jeudi 27 avril 2017

Le plaidoyer du vivant

Une autre vie, un autre pays.
Les gens ne parlaient pas d’écologie.

Foi en la science scolastique et en la démocratie néolibérale,
en ignorant les déchets toxiques et autres effets malsains,
les gens se souciaient d’eux, de leur salaire,
et de leurs divertissements programmés.
Comme de nos jours.

Puis, il y eut des annonces de « pluies acides »,
de forêts atteintes, d’arbres malades.
Certaines gens commencèrent à s’inquiéter.

Survint la catastrophe nucléaire de Tchernobyl.

Stupéfiant fut le grossier mensonge officiel prétendant que
le nuage radioactif s’était arrêté, vaporisé, dissout,
aux frontières allemandes, comme par miracle ;
ainsi, ni où je vivais ni la France le nuage n’aurait traversé !
… ?
Trop crétins crédules nous sommes.

Néanmoins, les gens eurent peur, le doute s’installa.
Et on entendit de plus en plus parler d’écologie.
Lorsque le sujet était abordé, voici ce qui se disait le plus souvent :
« il ne faut pas faire de l’écologie de la politique ».
Ignorant en science politique, je réfléchissais ainsi :
ok, ce n’est pas un sujet de politique, l’écologie,
mais alors qui, quelle instance sociale et/ou gouvernementale s’en charge ?
Comment faire pour considérer, vraiment et en profondeur,
le souci de la dégradation de l’écosystème,
la pollution, la disparition des autres animaux, etc. ?


Après 1986, les choses se sont un tout petit peu améliorées.
Mais après l’an 2000, elles ont empiré, en s’accélérant.

L’humain a cette faculté (ou tare ?) d’oublier certains faits, pourtant choquants,
et de poursuivre, comme si de rien  ♫ Tout va très bien, Madame la Marquise

Mémoire trop séquentielle, facile à manipuler.
Manque de continuité.

Aujourd’hui, je me dis que de ne pas en faire de la politique, de l’écologie,
arrange bien certains.
Tiens donc, justement ceux qui tirent "bénéfices" de cette destruction.
Alors que ceux qui dénoncent cette démence sont raillés ou pire,
se retrouvent en prison, torturés, et les journalistes, muselés.

Demain, le blanc Alaska sera rouge du sang des derniers prédateurs naturels ;
puis très vite noir de pétrole, de fumées toxiques, de routes goudronnées…
Et après le ravage de l’Alaska, "ils" trouveront autre chose à détruire…
tout ça pour avoir du fric, du luxe, de la coke, du champagne, du sexe…
Et après, encore un autre endroit, ou une autre planète qui sait ?

Demain, nous récolterons ce que nous avons semé.
Ça fait peur, non ?

Faut-il craindre les réactions de la Terre eu rapport à ce que nous lui faisons endurer ?
Ou, avoir peur des déments qui nous poussent à accélérer l’élan ravageur,
en déniant la perversité de nos progrès industriels ?

Du coup, en 2017,
il semble que les soucieux du vivant ne peuvent plus faire autrement
que de s’opposer aux politiciens, qui, eux, favorisent les multinationales-scélérates.

On n’a pas voulu intégrer l’écologie à la politique, les voilà ennemies.
Lutte entre ceux qui ont conscience du vivant
et ceux qui veulent contraindre le vivant.

De nos jours, sans le souci écologique, autodestruction.
C’est aussi simple que ça.
Nous en sommes à un point critique, alarmant.

La Terre est à tout le monde
et plus de 65 % des français votent pour les riches !
Il est démontré, de la sorte, leur ignorance et/ou déni…

Nous voulons donc continuer, de rouler en voiture,
notre train-train "confortable" pourtant insatisfaisant, etc.
Et le reste… On verra bien. Positive attitude.
« Faut avoir confiance, y doivent savoir c’qu’y font »,
se disent la plupart, après avoir avalé des psychotropes,
et en s’en foutant royalement de l’écologie. Santé ! Hips

Instruits, cultivés, civilisés, intelligents ?

