prie de ne pas me commander.
Tu n’as rien à exiger de moi.
Fais comme tu le penses,
et laisses-moi faire comme je souhaite.
Est-ce que je te force à te relaxer ou autre ?


Main droite se retira dans une poche.
Il lui fallait revoir sa stratégie.
Elle ne lâchera pas, rien, jamais.
Elle n’aime que la victoire, la réussite.
Elle n’aime pas se sentir contrariée.


samedi 17 mars 2018

Être conscient/animal

C’est au niveau des formes, en perpétuel changement, que les choses se complexifient,
d’autant que des volontés mentales les compliquent et y génèrent des interférences
afin que nos regards restent figés sur un unique mode de vie, le leur.

Cependant, au fond, les choses sont simples.

* * *
 
Pour étudier et comprendre le monde,
et se comprendre soi-même,
divisons l’humain en deux parts :

- une part, l’animale, fonctionne de façon inconsciente la plupart du temps soit,
de façon mécanico-automatique. Elle apprend en imitant et en s’identifiant.
En se contentant de fonctionner avec cette seule part,
on devient tout au plus un humain-machine obéissant à la hiérarchie
– aux lois, à l’Eglise, à une doctrine, à leurs représentants, etc. –,
sans esprit critique ni capacité de penser par soi-même.
L’humain-machine est capable de développer son intellect, de devenir un savant,
pour calculer mieux et rapidement ses gains et ce qu’il pourra consommer avec.




- une part autre que l'animale, l' "humaine", peut s’éveiller grâce à la conscience.
Cette part de soi ne se développe qu’à partir du moment où l’humain-machine
conscientise son fonctionnement global : corps sensitif et instinctif,
émotion et sentiment affecté, intellect raisonnant.
Cette part ne peut s’épanouir
que du moment où l’on apprend à se connaître et à s’aimer.
L’écoute de la conscience, ainsi que la sensibilité (écoute des ressentis),
permet à l’humain-machine de développer une pensée propre, autonome,
ainsi que le sens du juste, de l’équilibré et du sain, pour soi et l’ensemble.





Un exemple pratique :

- Un policier obéissant sans esprit critique (sans remettre en question
les ordres qu’il ressent louches, pas clairs, injustes ou malsains…)
représente, selon ce point de vue, une "machine programmée" soit,
un contre-exemple d’évolution de l’intelligence,
de ce vers quoi devrait tendre chaque être humain.



- Un policier écoutant sa conscience,
avec esprit critique, en s’efforçant à l’objectivité,
qui n'obéirait donc qu’aux ordres sensés, vibrant justes,
un tel individu pourrait être considéré comme un « représentant de l’ordre ».



Un humain à l’écoute de la conscience n’a pas besoin de loi ni d’interdit ni de sanction
pour se comporter de façon appropriée et acceptable ;
 
alors qu’un humain-machine en a besoin.

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vendredi 16 mars 2018

Le dictat-heur

Ce texte est tiré du film « le Dictateur », 1940.
Un visionnaire, Charlie Chaplin.


Mode d'être en relation encouragée par les gouvernements


À quoi faut-il renoncer M. Chaplin ?
Espoir...
Je suis désolé, mais je ne veux pas être empereur, ce n'est pas mon affaire.
Je ne veux ni conquérir, ni diriger personne.

Selon Charlie Chaplin, ce que les humains pourraient, devraient être, devenir,
reste en état latent au plus profond de chacun, et ils oublient l’important :
Je voudrais aider tout le monde dans la mesure du possible,
juifs, chrétiens, païens, blancs et noirs.
Nous voudrions tous nous aider si nous le pouvions,
les êtres humains sont ainsi faits.
Nous voulons donner le bonheur à notre prochain,
pas lui donner le malheur.

Nous ne voulons pas haïr ni humilier personne.
Chacun de nous a sa place
et notre terre est bien assez riche,
elle peut nourrir tous les êtres humains.
Nous pouvons tous avoir une vie belle et libre
mais nous l'avons oublié.

