mardi 7 mars 2017

Aux urnes citoyen(ne)

NB : les questions politiques n’ont pas été mon domaine d’études,
ce qui ne m’empêche pas d’avoir une opinion,
d’autant que, bientôt, il s’agira d’élire un président.
Les propos qui suivent n’engagent que leur auteur,
et n’ont d’autre but, visée, que de partager sa réflexion.

Élection du président : faut-il voter ?

Je pense que,
soit on participe, devoir citoyen, et on vote pour l’un des candidats,
soit on ne participe pas du tout, on ne vote pas.

Je m’explique concernant l’option « vote en blanc » :
aller voter en blanc, comme le suggère certains, c’est aller voter,
c’est-à-dire participer et donc, avaliser ce système, politique, d’élection.
Je vote blanc pour signifier que les candidats ne m’ont pas convaincus ;
néanmoins, le fait d’avoir voté valide cette façon de faire et la politique en cours,
ce qui implique, tacitement, que le mode de procéder global, actuel, me convient.

Question introspective : de ne pas aller voter, de s’abstenir,
est-ce que ce "non-acte" ne laisserait pas un "message" du type :
je ne suis plus d’accord avec le fonctionnement, politique, de notre société ?

Il se trouve que l’humain est soucieux de plaire et de bien faire ;
or, on nous fait pression, puis culpabilise, si l’on s’abstient de voter,
mais si tu ne votes pas tu n’es pas un bon citoyen remplissant son devoir.




Certains en appellent à la « désobéissance civile »,
mais de se retrouver face à un fonctionnement obsolète et corrompu,
où les candidats, formatés, de droite comme de gauche
ne font que poursuivre sur le même élan que les précédents,
m’apparaît tel un théâtre de guignols de mauvaise facture.
Je ne considère pas le fait de refuser d’y participer comme de la désobéissance,
mais, tout simplement, comme du bon sens (eu rapport à l’état de la planète,
ainsi qu’aux iniquités de plus en plus importantes, à la corruption, etc.)
Cela est ma façon de faire savoir que « non »,
je ne participe pas à ce fonctionnement malsain,
je refuse d’en porter ma part de responsabilité.

Concernant la liberté, il se trouve que notre choix
se résume à devoir voter pour des candidats que l’on n’a pas choisi.
Voilà, ce sont lui, lui et elle qui peuvent être des bons présidents.

… ?

À qui donner préférence si aucun des candidats ne me convient
(à mes idées, désirs de vie et projets de société) ?

De la cohérence, être cohérent avec soi-même est l’unique "chose" importante
dans le contexte des prochaines élections (et ensuite, avec les législatives, etc.)
C’est donc un choix à convenir avec soi-même : vais-je voter ou non ?

La question importante qui ressort me paraît être :
ce système, avec un président tantôt de gauche tantôt de droite,
au sein duquel et dans tous les cas,
les richissimes et les multinationales agiront comme ils le veulent et dans leurs intérêts,
est-il à encourager ?

Les affaires politiques comprennent l’aspect relationnel,
les liens entre chaque Nation,
Nations peuplées de chacun de nous.
Comment est-ce que des « pro es leurres et mensonges »,
favorisant une compétitivité excessive et la corruption,
pourraient-ils diriger sainement un pays ?

Peut-être faudrait-il distinguer la politique entre les Nations, forcément stratégique et militaire,
des affaires politiques internes se devant, selon moi, d’être plus transparentes, sensées et fraternelles ?

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Commentaire :

Nous faire croire que l’avis de chacun est déterminant,
à nous en faire culpabiliser si l’on ne vote pas,
alors que tout semble joué d’avance !
De mon souvenir, depuis V. G. d’Estaing,
dans les grandes lignes, nous allons dans une même direction,
capitalisme, industrialisation et sciences (OGM, pesticides, etc.) à outrance…
Dès lors, que m’importe que ce soit truc ou trac ou tric-trac
qui passe à la TV ces cinq prochaines années,
que ce soit une gauche fonctionnant comme la droite
ou une droite à la solde des multinationales qui se retrouve à l’Elysée ?

Impression gênante qu’on se fiche de nous et du bon sens d’une façon que je trouve si vile.
C’est tout le système politique que je remets en question,
cette manière de nous faire croire en une démocratie, au sein de laquelle, pourtant,
les citoyens n’ont plus droit de s’opposer,
par exemple aux incessants projets détruisant l’écosystème,
ce qui ne profitent, dans les faits, qu’à ceux qui le détruisent.





8 commentaires:

  1. Franchement ça me fait suer de ne pas aller voter .... mais sincèrement je n'ai pas envie de voter pour ces clampins ça c'est certain ! je me sens âme rebelle cette fois ..... à suivre

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    1. A suivre. En attendant, on va écouter de la musique ;)

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  2. En effet, on commence à douter de tout. La musique bon conseil Eric !

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  3. Non, moi, je préfère me déplacer et aller voter blanc ou même écrire mon message sur le bulletin mais si je fais ça mon bulletin sera nul; moi, en votant blanc je trouve qu'on exprime encore plus son dégoût de cette vaste trahison, j'ai l'impression quand s'abstenant on passe pour des gens qui n'en n'ont rien à faire, qui n'ont pas compris ce qui se trame. je ne sais pas c'est mon opinion. je ne veux pas être assimilée à ceux qui ne s’intéressent pas à la politique, je veux dire non à la politique telle qu'elle est aujourd'hui .

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    1. Je vois les choses à l'envers (vote blanc ou s'abstenir)...
      On est d'ac. : "je veux dire non à la politique telle qu'elle est aujourd'hui"

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  4. peut-être que j'écrirais : " je vote pour la vraie démocratie et contre les usurpateurs !" ;)

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    1. Excellent !
      Où je vote, c'est par informatique que ça se passe = pas possible d'écrire un message !

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