vendredi 20 avril 2018

Relationnel vicié, monde malsain

Postulat

Entre deux personnes, ou plus, les divergences sont inévitables ;
par conséquent, les conflits aussi sont inévitables.
L’état de conflit est donc normal.
Commentaire :
ce qui ne me paraît pas normal du tout
consiste en la volonté des gouvernements du monde entier
d’enrayer les conflits en y insufflant un arbitrage pré-formaté
par l’intermédiaire de diverses institutions et spécialistes rémunérés,
experts en tout, et plus encore si billets passés sous la table.

Propos (à penser par soi-même, à remettre en question)

Un conflit n’est ni grave ni négatif ni méchant.
C’est comme ça.
On grogne contre l’autre(s), s’engueule, s’explique, râle, boude, etc.

Chacun devrait faire un effort pour comprendre le point de vue de l’autre.

Comme en ce qui concerne la gestion de l’émotion colérique,
il s’agit de se contrôler ou mieux, de se maîtriser,
durant le moment de conflit avec quelqu’un(s),
et aussi, de mener la lutte de façon la plus intelligente possible.

La colère n’est pas à contenir, mais à contrôler.
Il vaut mieux parler de sa colère que de la ravaler, par exemple.
De même, un conflit n’est pas à éviter, mais à mener avec sagesse (comportement).

-> Apprendre à s’imposer sans écraser l’autre,
avec respect (de soi comme de la différence que représente autrui).
Enfin, il me semble évident que
cela dépend de l’adversaire(s), de l’ennemi du moment.
Adaptation :
face à un ennemi(e) veule et retors, menteur, tricheur et manipulateur,
un honorable combattant en prendra plein la figure, à moins qu’il ne soit un sage intelligent.


Un état conflictuel nécessite, de la part de chacun,
de s’écouter et de se parler les uns les autres
et, si besoin, de négocier.

On ne peut négocier qu’en face de quelqu’un disposé à négocier.

Négocier : l’un veut ceci, l’autre veut cela.
Une négociation intelligente devrait tendre à ce que chacun s’en sorte au mieux
et donc, cela nécessite que chacun concède et cède quelque chose (de son désir ou ambition ou idéal)
et que chacun obtienne quelque chose.

Intelligence : résoudre le conflit sur un "gagnant/gagnant",
c’est-à-dire que chaque partie en ressorte satisfaite (autant que se peut).
Un conflit débouchant sur un "gagnant/perdant" ne peut générer que de la haine,
insatisfaction d’un camp et exaltation de l’autre camp,
climat de mésentente permanent. Nouveaux conflits en prévisions.

On ne peut négocier que sur un même pied d’égalité et à armes égales.
Question :
les rapports entre les uns et les autres,
peuvent-ils être égaux au sein d’un système hiérarchique,
avec des niveaux de vie si différents entre les uns et les autres ?

Négocier avec une autorité

Les représentants de l’Etat occupent le haut du système hiérarchique,
comment seulement croire qu’on peut négocier quoi que ce soit avec eux ?
Question :
un enfant, mettons de 10 ans, peut-il négocier avec un père tyrannique et brutal
qui, en plus, serait en colère de la désobéissance de l’enfant, par exemple ?

En négociant avec l’Etat, on accepte par là-même de fonctionner dans le Système.

Lorsqu’on subit un système, on doit le rejeter en bloc.
Ne rejeter que ceci de négatif et garder cela de positif embourbe dans le système.
Par exemple :
pour combattre notre Système Mère-Matrice et Père-Culture,
il faut l’identifier en soi-même, en reconnaître le fonctionnement à l’intérieur de soi,
car chacun en est le résultat, pauvre, bourgeois ou riche ;
ensuite, il s’agit de dépasser, en soi-même,
ce qui attire et entrave dans ce Système (attrait de l’argent,
du pouvoir, des bénéfices secondaires et compensatoires, etc.)
"Ils" utilisent toujours les mêmes leviers, des techniques retorses,
lorsqu’un groupe résiste ou se révolte.
Avec des infiltrés (ou espions) : repérage des personnes les plus fragiles,
les non-violentes et positive-attitudes, celles qui culpabilisent facilement
et aussi, repérage des personnes lucides, intègres et dangereuses pour le Système.
Puis, "ils" font des propositions, soi-disant de négociation, au plus fragiles,
genre « vous obtiendrez ceci et cela en coopérant ».
Résultat : dans le groupe, un conflit éclate en opposant les non-violents aux décidés.
Perte d’énergie, gaspillage des forces.
Trahisons…
Je tente d’expliquer que seule une personne reconnaissant l’impact du Système
en elle-même parvient à résister aux offres alléchantes de la partie adverse.