Bientôt 80 ans que Charlot a écrit ce discours et, constat :
nous en sommes au même point !
Nous n’avançons pas.
Pour le moins, nous stagnons. C’est un fait.

Mais alors, qu’est-ce qui ne va pas, encore de nos jours,
80 ans après votre film, M. Chaplin ?
L'envie a empoisonné l'esprit des hommes,
a barricadé le monde avec la haine,
nous a fait sombrer dans la misère et les effusions de sang.
Nous avons développé la vitesse pour nous enfermer en nous-mêmes.
Les machines qui nous apportent l'abondance nous laissent dans l'insatisfaction.
Notre savoir nous a fait devenir cyniques.
Nous sommes inhumains à force d'intelligence,
nous pensons beaucoup trop et nous ne ressentons pas assez.
Nous sommes trop mécanisés et nous manquons d'humanité.
Nous sommes trop cultivés et nous manquons de tendresse et de gentillesse.
Sans ces qualités humaines, la vie n'est plus que violence
et tout est perdu.


Les avions, la radio nous ont rapprochés les uns des autres,
ces inventions ne trouveront leur vrai sens que dans la bonté de l'être humain,
que dans la fraternité, l'amitié et l'unité de tous les hommes.
En ce moment même, ma voix atteint des millions de gens à travers le monde,
des millions d'hommes, de femmes, d'enfants désespérés,
victimes d'un système qui torture les faibles et emprisonne des innocents.

Une question de pouvoir, selon Charlot, ou plutôt de la répartition des pouvoirs :
Je dis à tous ceux qui m'entendent :
Ne désespérez pas !
Le malheur qui est sur nous n'est que le produit éphémère de l'habilité,
de l'amertume de ceux qui ont peur des progrès qu'accomplit l'Humanité.
Mais la haine finira par disparaître et les dictateurs mourront,
et le pouvoir qu'ils avaient pris aux peuples va retourner aux peuples.
Et tant que des hommes mourront pour elle, la liberté ne pourra pas périr.

Un message aux soldats (écrit au début de la seconde guerre mondiale),
auxquels, actuellement, on peut ajouter les gendarmes, policiers,
CRS, agents de renseignements et autres fonctionnaires :
Soldats, ne vous donnez pas à ces brutes,
à une minorité qui vous méprise et qui fait de vous des esclaves,
enrégimente toute votre vie
et qui vous dit tout ce qu'il faut faire et ce qu'il faut penser,
qui vous dirige, vous manœuvre,
se sert de vous comme chair à canons
et qui vous traite comme du bétail.



C. Chaplin, comme G. I. Gurdjieff, évoque la part mécanique de l’humain,
part sur-employée, survalorisée, au détriment de l’être,
et au détriment de la qualité de vie :
Ne donnez pas votre vie à ces êtres inhumains,
ces hommes-machines
avec une machine à la place de la tête
et une machine dans le cœur.
Vous n'êtes pas des machines !
Vous n'êtes pas des esclaves !
Vous êtes des hommes,
des hommes avec tout l'amour du monde dans le cœur.
Vous n'avez pas de haine,
sinon pour ce qui est inhumain, ce qui n'est pas fait d'amour.
Soldats ne vous battez pas pour l'esclavage mais pour la liberté.
Il est écrit dans l'Evangile selon Saint Luc "Le Royaume de Dieu est dans l'être humain",
pas dans un seul humain ni dans un groupe humain, mais dans tous les humains,
mais en vous, en vous le peuple qui avez le pouvoir :
le pouvoir de créer les machines, le pouvoir de créer le bonheur.
Vous, le peuple, vous avez le pouvoir :
le pouvoir de rendre la vie belle et libre,
le pouvoir de faire de cette vie une merveilleuse aventure.

Sans lutter, on n’obtient rien.
Lutter pour reprendre du pouvoir.

