vendredi 21 avril 2017

Intérêt et relations

NB : dans le propos qui suit, il est question d’intérêt,
non pas d’intérêt financier ni égotique,
mais d’intérêt personnel, que l’on peut qualifier de vital.
L’intérêt vital procure du Plaisir (de vivre ; cf. l’énoncé de Krishnamurti),
ce que la philosophie bouddhiste désigne par « bonheur ».

Chaque fois que l’on agit à l’encontre de son intérêt,
l’on se trompe et trahit soi-même,
l’on se blesse, se ment, se compromet…
puis l’on justifie comme on peut son malheur.

Devoir défendre son intérêt est l’une des raisons qui rend la vie de couple difficile,
ainsi que toute relation, qu’elle soit amicale, professionnelle, de voisinage, etc.
C’est pourquoi on ne peut pas faire l’impasse des confrontations
et des négociations ou sinon, des conflits.
Les conflits ont l’avantage de nous bousculer et, de la sorte, de nous faire avancer, progresser,
pour autant qu’ils soient appréhendés et gérés Intelligemment.
Face à autrui, si l’on ne défend pas son intérêt, on finit par capituler et se soumettre.

Dans le cadre d’une négociation, il est nécessaire que chacun se positionne et,
au final, y trouve son compte, une satisfaction concernant l’accord passé,
la décision prise communément.
Pour négocier, il ne peut y avoir un supérieur et un inférieur,
un profiteur et un abusé, un bourreau et une victime, etc.

Pour négocier, il s’agit d’être et de "danser" sur la même piste,
sans arrogance ni prérogative (titre prestigieux ou fortune) ;
autrement, les dés sont pipés.

Respect de soi et de l’autre.
Sans le respect, toute relation choit dans la mouise des disparités frustrantes.

Cela nous ramène à l’estime de soi.
Rester le plus possible en juste estime de soi implique le fait, inévitable,
de devoir lutter notamment pour son intégrité comme pour son intérêt vital,
certains évoqueraient leur liberté d’être et de penser.

Chaque fois que l’on pense et agit à l’encontre de soi,
l’estime en prend un coup. Violence envers soi-même.

Chaque fois que quelqu’un pense et agit à notre place,
l’estime du dépossédé en prend un coup,
alors que l’estime du profiteur s’exalte.

Je vous laisse jauger et évaluer la situation sociale,
les rapports entre les uns et les autres,
et aussi, surtout, avec la hiérarchie, les stars, etc.,
ainsi qu’avec des idées bien ancrées, comme :
l’intelligence des hommes est supérieure à celle des femmes,
les blancs (de peau) sont supérieurs au noirs, etc.




6 commentaires:

  1. Je crois que dans une relation(peu importe laquelle), il faut savoir faire la part des choses, établir une liste du positif et du négatif et quand la balance penche trop du côté négatif c'est qu'on n'y trouve plus de satisfaction alors il faut arrêter de se mentir et stopper cette relation.Il faut en effet savoir se respecter et faire en sorte de trouver du bon sinon, ça ne vaut pas le coup d'être vécu. ( dit la fille qui s'est enlisée dans une relation pourrie pendant plus de 15 ans ! ) :D

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    1. C'est une autre façon de dire les choses.
      Il y a bien un moment où, de l'espoir (que les choses s'arrangent)
      tu es revenue à ton intérêt ("trouver du bon...")
      Voilà, "il faut savoir se respecter".

      (Elle ne devait pas être que pourrie, la relation, et il est important d'aller au bout des choses, pour être certain, ne pas avoir de regret,
      être sûr qu'on a tout tenté, etc. Et on apprend aussi d'une relation insatisfaisante, notamment sur soi-même, par exemple le fait qu'on n'écoute pas suffisamment son intérêt, qu'on ne s'écoute pas assez)
      :))

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    2. Ah ça, je confirme, j'ai tout essayé, tout tenté et je ne me suis pas précipitée ! J'ai mis environ 10, allez, 15 ans pour me dire que ce n'était plus possible ! :lol:

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    3. Mdr.
      A chacun son rythme !

      Y en a, sont trop égoïstes-égocentriques
      et y en a, sont insuffisamment égoïstes conséquents.
      ;)

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  2. intéressant, ça mérite réflexion...

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