jeudi 9 février 2017

La haine, un sentiment

Pas de haine, est-il répété un peu partout,
alors que nous, les blancs, les européens,
depuis plus de deux mille ans nous avons semé, partout en ce monde,
des graines de discordes, de violence, d’injustice et donc, de haine.


Semer des motifs de haine, puis en appeler à la non-violence et aux civilités.

C’est l’histoire d’un bourreau implorant la compassion de sa victime.

Têtes retorses, monde d’hypocrites paranoïaques.

Il est juste d’éprouver de la haine, lorsqu’il y a lieu ou motif.

Ressentir la haine permet de reconnaître, également et précisément,
l’élan de fraternité, d’amour.

C’est en constatant le sentiment de haine que se démarque son pendant.

Ensuite, reste le choix : souhaiter la fraternité ou sombrer dans la haine ?

Ne vouloir évoluer que dans l’amour, adopter la positive-attitude,
se réfugier dans la bienveillance, la non-violence, le non-conflit,
c’est laisser un terrain, dans l’ombre, propice à la haine ;
haine que l’on ne sait pas, plus, reconnaître,
haine que l’on dénie.


Cette attitude visant un idéal comportemental,
n’encourage pas la vérité (envers soi-même),
et elle n’encourage pas la paix entre nous.
Cette posture attire les attitudes extrêmes.


Une proie se voulant candide, gentille, attire les prédateurs.

Tout ce qui blesse, physiquement ou psychiquement,
tout ce qui limite notre liberté d’être, de penser, d’agir et d’aimer,
devient motifs de colère (émotion) ou/et de haine (sentiment) justifiés.


Eprouver de la haine ne représente pas un souci. C’est normal.
Le souci consiste à se laisser emporter ou absorber par le courant de la haine,
et par la cristallisation de ses motifs (que l’on va ressasser).


Il s’agit de rester maître à bord et de contrôler son sentiment,
comme sa pensée.


Il en va de même avec l’émotion de la colère.
Une colère maîtrisée permet, souvent, de remettre les pendules à l’heure.
Ce sont les débordements qui sont à craindre,
une colère débridée, hors contrôle.

Veiller à ne pas laisser s’installer le sentiment de haine,
le considérer sans lui donner d’importance.
Et ne pas s’apitoyer sur soi-même.


Comprendre la haine qui assaille notre cœur,
saisir ce qui la nourrit, l’exacerbe ou l’entretient,
et ne restera plus que des luttes à mener,
ainsi que de l’amour à partager…


Parler de ce que l’on éprouve,
sans en avoir honte, sans culpabiliser,
tend à désamorcer l’émotion contenue,
ainsi qu’à préciser et à tranquilliser le sentiment.
D’extérioriser le ressenti permet, souvent, de vider le trop-plein,
ce qui évite les passages à l’acte ou les pétées de plombs.




2 commentaires:

  1. Eric,
    La communication violente, tout un chemin...
    @+

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    Réponses
    1. Prendre les choses à contre-courant ?
      :))
      Ou prendre le taureau par les cornes ?

      Communiquer, également, sur la violence, la haine, pourquoi pas ?
      Apprendre à gérer cela, à faire avec...
      Parlons-en au lieu de dénier nos émotions et sentiments,
      au lieu de refouler ce qui va finir par exploser méchamment (si on continue comme ça)...
      :O
      A + Thierry

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