Se rappeler que le diable est un ange, il en a l’apparence,
et le diable se montre généreux avec ses âmes soudoyées.


Comportement en situation conflictuelle

On ne peut être non-violent qu’en face de quelqu’un de non-violent.

On ne peut être honnête et juste qu’en face de quelqu’un d’intègre.

On ne peut faire confiance qu’à quelqu’un qui nous fait confiance,
et uniquement à la condition que nulle hiérarchie ni autre considération
ne distinguent l’un de l’autre.

Etc.

Se rappeler que le premier obstacle, notre pire ennemi, se trouve en soi-même.

En élargissant le cercle relationnel :
les ennemis les plus dangereux évoluent parmi nos proches.

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Liens
* De la violence
* Compétitivité, sans lutte ?
* Compétition et conflits, les tricheurs (D. Quinn)
++ Témoignages de paysans en lutte (notamment pour comprendre comment fonctionne le capitalisme)
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mercredi 18 avril 2018

Juste vivre

- Que représente une Zad pour moi ?





lundi 16 avril 2018

Erreur vitale des bourgeois

Essai de compréhension

Au préalable

Pour comprendre la réflexion qui suit, il vaut mieux lire, avant, ces deux textes :
- 3 contre 6, plus 1 ; nom de Tseu !
- Système à 3 sphères.

Réflexion

Je pense mieux comprendre ce qu’entend Lao Tseu avec sa désignation :
« ceux qui mettent en mouvement la terre de la mort ».
Enfin,
disons que je vous propose un point de vue, une possibilité ;
l’important étant de saisir la dynamique du 3 contre 6
en se basant sur le schéma du système à trois sphères.

Selon Lao Tseu, sur dix humains,
il y a 3 « compagnons de la mort » (30 % d’entre nous).
Il se pourrait qu’il soit question de ceux de la sphère de la Haute,
puisqu’ "ils" sont obsédés par la mort, qu’ils n’acceptent pas ;
en effet, depuis le début de la civilisation, de Babylone,
"ils" cherchent la vie éternelle, l’immortalité et autres vanités.
Un autre exemple,
on peut le constater notamment à la Zad de Nantes :
"ils" mettent tout en œuvre pour empêcher le vivant,
la créativité, les véritables nouveautés à tous niveaux,
ainsi qu’un mode de vie plus simple, sans institutions, sans dettes, etc. ;
c’est comme s’ils voulaient "suspendre" le mouvement de la vie, le contenir,
afin de rester sur le trône d’or pour encore des siècles et des siècles, âme-haine.

Ensuite, selon Lao Tseu, il y a 3 « compagnons de la vie ».
Puisqu’il s’agit de la polarité opposée,
il est forcément question de la sphère des pauvres, des esclaves, des fragiles, etc.
Le combat des pauvres, contre les oppresseurs de la Haute
qui les maintiennent la tête dans une déchetterie,
apparaît juste et sensé,
puisque la lutte des pauvres est une question de survie
et d’un désir de vivre mieux ; ce que ce Système leur refuse !

Il nous faut encore identifier les 3 derniers compagnons de Lao Tseu.
Par déduction et aussi, logiquement,
il ne reste plus que la sphère des bourgeois, ceux de la classe moyenne.
Ce sont les gens de cette classe qui travaillent dans la police, aux impôts,
dans les laboratoires-torture, où la vivisection est pratiquée allègrement,
où ils préparent des produits chimiques toxiques, des vaccins inutiles,
où ils inventent des objets-contrôle toujours plus sophistiqués, etc.
D’autres travaillent en usine à la fabrication des armes,
des voitures, des avions, de choses en plastique, etc.
D’autres goudronnent, pendant que d’autres abattent des arbres, etc.
« Ceux qui mettent en mouvement la terre de la mort ».
La classe moyenne travaille pour la Haute,
pour réaliser l’idéal des « supérieurs »,
et elle consomme ce qu’on lui suggère,
et elle roule en voiture, vole dans les airs,
pulvérise les terres pour produire davantage ;
en rêvant d’accéder à la sphère de la Haute.
« Ceux qui mettent en mouvement la terre de la mort ».

