mardi 3 avril 2018

Système à 3 sphères

- Pourquoi le dénuement,
la pauvreté et la misère d’au moins un tiers de la population mondiale
semblent nécessaire au Système et ce, depuis les débuts de notre « civilisation » ?

- Selon moi, deux raisons majeures :
1) Les pauvres représentent une manne de main d’œuvre très bon marché,
voire gratuite (esclavagisme),
prête à effectuer les tâches que les bourgeois et riches qualifient de « basses »
ou « viles », sous-entendues ingrates pour eux.
De plus, pour une poignée d’euros ou de dollars,
les pauvres se prostituent, vendent leurs reins,
volent, frappent, torturent ou tuent des gens.
Un pauvre n’a rien, aucune possibilité sociale, mais, comme n’importe qui,
il désire et rêve d'une vie confortable. Pour une poignée de billets…

2) Le fait qu’il y ait des misérables permet aux bourgeois de la classe moyenne
de se sentir, eux aussi, privilégiés et supérieurs (aux miséreux).
Les bourgeois ont peur de se retrouver tel un sans-abri.
Le sans-abri conforte l'impression du bourgeois de réussir socialement,
tout en renforçant son sentiment d'importance personnelle :
« ce clochard est un raté, alors que moi, je suis parvenu à … », considère le travailleur.
Le bourgeois méprise le nécessiteux, qui produit sur lui un effet inconscient :
la présence pitoyable du pauvre stimule le bourgeois à se plier au Système,
en lui donnant son temps et son énergie, en lui sacrifiant son âme.
Tout plutôt que de devenir comme ce bougre puant.



- Le rêve américain du riche représente la carotte, la récompense, le but d’une vie de civilisé.
Le sans-abri représente l’échec, le contre-exemple, un modèle de nullité infréquentable.
Dans ce mécanisme, le bourgeois ne peut qu’ambitionner de s’enrichir davantage
ou, pour le moins, de maintenir ses rang et train de vie.
Qui rêve de devenir pauvre ?

- L'humain aime à se comparer aux autres,
alors ils ont créé un modèle d’identification (la Haute sphère)
ainsi qu’un contre-modèle répulsif (la sphère des esclaves et des pauvres),
afin de ne stimuler, en permanence, en chacun,
que l’esprit compétitif et cupide, calculateur,
en titillant les nerfs de l’envie (pubs, romans mettant en scène des riches, etc.) ;
envie de posséder davantage que ses frère, ami, collègue, voisin, camarade ;
envie menant, dans ce Système, à Rome soit, à la réussite sociale.

- Exactement, et notes que toute cette structure repose sur l’argent,
plus exactement sur notre relation à l’argent, à l’or,
à ce qui a été étiqueté, décidé, « onéreux et précieux ».
Cependant, si le système monétaire s’écroule,
les sphères sociales s’effondrent, s’entremêlent, se confondent.
Les cartes seraient ainsi rebattues.
Égalité des chances.





Se rappeler que le Système, la société, la civilisation, ses lois et interdits,
tout cela n’est qu’une construction mentale, une pensée et donc, une abstraction.

Sortir de l’abstraction
et l’Hydre n’a plus de prise,
se retrouvant sans pouvoir d’attraction/corruption.


4 commentaires:

  1. je te suis totalement ! Alors ! Commençons par arrêter de désirer toujours plus, commençons à vouloir moins, commençons à nous contenter de peu et cela mettra tout le système par terre ! Et, ce sont ceux qui sont en haut qui ont le plus à craindre dans la chute ! ;)

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    1. C'est écrit avec énergie.
      Oui, bien vu.
      C'est important de partager une vision du monde, je trouve,
      cela permet plus d'objectivité (et de s'y sentir moins seul, aussi)
      ;)
      A + Vi

      Plus on prend conscience, moins "ça" agit automatiquement, à notre insu.

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  2. Eric,
    Tout à fait d'accord.
    Un ds maillons de cette chaîne est la tomate !
    Thierry

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    1. L'or rouge.
      (De ce que j'ai pu lire par-ci par-là, à travers cette enquête ressort
      le fonctionnement de notre société. Dès qu'on sur-exploite quelque chose, comme la tomate, ça devient malsain (idem avec le nutella, le soja, le maïs, etc., et les hamburgers).
      Et l'Hydre grossit...
      A + Thierry

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