dimanche 16 avril 2017

Des "pas que" en masse

Écrit en 2014 par "votre" dévoué bosse-heur.


Combien de millions de personnes souffrent, en ce moment même, de l’iniquité
et de la cupidité d’humains considérés comme des modèles civilisés et intelligents ?

Pas que.

Combien de millions de personnes pleurent en silence leurs rêves spoliés,
dénigrés, piétinés, avortés ?

Pas que.

Combien de libres penseurs sont enfermés dans des cellules
et torturés par de très officiels psychopathes payés et commandités par les Etats ?



Pas que.

Combien d’enfants ont faim ?

Et pas que.

Combien d’enfants sont exploités, maltraités,
leurs désirs élagués à mesure de leurs émergences,
et leurs sentiments ignorés à mesure de leurs expressions ?



Pas que.

Combien de viticulteurs et autres agriculteurs travailleraient
avec des produits moins nocifs, et ce pour le bien de chacun de nous,
s’ils n’avaient pas peur des conséquences judiciaires,
si les législateurs édictaient des lois de bon sens,
plutôt qu’en faveur de l’emprise des multinationales ?

Pas que.

Depuis 1941, les herboristes mènent la vie dure,
en flirtant avec l’illégalité pour vendre des plantes naturelles,
cueillies sur notre bonne vieille, mais maltraitée, planète Terre.
Pourquoi ?
Pour qui, plutôt.
Monopole des soins, à effets secondaires, mais rapportant gros.



Et pas que.

Combien d’êtres lumineux, de véritables Christ en potentialité,
se retrouvent muselés, salis, dévalorisés, raillés, maltraités et sacrifiés,
au point de laisser se consumer leurs soleils intérieurs
jusqu’à l’extinction complète de leur rayonnement ?

Pas que.

La liste de « pas que » est si longue…

N’est pas démence que cela ?

Aujourd’hui, nous pleurons la crucifixion de Jésus Christ.
Pâques.
En ce jour, les mieux lotis se goinfrent d’œufs en chocolat,
en plus de lourdes ripailles préparées en souvenir de Celui
qui aurait souffert pour tous, pour le salut de chacun de nous !
C’est bizarre, mais ce symbole du Christ crucifié (et donc torturé)
paraît plutôt permettre à l’ignominie générale de perdurer au fil des ans.
C’est comme si ce rappel annuel servait à avertir les esprits libres et révoltés
de ce qui les attend, s’ils ne ferment pas leurs gueules.
C’est comme si ce symbole du Christ crucifié
justifiait la maltraitance des êtres sensibles, à la conscience éveillée ;
des êtres respectueux, considérés par les abrutis et les salopards
comme des faibles et des rêveurs croyant notamment en… l’amour !
Ces êtres considérés par les dirigeants comme dangereux
pour leurs bénéfices reposant sur le devenir-à-entraves de l’humanité.

« Aimez-vous les uns les autres », a-t-il été ajouté dans le second testament.
Quelle hypocrisie ! (Ils s’entrainaient déjà au politiquement correct).
Il nous faut bien convenir d’une chose, s’aimer les uns les autres
n’a pas été programmé dans nos esprits mal conditionnés,
et cela n’est visiblement pas prévu dans le Plan du Nouvel Ordre Mondial.
Je me demande si Jésus-Christ n’aurait pas mieux agi en proclamant
quelque chose qui aurait pu avoir un effet paradoxal, comme :
« Continuez à vous détester les uns les autres, à vous critiquer et à guerroyer.
Restez divisés et méfiez-vous de vos voisins, obéissez aux autorités autoproclamées,
pensez à votre sécurité matérielle, défendez les certitudes des scientifiques,
luttez pour vos intérêts et votre confort. Ayez des dettes. Consommez.
Le sentiment rend fragile, n’hésitez pas à écraser les autres
si cela vous permet de prendre l’ascenseur social.
Accusez-vous les uns les autres, dénoncez-vous les uns les autres,
et laissez les "supérieurs" de ce monde penser pour vous,
quand ils ne jouissent pas,
grâce à vous.
Amen, les âmes-haines ».



6 commentaires:

  1. Les hommes sont comme des enfants, si tu leur interdis de faire quelque chose ils s'empressent de le faire en douce ! Alors oui, tu as sans doute raison le Christ ,s'il a jamais existé, aurait mieux fait de prêcher le contraire pour obtenir le mieux !

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    1. Belle tournure de phrase (prêcher le contraire pour obtenir le mieux)
      ;)

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  2. Eric,
    Y en a tellement des pas que. L'origine de cet oubli globale est où ? La croyance ? Le confort ? Les deux. Vaste réflexion.
    Bonne journée.
    Thierry

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    1. Il se peut que le confort nous ronge les cerveaux (tête et ventre),
      nous ne (pardon M'dames) savons même plus chier normalement
      (c'est prouvé, scientifiquement, estampillé Qualité : à cause de
      nos WC à cuvettes, de simplement s'assoir pour déféquer
      ne nous fait pas travailler les bons muscles !
      G. I. Gurdjieff l'avait signalé durant les années 1920.)

      C'est une p^^ de question que tu poses là, l'inspiré !

      Je crois que cet "oubli" sert les intérêts des "anthropocènes"
      (ou anthro-trop-obcsènes ?)
      "Ils" veulent parvenir à quelque chose, le contrôle de la Terre,
      de l'écosystème, semble-t-il, sans parler du contrôle des masses,
      de chacun de nous, légotomisés (clin d'oeil à Vi).

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  3. J'aime votre blog, que je découvre. C'est bon de lire des articles intelligents, d'entendre certaines gens (ceux qu'on n'entend pas beaucoup).
    J'aimerais que l' "intelligence" (celles des cons qui nous gouvernent) s'exerce au bonheur de l'humain, et que l'humain prime sur l'argent et le pouvoir d'avoir du pouvoir.
    Voeu pieux (bien que je sois athée).
    Je suis découragée. Bonne journée.

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    1. Voeu noble.
      (Suis aussi découragé, des affaires politiques en tout cas)

      Je ne vois aucun inconvénient au tutoiement, Nikole,
      qui n'empêche aucunement le respect. :))
      Bon soir

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