3 contre 6.


Remarque concernant la lutte riche/pauvre

Le combat est inégal, en plus d’être profondément et ignominieusement injuste.
Le combat oppose donc les pauvres aux gras et lâches « supérieurs » hyper armés,
ainsi qu’à la classe moyenne obéissante qui sert les intérêts de la Haute,
trop terrifiée à la seule idée de perdre leur hypocrite "estime",
ainsi que du confort et de la soi-disant sécurité.
3 contre 6.

30 % de justes contre 60 % d’âmes goulues, gâtées et angoissées ?


Digression : remise en question du système de vote et d’élection

Les décisions de la majorité :
cette méthode ne sert que les intérêts de la Haute.
3 contre 6.


Conclusion

Ceux de la Haute défendent leurs privilèges en imposant leurs rêves puérils,
ne les rendant pas heureux mais leur permettant d’acheter des yachts,
des jets, un abri antinucléaire, une paire de couilles toute neuve, etc.,
en étant entouré en permanence de policiers et chars blindés.

Les pauvres gens se débattent pour survivre et vivre décemment.

Il est temps,
au vu de tout ce qu’il se passe partout dans ce monde,
qu’un maximum de personnes de la classe moyenne,
du petit-bourgeois au riche bourgeois,
prennent conscience de leur funeste erreur de choix.

Je rêve : inversons le 3 contre 6.
6 justes contre 3 si vils arrivistes destructeurs.

Il est temps de « mettre en mouvement la terre de la… »  VIE.

La lutte des pauvres est juste,
elle n’est que défense et réaction à l’oppression violente
administrée par ceux de la Haute, par l’entremise de leurs politiciens.

Bourgeois : il est temps de choisir votre camp...








samedi 14 avril 2018

Le cerveau, siège de la pensée ?

Un constat : la médecine psychiatrique ne fait aucun progrès significatif depuis... ouf ! ;
et nous vouons un culte au cerveau, les transhumanistes en tête de peloton.

De mon point de vue, nous sommes de grands malades psy, névrosés dans le meilleur des cas,
de plus en plus borderline (à cheval entre la névrose et la psychose), les dirigeants en tête.

YUMENO Kyûsaku est un auteur japonais ayant écrit notamment un roman (atypique)
intitulé Dogra Magra.
NB : Dogra Magra a été publié en 1935, pourtant le propos s'avère des plus actuels.
À juste titre, il a été relevé en préface à ce roman :
« (...) une œuvre inclassable et étrange (…), dérangeante à l’extrême (…) »



Allons, gens, sus aux idées reçues non remises en question.




Le cerveau, est-il le siège de la pensée ?

Dans ce roman, Masaki est nommé professeur titulaire du département de psychiatrie.
Prenant place dans ses nouveaux locaux, le Pr Masaki choisit comme bureau
la pièce abritant à la fois la bibliothèque et la salle des spécimens.
Il explique au secrétaire administratif :
Je dois dire, puisque j’ai fini, moi qui vous parle, (...),
que le fond de la vérité, c’est que je suis moi-même fou,
du genre atteint de la folie de la recherche, aggravée de mégalomanie,
et comme vous voyez je suis le premier à le reconnaître. (…)
Toutefois, comme je ne peux pas signer mon bordereau d’internement
dans mon propre hôpital, il m’est venu l’idée d’exposer ici mon cerveau,
à titre de spécimen vivant, à côté de tous ces autres documents de référence…
Peut-être qu’en médecine générale ou en chirurgie ce n’est pas une pratique courante,
mais voyez-vous, en psychiatrie, il est capital au contraire
que le cerveau de professeur titulaire de la chaire soit lui-même étudié…
analysé sous toutes ses coutures…
C’est là ma conception d’une saine formation psychiatrique.