Pour moi, l’écologie est la science du vivant,
un respect et une curiosité envers les diverses formes d’intelligence.
L’écologie amène à aimer la Terre, notre Mère nourricière.
Elle est une relation qui permet d’éprouver un profond sentiment de joie d’exister
et parfois d’émerveillement (en contemplant le monde naturel),
et de reconnaissance également.
Le sentiment de reconnaissance nous reconnecte,
avec le Soi en soi, avec les autres, avec le vivant…
(Chacun a ressenti ce sentiment une fois ou l’autre,
ne serait-ce que face à un beau paysage ou à un coucher du soleil,
seul(e) ou dans les bras de sa(on) chérie, par exemple).
Rappelez-vous cette émotion
  

10 commentaires:

  1. Eric,
    Un bon conseil qu'est celui de se rappeller des émotions.
    À suivre !
    Thierry

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  2. Bon, tu prêches une convaincue ! ;)
    Aujourd'hui, ça m'a énervée, j'ai encore entendu cette phrase idiote qui consiste à dire que le bio n'existe pas vu la pollution atmosphérique, ce qui revient à dire que cela ne sert à rien de faire du bio puisque tout est pourri sur terre ! Alors ? On fait quoi ? On continue comme ça ? On ne fait rien ? On s'en fout ? voilà, les pessimistes, les blasés, moi, je ne veux plus les écouter, c'est pas parce que notre monde est pourri qu'il faut vivre comme des nuls et je suis convaincue comme le colibri que les petites gouttes peuvent faire de grandes rivières ! en tout cas on ne m'empêchera pas de le penser même si 65% des gens ont voté pour les nantis comme tu dis et qu'ils n'ont toujours rien compris !

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    1. J'aime bcp ce que tu écris, notamment ceci :
      "... comme le colibri que les petites gouttes
      peuvent faire de grandes rivières !"
      Joli !!
      Bon jour Virevolte ;)

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  3. Je crois qu'il faut arrêter de taper sur la tête des Humains ...En majorité Nous sommes tous de bons Humains avec des émotions et de bons sentiments sauf les politiques bien sur , pas de soleil ect ....Le bio a un coût faut pas l'oublier , c'est pas pour tout le monde ....Betty H

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    1. C'est important ce que tu écris, Betty, la phrase finale.
      Ce sujet vaudrait une publication (ou plus).
      Genre : ils se sont enrichis en ravageant la planète,
      ils ont les moyens d'acheter des produits bio...

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    2. le bio, c'est vrai ça a un coût ! mais faut faire des choix, je n'arrive pas à acheter tout bio, je n'en ai pas les moyens mais j'essaie de faire des choix, lessive bio parce pas tellement plus chère et que c'est tout de même meilleur pour la planète et pour moi et mes enfants, gels douches aussi, quand c'est en promo ou pas trop cher légumes bio, je choisis, sucre de canne bio aussi, muesli parce que les céréales non bio c'est un vrai cocktail de pesticides, etc...
      Et justement faut réagir pour que le bio soit pour tout le monde et pas que pour les nantis, parce que le bio c'est bon pour tous et pour la planète. Après, si on a un jardin on peut faire du bio et ce n'est pas cher alors ! ;)Et à tous ceux qui disent que le bio c'est pas meilleur je leur renvoie l'idée que le bio n'est pas fait pour être meilleur au goût mais qu'il est fait pour arrêter de détruire la planète et que même si ce n'est pas meilleur au goût c'est toujours meilleur pour nous de manger moins de pesticides .

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  4. Bien dit Virevolte , çà peut m'inciter à changer quelques habitudes ....Et bon week-end à vous...Betty

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  5. Bonjour Mesdames,
    Comme Betty : "bien dit Vi"

    Par rapport au goût, Vi, ce que tu as écrit est bon sens,
    néanmoins et par exemple : je me suis mis aux pommes achetées locales, bio,
    et ben j'ai vu la différence ! Non seulement au goût,
    mais elles sont bien plus nourrissantes à l'estomac
    (mais bcp moins jolies et parfaites d'apparence)...

    De mon côté, je revois toute ma façon d'acheter mes produits,
    ainsi que ma façon de me nourrir.
    Eh ben, au final, je remarque que ça ne revient pas si cher
    que ça d'acheter équitable et bio. Et maintenant,
    ils vendent les pâtes et riz, etc., au détail (sans emballage),
    ce qui réduit le coût.

    Donc oui, Betty, "changer quelques habitudes", et le bio devient accessible à tout le monde.

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    1. Eric, je suis d'accord avec toi, je trouve que les légumes bio sont bien meilleurs et même les fruits et légumes locaux, je n'arrive plus à acheter des pommes au supermarché depuis que je les achète à la ferme d'à côté, idem pour les carottes, l'autre jour ça m'a fait rire, j'avais acheté des carottes bio de supermarché et ma grande m'a dit qu'elles étaient bizarre et qu'elles n'avaient pas de goût, elle s'était déjà habituée aux carottes locales qui me teintent les mains lorsque je les épluche !

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