La première lutte à mener est personnelle :
elle est dirigée contre sa propre « envie » (d’avoir, de paraître…)
et contre sa propension au confort et à la facilité de se conformer.

Dans le monde, lutter contre ceux qui empêchent les élans du vivant,
contre ceux qui n’ont comme intention que de s’enrichir d’or,
et de rendre docile autrui, malléable, esclave de leurs caprices.

Enfin, plutôt que de lutter, on peut toujours organiser des blablas-party
(assemblées, réunions, colloques, salons des abus, etc.)

Sur ce sujet, C. Chaplin poursuit :
Alors au nom même de la Démocratie, utilisons ce pouvoir.
Il faut tous nous unir,
il faut tous nous battre pour un monde nouveau,
un monde humain qui donnera à chacun l'occasion de travailler,
qui apportera un avenir à la jeunesse et à la vieillesse la sécurité.
Ces brutes vous ont promis toutes ces choses pour que vous leur donniez le pouvoir :
ils mentaient.
Ils n'ont pas tenu leurs merveilleuses promesses : jamais ils ne le feront.
Les dictateurs s'affranchissent en prenant le pouvoir
mais ils font un esclave du peuple.
Alors, il faut nous battre pour accomplir toutes leurs promesses.
Il faut nous battre pour libérer le monde,
pour renverser les frontières et les barrières raciales,
pour en finir avec l'avidité, avec la haine et l'intolérance.
Il faut nous battre pour construire un monde de raison,
un monde où la science et le progrès mèneront tous les hommes vers le bonheur.
Soldats, au nom de la Démocratie, unissons-nous tous !

L'orientation de chacun, ce que devrait encourager le système :
Hannah, est-ce que tu m'entends ?
Où que tu sois, lève les yeux ! Lève les yeux, Hannah !
Les nuages se dissipent ! Le soleil perce !
Nous émergeons des ténèbres pour trouver la lumière !
Nous pénétrons dans un monde nouveau, un monde meilleur,
où les hommes domineront leur cupidité, leur haine et leur brutalité.
Lève les yeux, Hannah !
L'âme de l'homme a reçu des ailes et enfin elle commence à voler.
Elle vole vers l'arc-en-ciel, vers la lumière de l'espoir.
Lève les yeux, Hannah ! Lève les yeux !

 

jeudi 15 mars 2018

Rendre la vie impossible

Une personne qui n’aime plus la vie
se sent mal, en elle-même, de n’avoir plus envie.
Triste, elle déteste ou se sent étrangère en ce monde,
mais c’est le fonctionnement des humains qui est immonde.

Sentiments blessés et frustrés par les relations,
les élans généreux sont remis en question !

Ne pas partager son pain,
ne pas aider son voisin,
aux nécessiteux ne pas tendre la main,
et, en rêvant d’avoir davantage, mépriser ceux qui ont moins.

Pour stimuler le sentiment de supériorité,
accuser autrui d’infériorité.
Sans inférieur,
pas de supérieur.

Sans crétin crédule,
pas de privilège ni gros pécule.

Qui sont les pires humains :
les richissimes et leurs politiciens
ou ceux qui obéissent pour un gain ?

Et chacun de souffrir, de se sentir scindé,
l’esprit embrouillé, les idées simples malmenées,
le corps instinctif las et énervé,
de ses élans dépossédé.

La plaie se situe dans le cœur.

En l’intériorité, l’âme hurle sa douleur.

La souffrance provient des attachements excessifs,
à quoi s’ajoute la frustration de manquer quelque chose de jouissif.
Modèles médiatisés du bonheur, de la réussite, de la beauté,
truqués et arrangés pour nous conditionner et embobiner.

Créer des motifs de souffrances et frustrations,
seuls les humains sont capables de telles aberrations.

Désespérés, désemparés, au sein d’une société incompréhensible,
où rire, respecter et partager de la qualité sont jugés incompatibles
avec l'idéal, à rentabiliser, d’une civilisation impossible.
 