Avant que l'histoire (du roman) ne débute, le Pr Masaki se rappelle de sa thèse intitulée :
le cerveau n’est pas le siège de la pensée.
L'extrait copié ci-dessous provient de cette thèse (la mise en caractères gras est de mon fait, comme la présentation) :
(…) ce "cerveau" est justement le grand "Dieu-Mystère dans toute sa majesté",
cruel et trompeur, du monde scientifique d’aujourd’hui.
C’est lui le sphinx géant en protéines, le dernier organe inconnu du corps humain. (…)
Ce monstre qu’on appelle cerveau trône (…) en vrai tyran et oppresseur des autres organes,
et les pressure à merci de leur sang le meilleur et de leurs nutriments les plus riches.
Tout ce que le cerveau ordonne doit être exécuté sur-le-champ,
tout ce que le cerveau désire doit être obtenu sur-le-champ.
En fin de compte, l’homme existe-t-il pour le cerveau ou le cerveau pour l’homme,
on a beau soupeser le problème dans tous les sens, c’est à n’y rien comprendre…
tel est le despotisme de ce dieu des organes humains,
de ce dictateur souverain de la civilisation de l’humanité,
le Grand l’Unique Seigneur Cerveau.
Or, dans tout ceci, il y a quelque chose qui cloche.
Ce quelque chose, le voici : ce bloc de protéines qui se fait appeler cerveau,
aujourd’hui comme hier et inversement, quel rôle joue-t-il dans le corps humain,
à quoi sert-il ?...
À étudier la question de façon strictement scientifique,
on doit se résoudre à admettre qu’ "on n’en sait rien".
(…),
disons que "le cerveau fait en sorte que jamais au grand jamais

le cerveau-en-personne ne comprenne quelle est la fonction du cerveau-en-personne"
(…)

Cette idée (que le cerveau est le lieu où se forment les pensées)
est à l’heure actuelle l’une des croyances les plus inébranlables de l’humanité,

quand elle ne passe pas pour le plus élémentaire bon sens.
(…)

(…) "est-ce mon cerveau qui contrôle mon corps…
ou mon corps qui contrôle mon cerveau ?..."
(…)

… "Le cerveau lieu où se forment les pensées" est le pire ennemi de l’homme…
Le plus grand et le plus dangereux de tous les diables de l’univers…
(…)

… Ouvrez les yeux…
… Regardez combien ce cerveau malfaisant est diabolique.
… Et débarrassez-vous de toutes vos superstitions et aveuglements à propos du cerveau.
(…)
"Le cerveau est le Créateur de la civilisation scientifique."

"Le cerveau est le Dieu omniscient et omnipotent du monde réel."
(…)

… Le répertoire des péchés du cerveau épuise les cinq articles suivants…
"s’est imposé à l’homme comme étant supérieur à Dieu",
telle est la première page du répertoire des péchés du cerveau ;
"a conduit l’homme à se révolter contre la Nature", telle en est la deuxième page ;
"a renvoyé l’humanité dans le monde des bêtes", comme il est dit à la troisième page ;
"a rendu l’humanité folle en la faisant se tourner vers un monde de néant
uniquement composé de matière et d’instincts", comme il est dit à la quatrième page ;
"a fait glisser l’humanité sur la pente de l’autodestruction",
comme il est dit à la page finale.

(…)
À la suite de quoi, le "cerveau-qui-pense-les-choses",

après avoir mis Dieu K.O. de superbe manière,
poussa l’homme à se rebeller contre la Nature.
Alors il créa la civilisation matérialiste à l’usage de l’homme.
Tout d’abord, le cerveau donna à l’homme diverses sortes d’armes
et favorisa les tueries.
Il inventa de nouvelles techniques médicales
et leur fit contredire les méthodes naturelles de santé,

il fit prospérer les malades et accorda à l’homme le contrôle des naissances à volonté.
Il fit fonctionner toutes les machines et confina l’homme dans un monde plus étroit.
Il créa toutes sortes de nouvelles lumières et chassa le soleil, la lune et les étoiles. (…)
Puis il lui enseigna l’usage de l’alcool, de la nicotine (…)
Il y habitua si bien l’homme que celui-ci ne put plus vivre un seul jour sans artifice.
… Ce n’est pas tout…
(…) (le cerveau) déroba également
toutes les manifestations de cœur naturelles à l’homme

qui promettent son accroissement (…), la paix et le bonheur.
Autrement dit, il lui fit refuser en bloc l’amour (…), la chasteté, la confiance, la pudeur,
la reconnaissance, la compassion, (…) sous couvert de la raison spécieuse que
"ces émotions ne sont pas logiques au regard de la science matérialiste,
donc ne sont pas naturelles".
Puis il fit advenir un monde individualiste
reposant uniquement sur la matière et les instincts bestiaux.
(…)

