vendredi 13 avril 2018

Corps malmené, raison déficiente.

Un corps, un tout

Une tribu, un groupe, une communauté, une nation, une société,
tout cela peut être considéré comme un corps.

Un corps comprend divers organes vitaux ainsi que
des muscles et articulations permettant le mouvement,
des os pour soutenir le corps, des nerfs, etc.
Chaque organe est important.
Sans cœur, pas de vie ;
sans estomac, pas de vie ;
sans foie, pas de vie, etc.
Sans muscle, pas de mouvement.

S’efforcer à une vue holistique sur le corps.

Lorsqu’on parle de santé,
il est question de l’état global du corps, psychisme compris.

Le tout ainsi que chaque partie et fonction
‒ le corps, les organes, les nerfs, etc. ‒
se doivent d’être considérés au même titre,
comme étant pareillement important
et nécessaire à l’équilibre général.

À savoir :
lorsqu’un organe fonctionne mal,
les autres organes de devoir compenser,
se retrouvant par conséquent en surcharge de tâches.
Stress pour l’ensemble du corps et perte d’énergie.
Sentiment de fatigue et/ou de lassitude.

Dès qu’une fonction faiblit,
les autres fonctions de l’aider, de la soutenir,
jusqu’à ce que le corps entier retrouve un fonctionnement global harmonieux.
Normalement, en chacun, cela se fait tout seul, automatiquement.
Nous ne nous en soucions qu’en cas de symptômes dérangeants.
Maladie. La maladie signale un déséquilibre qui perdure.

En saisissant le principe holistique du corps,
on comprend que notre médecine occidentale, pharmaco-rentable,
est partielle, voire nulle, puisque ne prenant en compte que les symptômes.
Exemple :
on a mal aux reins depuis 2 ou 3 jours.
On consulte. Le médecin va se concentrer sur les reins.
Et on ressort avec des médicaments pour les reins.
Mais il se peut que les reins, juste fatigués,
ne fassent que signaler un dysfonctionnement dont la cause provient d'ailleurs.
En considérant l’ensemble du corps, ainsi que ce qu’a bu et mangé la personne, etc.,
on peut découvrir un autre organe qui peine, ou une fonction sous-employée,
ce qui a fini par surcharger les reins, qui lancent le signal d’alerte : un symptôme.


La société, un corps 

En considérant cette vision holistique du bien-être,
on comprend pourquoi un mode de vie tribal s’avère plus sain pour l’humanité.
Comment ~7 milliards d’individus peuvent-ils adhérer à une seule et unique tribu ?
Une seule tribu (pensée unique, ordre mondial) représente une seule et même idée,
culture, façon de faire et de se comporter, etc. Pas de variante.
Impossible. Inimaginable (sauf pour les énergumènes qui nous dirigent).

Se questionner sur notre mode de vie communautaire :
que penser d’une société qui se bâtit en maltraitant, volontairement,
l’un de ses organes : la sphère des esclaves et pauvres ?

Cette société se fonde sur la nécessité d’un organe fragilisé.
À quelle fin ? Pour quelle(s) raison cette ignominie ?
Afin que les autres organes et parties du corps dépendent exclusivement
d’un unique organe, devenu dément et tyrannique ; le cerveau, par exemple.

Comment est-ce possible ?
L’organe dominant exerce la force brutale, l’intimidation,
répandant la peur dans tout le corps. Et il se rend indispensable.
Dans notre société, par exemple, les institutions sont indispensables,
avec leur nuée de spécialistes et experts formatés à l’esprit management-conforme,
jugeant et punissant ou récompensant, selon des critères préétablis.

Ce mode d’être ensemble rend irresponsable les individus ;
individus abrutis par leurs tâches, leur routine mécanique,
et une culture aseptisée cultivant des peurs insensées du genre :
« sans l’autorité de l’organe dominant, le corps s’écroulerait ! »

Drôle de conception d’une vie en société,
drôle de rapport au corps, n’est-ce pas ?

On me le raconterait que je peinerais à y croire.
J’me dirais un truc du genre « c’est une fable insensée, d’une bêtise incommensurable ».

* * *

Avis perso :
la classe de la Haute
– les dominants tyranniques, violents, sourds et armés (avec l'argent des impôts) –
est remplie de sacrés salopards, certes,
mais les idiots de cette fable hallucinante sont les bourgeois,
du travailleur manuel au fonctionnaire et au patron, soit :
nous tous, la plupart, les dindons de cette triste farce démoniaque.
Idiot d’accepter un tel fonctionnement malsain pour tous,
n’engendrant qu'insatisfactions profondes en chacun, pauvre ou riche,
et des climats de violence destructrice se répandant partout sur notre planète.

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