Le rappel de la mort permet de relativiser.

En ces circonstances, la mort devient une alliée,
une porte de sortie, un tremplin ou une bouée,
Après ne pouvant générer pire déboire.
Déplacement de l’espoir.

Sans la mort, pas de vie.

Laisser mourir ce qui doit mourir,
pour que puisse naître ce qui pourra nourrir,
non seulement le corps, mais aussi le cœur et l’esprit.



Commentaire

J’ai lu, en gros titres, que des retraités manifestent leurs mécontentements.
C’est une bonne chose.
Cette remarque peut produire un effet "mauvais esprit",
mais tant que nous ne sommes pas concernés, nous ne nous rendons pas compte.
J’ai entendu, ces derniers mois, des retraités satisfaits et moqueurs :
« ah, Macron va faire travailler plus d’heures, et ce sera difficile d’être au chômage, etc. »
Maintenant que les mesures les frappent aussi, peut-être seront-ils moins railleurs ?

Peut-être, qu’enfin,
la plupart d'entre nous comprendra ce qu’il se passe d’inacceptable ?

Un journaliste a fait ressortir que depuis les années ~1980, soit depuis plus de 35 ans,
les banlieusards et habitant des cités se plaignent de la violence policière.
La société moyenne, et plus, s’en fichaient : « ce sont des fainéants,
des drogués, des arabes, des incivils, des mal éduqués, etc. »
Or, depuis ces dernières années, des personnes de la classe moyenne, et plus,
se rendent compte et subissent l’attitude violente et inadmissible des forces de l’ordre,
comme l’a relevé justement ce journaliste.
Aujourd’hui, enfin,
les gens commencent à se rendre compte de ce qu’il se passe vraiment

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mardi 13 mars 2018

S'aimer

Ce texte d'un Anonyme était déjà paru sur EB (plateforme précédente).

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Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris qu’en toutes circonstances,
j’étais à la bonne place, au bon moment.
Et alors j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle
n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de vouloir une vie différente
et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation ou une personne,
dans le seul but d’obtenir ce que je veux,
sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts
et que ce n’est pas le moment.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… le Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire,
personnes, situations,
tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… l’Amour propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé d’avoir peur du temps libre
et j’ai arrêté de faire de grands plans,
j’ai abandonné les méga-projets du futur.
Aujourd’hui, je fais ce qui est correct,
ce que j’aime, quand cela me plaît et à mon rythme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de chercher à avoir toujours raison,
et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd’hui, j’ai découvert… l’Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de revivre le passé
et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois.
Et cela s’appelle… la Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur,
elle devient une alliée très précieuse !
Tout ceci, c’est… le Savoir vivre.

Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter.

Du chaos naissent les étoiles.


dimanche 11 mars 2018

TTE, introduction

Le Tao Tarot Express (TTE) embarque des passagers,
sans contrepartie,
pour un tour d’horizon sur les arcanes majeurs du Tarot,
une vision parmi d’autres, une approche didactique.

Se succéderont, dans cette rubrique,
des images et quelques mots,
en suivant l’ordre des nombres des arcanes majeurs,
et selon une disposition inspirée du moment.


Le TTE (Tao Tarot Express) débute hors système,
avec le Mat, l'unique arcane sans nombre :
 




Mais que transporte donc le Mat dans sa besace ?



Lien
* Pour comprendre les sphères du Tarot, se référer à « juste un support, le Tarot »
(un regard différent est porté sur le Tarot, une autre approche,
par les opposés complémentaires et champs des possibles).


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samedi 10 mars 2018

TTE, faire illusion

Tao Tarot Express s’est engagé dans un système.


Tout est en Un. 

Un est en tout.


Comme la graine qui a besoin d’un sol approprié pour pouvoir germer,
Un a besoin de s’ouvrir au monde des opposés,
pour que le processus démarre avec Deux.

Image d’un Bateleur qui cherche sa place
et, probablement, de quoi se nourrir.