Et maintenant, le "cerveau-qui-pense-les-choses", sans que personne s’en doute,
entreprend d’exterminer l’humanité.
(…)
Le "cerveau-qui-pense-les-choses" use de son influence pernicieuse

pour que chaque homme se perde dans le monde de néant des illusions,
et par un tour de passe-passe particulièrement travaillé,
fait de l’homme son pantin à lui faire exploser la tête.
(…) (le cerveau) qui a pensé lui-même toutes les théories scientifiques
(…)

Le cerveau, qui pense pourtant jusqu’aux plus profonds mystères de l’univers,
laisse de côté uniquement ce qui concerne le cerveau lui-même ?...
Comme c’est étrange !

Parmi toutes les thèses et théories savantes, n’y en a-t-il pas une seule à ce jour
qui donne une explication correcte du fonctionnement du cerveau ?
D’autre part, n’est-ce pas une bien étrange étourderie que vous… ou, si vous préférez,
que les cerveaux de tous les savants du monde
qui pensent en lieu et place de vos cerveaux à vous,

ne se soient encore jamais rendu compte jusqu’à ce jour de cette contradiction ?
…Voyez !... Le cerveau humain a permis de faire aboutir les recherches
sur le corps humain dans toutes les directions. (…)

Or, que le cerveau, qui a organisé toutes ces recherches,
ait laissé celles sur le cerveau et ses maladies, seules parmi toutes ces disciplines,
dans le même dénuement qu’aux temps les plus reculés (…)
Exemple encore plus ironique et singulier : le somnambulisme.
À vrai dire les savants, sectateurs du cerveau omnipotent,
ont abandonné cette maladie comme inabordable et inexplicable,
car les somnambules titubants, comme s’ils se payaient la tête de ces savants,
se montrent capables de toutes sortes de miracles…
(…)
Voilà comment le cerveau de tous ces spécialistes qui croient à la superstition
du "cerveau siège de la pensée", "siège de l’émotivité" et "siège de la mémoire",
bouche les tuyauteries de toutes leurs capacités de jugement
.
(…)

(…) les savant défendent le prestige de leur propre cerveau,
mais n’est-il pas comique que ces mêmes savants trouvent sous leur microscope
des animaux inférieurs sans cul ni tête, et donc bien sûr sans cerveau,
qui reconnaissent pourtant parfaitement le chaud du froid,
qui savent choisir leurs aliments selon leur goût,
et qui peuvent même prédire le temps qu’il va faire
avec une justesse dont l’homme est incapable ?

Par-dessus le marché, ces animaux inférieurs n’ont nul besoin de parler,
c’est avec leur corps qu’ils disent :
"Il n’y a pas besoin de cerveau pour penser les choses."
"Chez nous c’est notre corps entier qui est le cerveau."
(…) "mais comment le cerveau pourrait-il penser le cerveau ?"
(…)
Le secret du "truc" du cerveau…
de l’art des faux-fuyants de ce diable pire que tous les diables…

(…)
"Le cerveau-siège-de-la-pensée n’est pas capable
de penser le cerveau-siège-de-la-pensée", telle est la loi éternelle,
au même titre que le postulat de la physique
"Deux corps ne peuvent exister simultanément en un même point"
(…)

Notre âme… ou notre conscience vitale, elle n’est nulle part.
Elle est dans notre corps entier (…)
(…) ce qu’on appelle les désirs, les sentiments, la volonté, la mémoire, le jugement,
les convictions… tout ce qui est perpétuellement présent à notre conscience
est contenu en totalité et dans un égalité parfaite dans chacune
des trois mille milliards de cellules qui composent notre corps.
Ainsi le cerveau n’est rien de plus qu’un assemblage de cellules dont la fonction
est de transmettre le contenu de la conscience de chacune des cellules du corps
à l’ensemble de toutes les cellules du corps sans en oublier une seule.
Les rouges appellent chaque membre du Parti une cellule.
On peut donc considérer chaque cellule comme un être humain,
et assimiler le corps entier à une métropole,
au centre de laquelle se trouve le cerveau dans le rôle du central téléphonique.
Et on voit bien alors qu’il n’est que cela et rien de plus. (…)

C’est pour cela que chacune de ces cellules primordiales possède déjà
des facultés psychiques illimitées,

(une cellule) est capable d’exprimer, en fonction de l’environnement,
une conscience, des sentiments, une capacité de jugement.
Assimilant les corps organiques ou inorganiques extérieurs,
se multipliant se dédoublant,
elle possède même la faculté psychique de partager par action sympathique-réflexe
ses sensations et ses pensées avec ses compagnes cellules mitoyennes
issues de ce dédoublement.
(…)

Parmi ces êtres vivants de toutes sortes,
ceux qui présentent le plus faible degré d’évolution jusqu’aux méduses,
comme vous pouvez le constater, ne possèdent ni cerveau ni cellules nerveuses
ni aucun de ces organes chic-modernes.
(…)

Alors que les êtres vivants tels que nous qui ont évolué jusqu’à une complexité extrême,
comme vous le savez bien, ont une conscience complètement saturée.
La distance entre les cellules s’est agrandie,
la taille du corps a augmenté au point que dans votre baignoire vous faites bouger
vos doigts de pied en vous demandant "est-ce encore moi, là-bas au bout ?"
C’est pourquoi, tout comme les membres et les organes des sens se partagent le travail
chacun selon sa spécialité, pour ce qui est de la conscience,
un transmetteur central automatique à liaisons multiples
auquel on donne le nom de "cerveau" a été fabriqué,
qui transmet la conscience et les sensations des trois mille milliards de cellules du corps
dans toutes les directions par action sympathique-réflexe sans intervention de l’homme…
C’est alors que commencent à lui venir des idées, c’est moi qui suis moi…
c’est moi qui vis…

(…)
Les globes oculaires seuls ne voient rien.
Les oreilles seules n’entendent rient.
Tous ont besoin à l’arrière-plan des sensations et du jugement
de toutes les cellules du corps
.
De la même façon, le cerveau seul ne peut ni penser ni sentir les choses.
À l’arrière-plan, il lui faut toutes les cellules du corps
à la fois dans leur subjectivité et leur objectivité.
Sans cela, le cerveau humain est aussi inutile
qu’un appareil de projection sans écran ni spectateurs. (…)
… Ahem… Le cerveau humain, comme je viens de vous l’expliquer,
est donc comme une sorte de catadioptre à réflecteurs sphériques
qui transmet par effet sympathique-réflexe la conscience de toutes les cellules
du corps petites et grandes et les focalise en un point unique.
De la même façon que l’œil de la libellule peut percevoir ce qui l’entoure
dans toutes les directions, le cerveau humain examine simultanément
l’univers plénier des sensations conscientes qui tournoient dans chacune
des trois mille milliard de cellules du corps.
(...) autrement dit l’individualité de l’homme, son identité spécifique,
contenue uniformément dans chacune de ses cellules
,
comme le montrera mon expérience,
n’est rien d’autre que l’accumulation de l’activité psychologique
transmise héréditairement par toutes les générations de ses ancêtres sans exception…
en d’autres termes, ce que l’on appelle l’homme normal, donc,
est la manifestation de la rémanence psychologique
des innombrables expériences vécues par les générations de ses ancêtres,
unifiées par l’action sympathique-réflexe du cerveau
et maintenues mutuellement en harmonie en un point focal (…)


Référence du livre

Dogra Magra, de YUMENO Kyûsaku, éditions Philippe Picquier,
2003 (traduction française), et 2006 en édition Picquier poche.

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Lien
* Corps malmené, raison déficiente.
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vendredi 13 avril 2018

Corps malmené, raison déficiente.

Un corps, un tout

Une tribu, un groupe, une communauté, une nation, une société,
tout cela peut être considéré comme un corps.

Un corps comprend divers organes vitaux ainsi que
des muscles et articulations permettant le mouvement,
des os pour soutenir le corps, des nerfs, etc.
Chaque organe est important.
Sans cœur, pas de vie ;
sans estomac, pas de vie ;
sans foie, pas de vie, etc.
Sans muscle, pas de mouvement.