Que dit-il ?





jeudi 8 mars 2018

TTE, les influences

Deux a ouvert le champ des possibles
s’étendant entre les extrêmes.

Espace aux mille et un miroirs.

Reflets de reflets.

Toute chose dissimule un envers.
Derrière certaines belles façades,
de tristes âmes fades.

Comment s’y retrouver ?

* * *

Le Tao Tarot Express continue sa route
dans la contrée des femmes.
Certaines voilées, d’autres combatives.




Libre-associations

 Deux types de tentations :
- celle rassurante, stable, de la femme-mère ;
- celle réjouissante de la séduisante femme-enfant.


Deux attitudes (et orientations) majeures :
- la droiture, le sérieux, la famille ;
- la légèreté, l'hédonisme, les défis.


Deux impulsions importantes :
- le désir de savoir ;
- le désir de conquérir.


Deux tendances psychologiques :
- l’introversion ;
- l’extraversion.

Etc.


Résilience

Introduction

« Résilience » est un mot bien exploité depuis quelques années,
une notion en train d’être galvaudée, utilisée à toutes les sauces.
D’après la définition du dictionnaire,
ce terme nous vient du domaine de la métallurgie
(décidément, qu’est-ce que nous aimons les métaux !) :
« résistance d’un métal aux chocs ». 
Quant à l’adjectif « résilient » : « qui offre une certaine résilience ».
Dans le domaine de la psychologie, par analogie,
on peut entendre : « résistance aux chocs émotionnels
ainsi qu’aux maltraitances tant physiques que psychologiques ».
Digression :
en la sonorité du mot « résilience » on entend résilier,
comme résilier un contrat, un accord tacite, un pacte du silence,
une loyauté envers quelqu’un(s), un survenu terrible…
Résilier les affaires du passé. Se détacher de ce qui fut.

Concernant la résilience

La résilience a été observée notamment par Boris Cyrulnik
qui a écrit quelques ouvrages à ce sujet dont « Le murmure des fantômes ».

La résilience ne se commande pas,
ne se programme pas,
ne se prévoit pas.

Il y a résilience ou non.

L’un des exemples de B. Cyrulnik porte sur les rescapés des camps d’extermination nazis :
certains, après la libération, restaient psychiquement minés, dépressifs, angoissés, mal,
alors que d’autres s’en sortaient plus ou moins, avec soutien psychothérapique,
alors que certains, rares, ont rebondi aussitôt libérés, avec force et enthousiasme,
comme s’ils n’étaient ni traumatisés (sauf physiquement) ni détruits intérieurement.

Cependant, un résilient n’est pas à l’abri d’une brusque rechute
(au souvenir d’une situation traumatique ou honteuse, par exemple).

Important à considérer :
la résilience (de certaines personnes) a été observée après des événements choquants.

La résilience n’est pas quelque chose qui se déclenche en appuyant sur un bouton tactile,
genre : « c’est horrible, mais je vais être résilient après ».
Les personnes résilientes ont souffert, beaucoup.
C’est une fois l’horreur terminée que s’effectue la résilience,
ou non.

La résilience n’est donc pas un remède contre la souffrance
ni contre les chocs ingérables pour l’esprit.
La résilience ne règle aucun problème.


Mon point de vue

La résilience dépend de la relation que chacun entretient avec soi-même.
Apprendre à se préserver, intérieurement, quoi qu’il se passe à l’extérieur,
jusque dans les pires situations d’humiliation, de brutalité, etc. En effet,
c’est comme si la personne résiliente était parvenue à protéger son intériorité
des événements violents subis durant une période.

D’où l’importance de consolider un noyau dur en soi-même,
« le Soi », « le Moi objectif », peu importe comment on le nomme.