S’efforcer à une vue holistique sur le corps.

Lorsqu’on parle de santé,
il est question de l’état global du corps, psychisme compris.

Le tout ainsi que chaque partie et fonction
‒ le corps, les organes, les nerfs, etc. ‒
se doivent d’être considérés au même titre,
comme étant pareillement important
et nécessaire à l’équilibre général.

À savoir :
lorsqu’un organe fonctionne mal,
les autres organes de devoir compenser,
se retrouvant par conséquent en surcharge de tâches.
Stress pour l’ensemble du corps et perte d’énergie.
Sentiment de fatigue et/ou de lassitude.

Dès qu’une fonction faiblit,
les autres fonctions de l’aider, de la soutenir,
jusqu’à ce que le corps entier retrouve un fonctionnement global harmonieux.
Normalement, en chacun, cela se fait tout seul, automatiquement.
Nous ne nous en soucions qu’en cas de symptômes dérangeants.
Maladie. La maladie signale un déséquilibre qui perdure.

En saisissant le principe holistique du corps,
on comprend que notre médecine occidentale, pharmaco-rentable,
est partielle, voire nulle, puisque ne prenant en compte que les symptômes.
Exemple :
on a mal aux reins depuis 2 ou 3 jours.
On consulte. Le médecin va se concentrer sur les reins.
Et on ressort avec des médicaments pour les reins.
Mais il se peut que les reins, juste fatigués,
ne fassent que signaler un dysfonctionnement dont la cause provient d'ailleurs.
En considérant l’ensemble du corps, ainsi que ce qu’a bu et mangé la personne, etc.,
on peut découvrir un autre organe qui peine, ou une fonction sous-employée,
ce qui a fini par surcharger les reins, qui lancent le signal d’alerte : un symptôme.


La société, un corps 

En considérant cette vision holistique du bien-être,
on comprend pourquoi un mode de vie tribal s’avère plus sain pour l’humanité.
Comment ~7 milliards d’individus peuvent-ils adhérer à une seule et unique tribu ?
Une seule tribu (pensée unique, ordre mondial) représente une seule et même idée,
culture, façon de faire et de se comporter, etc. Pas de variante.
Impossible. Inimaginable (sauf pour les énergumènes qui nous dirigent).

Se questionner sur notre mode de vie communautaire :
que penser d’une société qui se bâtit en maltraitant, volontairement,
l’un de ses organes : la sphère des esclaves et pauvres ?

Cette société se fonde sur la nécessité d’un organe fragilisé.
À quelle fin ? Pour quelle(s) raison cette ignominie ?
Afin que les autres organes et parties du corps dépendent exclusivement
d’un unique organe, devenu dément et tyrannique ; le cerveau, par exemple.

Comment est-ce possible ?
L’organe dominant exerce la force brutale, l’intimidation,
répandant la peur dans tout le corps. Et il se rend indispensable.
Dans notre société, par exemple, les institutions sont indispensables,
avec leur nuée de spécialistes et experts formatés à l’esprit management-conforme,
jugeant et punissant ou récompensant, selon des critères préétablis.

Ce mode d’être ensemble rend irresponsable les individus ;
individus abrutis par leurs tâches, leur routine mécanique,
et une culture aseptisée cultivant des peurs insensées du genre :
« sans l’autorité de l’organe dominant, le corps s’écroulerait ! »

Drôle de conception d’une vie en société,
drôle de rapport au corps, n’est-ce pas ?

On me le raconterait que je peinerais à y croire.
J’me dirais un truc du genre « c’est une fable insensée, d’une bêtise incommensurable ».

* * *

Avis perso :
la classe de la Haute
– les dominants tyranniques, violents, sourds et armés (avec l'argent des impôts) –
est remplie de sacrés salopards, certes,
mais les idiots de cette fable hallucinante sont les bourgeois,
du travailleur manuel au fonctionnaire et au patron, soit :
nous tous, la plupart, les dindons de cette triste farce démoniaque.
Idiot d’accepter un tel fonctionnement malsain pour tous,
n’engendrant qu'insatisfactions profondes en chacun, pauvre ou riche,
et des climats de violence destructrice se répandant partout sur notre planète.

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jeudi 12 avril 2018

Réparation nocturne

- Aaah !, cria-t-il en se réveillant.