En résumé

En situation de souffrance occasionnée par autrui, des soldats par exemple,
on ne peut que subir et se protéger intérieurement.
Une fois terminé, libéré de la situation,
il faut se soigner, digérer en comprenant ce qu’il s’est passé,
et pardonner ce qui peut l’être, aux autres comme à soi-même.
Une personne résiliente traverse ces étapes de guérison, elle aussi,
à la différence qu’elle les traverse facilement et rapidement,
parfois sans aide psychothérapique ni autre.

On peut dire que la résilience désigne un processus de guérison psychique
qui s’effectue rapidement et "tout seul".

Bien-sûr, on cherche à comprendre comment se passe cette résilience
afin d’aider les traumatisés, mais parviendra-t-on à théoriser
et publier un livre : la résilience pour les nuls ?


Commentaire

Ce qui m’apparaît dérangeant consiste à parler de résilience à tous vents,
au lieu de décider de cesser de faire souffrir.

Sans événement horrible (volontaire), pas besoin de résilience.
Par exemple :
il n’est pas normal de torturer des gens (même si désignés terroristes)
et des animaux (vivisection) et des arbres pour qu’ils présentent comme on veut.

Sans faire souffrir autrui, pas besoin de résilience ni autre notion savante
semblant justifier la poursuite d’actes déments et irrémissibles.


mercredi 7 mars 2018

TTE, les autorités

Après la contrée des tentations féminines,
le Tao Tarot Express traverse la nation des mâles.

Deux images, des hommes.
Deux figures d’autorité.
Par exemple :
en société,
autorité patronale,
et autorité religieuse.

Deux élans, types d’énergie, masculins,
(sachant que les femmes ont du masculin,
et que les hommes ont du féminin.)




Associations possibles

D’un côté, le macho brutal et égoïste ;
de l’autre côté, le mâle intellectuellement sensible.


Ou encore :
d’un côté, un introverti matérialiste ;
et de l’autre, un extraverti moralisateur.


Ou bien :
une personnalité guerrière, un soldat par exemple ;
et une personnalité pédagogue, un professeur par exemple.

* * *
 
Ces figures pourraient bien représenter, aussi,
nos principaux modèles de référence
en matière d’identification :
être le roi ou être le pape,
être reine ou papesse.

La réussite.
Winner.

Avec les deux arcanes précédents,
la Papesse et l’Impératrice,
les quatre, deux couples,
s’inscrivent dans une pyramide hiérarchique.


mardi 6 mars 2018

TTE, le libre-arbitre

Le Tao Tarot Express arrive en gare multidirectionnelle.

Innombrables sont les objets de désir,
leur variété mettant chacun à l’épreuve.

Le prix à payer : des parcelles d’âmes.
Penser à négocier.

À votre plaisir.

Temps d’arrêt flexible,
selon les rythmes et besoins de chacun.



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Lien


Refuser de souffrir

Souffrir,
mal-être,
souffrance intérieure,
souffrance psychologique.

Pourquoi est-il normal, accepté, cela va de soi,
que nous ayons à souffrir ?

Mis à part pour l’industrie pharmaceutique, quel intérêt ?

Il n’est pas question, ici, des souffrances de la vie, naturelles,
comme le décès d’un proche cher à notre cœur, un accident, etc.

Il est question des souffrances infligées par certains,
volontairement,
pour leurs intérêts personnels, égotiques et financiers.

La souffrance, non naturelle ni accidentelle,
infligée par autrui, devrait être inacceptable, non ?

Qu’est-ce qui nous fait accepter d’être pressurisés ?

Influence et mode de faire (souffrir des milliards d’individus) :
Toute classe qui aspire à la domination
doit conquérir d’abord le pouvoir politique
pour représenter à son tour
son intérêt propre comme étant l’intérêt général.
– K. Marx
N’est-ce pas exactement ce qu’il se passe partout dans ce monde ?

« Représenter son intérêt propre comme étant l’intérêt général ».
Défendre l’intérêt des multinationales, de leurs actionnaires.

Violence contre la Terre.
Violence contre les êtres sentients.
Violence contre les humains les plus démunis.
Violence contre les réfugiés et immigrants.
Violence contre les résistants.
Violence contre les femmes.
Violence contre les enfants.
Violence pour imposer un mode de vie rempli de publicités suggestives.
Violence pour imposer des valeurs, croyances, coutumes et cultures modélisés.
Violence contre le sensible, le créatif, le nouveau, l’inconnu
et, pire que tout, contre le vivant !

Non-violence implorent certains opposants,
en réponse à cette violence inouïe, sans limite.
Non-violence pour faire face, se confronter,
à une légion de personnes hyper armées
obéissant à des chefs dépourvus de bon sens,
trop soucieux de plaire pour grimper un échelon et ne pas être congédiés,
afin de satisfaire des politiciens refusant d’écouter, de remettre en cause et de négocier,
rêvant de devenir des richissimes-qui-décident-et-en-veulent-encore-davantage.

Et nous acceptons.
Et nous souffrons,
pour un peu de confort, et une voiture,
en ânonnant en société, au travail, à ses enfants,
♫ « tout va très bien Madame la Marquise » ♫ ♪ ♫
en attendant le moment de se torcher la gueule ou d’avaler un psychotrope,
le ventre plus que tendu d’avoir englouti on ne sait trop quoi au juste,
les yeux rivés sur un écran, ou passant d’un écran à un autre.


lundi 5 mars 2018

TTE, en équilibre

Le Tao Tarot Express (TTE) poursuit sa route
à travers ce monde duel,
de matière et d’esprits,
d’ombres et de lumière,
d'automatisme et de créativité,
de mouvements et d’immobilité,
de déterminable et d’indéterminable.

Maintenant que l’âme a été éprouvée,
il reste à mener son existence,
sans dévier de sa voie.

Apprendre :
à se contrôler,
et à discerner.

Quel que soit le choix de vie,
il s’agit de déterminer, notamment,
quand obéir ou désobéir (en société) ;
quand réagir spontanément, instinctivement,
ou quand se contenir de réagir afin de réfléchir ;
quand agir (faire) ou ne-pas-agir (ne-pas-faire) ;
quand être actif, déterminé et inflexible,
ou quand être réceptif, souple,
et disposé aux remises en question ;
etc.



 
Les phénomènes nous concernant se produisent entre deux dimensions
(par exemple, la vie organique se développe entre terre et ciel).

Tout est affaire d’équilibre.

Le mouvement provoque des déséquilibres,
c’est pourquoi une situation doit être constamment rééquilibrée.

Veiller au maintien d’un équilibre global est bon sens
procurant la santé physique et psychique.




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Lien
* La métaphore du cocher et de son maître
(pour comprendre l’arcane majeur le Chariot).
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dimanche 4 mars 2018

Paraître et être, un juste dosage (G XX)

Dans cette rubrique paraît une série d’articles portant sur la connaissance de soi,
articles se composant d’extraits de l’enseignement de G. I. Gurdjieff,
selon les notes prises par P. D. Ouspensky, l’un de ses élèves.
G. I. Gurdjieff tenait sa connaissance de la « tradition ancienne ».

Ma motivation : se désenvoûter (un max. d'entre nous).
 
Soyez votre propre flambeau et votre propre recours.
– Sagesse orientale
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M. Gurdjieff, comment distinguer la personnalité de l’être (ou « essence ») ?
(…) le destin ne concerne qu’une seule partie de l’homme,
« son essence ».
Rappelons que l’homme est constitué de deux parties :
« essence » et « personnalité ».
L’essence dans l’homme est « ce qui est à lui ».
La personnalité dans l’homme est "ce qui n’est pas à lui".
"Ce qui n’est pas à lui" signifie : ce qui lui est venu du dehors, ce qu’il a appris,
ou ce qu’il reflète ; toutes les traces d’impressions extérieures laissées dans la mémoire
et dans les sensations, tous les mots et tous les mouvements qui lui ont été enseignés,
tous les sentiments créés par imitation, tout cela est "ce qui n’est pas à lui",
tout cela est la personnalité.
(…)
Un petit enfant n’a pas encore de personnalité.
Il est ce qu’il est réellement.
Il est essence.
Ses désirs, ses goûts, ce qu’il aime, ce qu’il n’aime pas,
expriment son être tel qu’il est.
Mais aussitôt qu’intervient ce que l’on nomme "éducation",
la personnalité commence à croître.
La personnalité se forme en partie sous l’action d’influences intentionnelles,
c’est-à-dire de l’éducation, et, en partie,
du fait de l’imitation involontaire des adultes par l’enfant lui-même.
Dans la formation de la personnalité,
un grand rôle est également joué par la "résistance" de l’enfant à son entourage
et par ses efforts pour leur dissimuler ce qui est "à lui", ce qui est "réel".
L’essence est la vérité dans l’homme ;
la personnalité est le mensonge.
Mais à mesure que grandit la personnalité,
l’essence se manifeste de plus en plus rarement, de plus en plus faiblement ;
souvent même l’essence s’arrête dans sa croissance
à un âge très tendre et ne peut plus grandir.
Il arrive très souvent que le développement de l’essence d’un homme adulte,
même d’un homme très intellectuel ou, dans le sens courant du mot, très cultivé,
se soit arrêté au niveau de développement d’un enfant de cinq ou six ans.
Cela signifie que rien de ce que nous voyons dans cet homme « n’est à lui » en réalité.
Ce qui est à lui, ce qui lui est propre, c’est-à-dire son essence,
ne se manifeste habituellement que dans ses instincts
et dans ses émotions les plus simples.

Toujours, à nouveau, il ressort une question d’équilibre,
ici entre les développements de la personnalité et de l’être (« essence ») :
L’essence a plus de chances de se développer
chez les hommes qui vivent en contact étroit avec la nature
,
dans des conditions difficiles,
où il faut constamment combattre et surmonter des dangers.
Mais en règle générale la personnalité de tels hommes est très peu développée.
Ils ont plus de "ce qui est bien à eux",
mais de "ce qui n’est pas à eux" ils en sont à peu près dépourvus ;
en d’autres termes, ils manquent d’éducation et d’instruction,
ils manquent de culture.
La culture crée la personnalité ;
en même temps, elle en est aussi le produit et le résultat. (…)
Sans une certaine somme de connaissances,
sans une certaine quantité de ces éléments "qui ne sont pas à lui",
un homme ne peut pas commencer le travail sur soi,
(…)
Ainsi l’évolution n’est pas moins difficile pour un homme sans culture
que pour un homme cultivé.
(…)
Pour qu’un travail sur soi puisse être entrepris avec succès,
il faut l’heureuse conjoncture d’une personnalité
et d’une essence également développées. (…)
Tout cela se rattache à ce problème fondamental :
comment se libérer de la personnalité ?
La personnalité trouve sa pâture dans l’imagination et le mensonge.
Lorsque le mensonge dans lequel vit l’homme aura diminué,
et que l’imagination se sera affaiblie,
la personnalité elle-même ne tardera pas à décliner.



Liens
* Moi et l’autre
* Être et persona
* TTE, rester sur l’essentiel

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jeudi 1 mars 2018

Long, long hiver

Quel hiver !
Interminable.

26 février,
un présent inattendu,
sous forme de superbes flocons de neige.




Puis, deux jours plus tard, il neige à nouveau !
 
Oliviers, palmiers, orangers et pins, blanchissent,
leurs branches frissonnant et ployant sous le poids.

Les mimosas bien en fleurs se retrouvent nappés d’une couche de granitas.

Les effeuillés, chênes, marronniers et autres,
laissent la neige s’entasser sur le sol,
contents de s’être délestés de leurs feuilles.

Les oiseaux n'en mènent pas large.

Brrr…
 
Que c’est beau.

Effet apaisant de la neige.