- Qu’est-ce qu’il t’arrive mon poussinet, un mauvais rêve ?

- Mmmh...
Aaah !
, cria-t-il à nouveau, en voyant son épouse.

- Eh bien, mon roitelet, dur réveil ce matin.

- Pardon, douce colombe. Je reprends mes esprits.
Figures-toi que j’ai rêvé d’expulsions.

- Tu m’étonnes, avec la racaille de Notre-Dame-des-Landes qui vous tourne en bourrique.

- Non, tu n’y es pas. J’te raconte :
un moment, je me suis retrouvé au bocage,
et je fraternisais avec les zadistes. Embrassades générale.
Puis, j’étais à l’Elysée d’où j’ordonnais l’expulsion…
des banquiers et assureurs,
et de tous les politiciens sans distinction.
J’ai ordonné la fermeture de toutes les multinationales
et l’arrestation des actionnaires, présidents et directeurs.
J’ai ordonné l’arrêt des centrales nucléaires.
J’ai exigé une véritable justice, en expulsant les juges en place.
Puis, je discourais sur un mode de vie simple,
encourageant à la créativité, à la nouveauté.
« Tout est à faire », ai-je clamé devant les caméras.
J’ai annoncé publiquement renoncer à mes prérogatives et aussi,
tiens-toi bien, à notre fortune.
Le peuple dansait.
Les médias me vouaient éloges dithyrambiques.
Et moi, je bandais dur, soudain nu et heureux.
Ils voulaient tous me toucher, me caresser,
en me disant combien ils m’aimaient.
C’était horrible.

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mercredi 11 avril 2018

Etat King-Con

Déjà paru en avril 2016 (sur EB)

J’ai imaginé un entretien avec Maître Lao Tseu, l’auteur du Tao Te King.
L’échange porte sur le fonctionnement de notre monde (humain).
Incroyable, son propos est encore à jour,
paraissant évoquer notre actualité brûlante !
Un visionnaire cet Homme.

La civilisation, représente-t-elle un progrès, une réelle avancée,
un mode de vie communautaire intelligent ?

Quelle est l’origine de la civilisation, de la civilité, M. Tseu ?
(Lire attentivement la non-progression, voire la régression ou la dégénérescence)
(...) lorsque le Tao fut délaissé il y eut la vertu ;
la vertu perdue, il y eut l’humanité ;
après la perte de l’humanité, il y eut l’équité ;
après la perte de l’équité, il y eut la civilité.
Or la civilité n’étant que l’apparence de la droiture et de la sincérité,
elle est cause de désordre.

Lao Tseu d’en rajouter une couche. Notons comment ça se dégrade :
Quand le grand Tao fut délaissé,
il y eut l’humanité, la justice.
Puis la sagesse, la prudence parurent,
et l’hypocrisie fut générale.
Dans la famille, les membres se méconnurent ;
il y eut l’affection des parents, la piété filiale.
Les Etats souffrirent de la corruption, du désordre ;
il y eut des fonctionnaires fidèles.

Abordons le sujet clé paraissant faire l’unanimité : la sécurité.
Lao Tseu recommande à ce sujet :
Il ne faut pas glorifier les hommes de valeur, pour que le peuple ne dispute pas ;
ni estimer les biens difficiles à acquérir, pour qu’il ne vole pas ;
ni étaler ce qui excite la convoitise, pour que son cœur ne soit pas troublé.

Lao Tseu, en verve, de continuer :
Quand les palais sont trop bien entretenus,
les terres sont incultes, les greniers vides.
Porter des habits somptueux, des épées tranchantes,
se gaver de nourriture et de boissons, accumuler des richesses,
c’est glorifier le vol.
Conserver plein ce qui va déborder, mieux vaut y renoncer.
Un tranchant trop aiguisé ne peut rester longtemps affilé.
Une salle remplie d’or et de joyaux ne peut être gardée.

« Si, à quarante ans, on ne parvient pas à s’acheter une montre Rolex,
c’est qu’on a raté sa vie », a dit un salopard  intellectuel civilisé.
Un autre connard politicien a clamé fièrement « j’espère bien
que des jeunes rêvent encore de devenir milliardaires
».

Et Lao Tseu de répondre à ses sans-âme possédés par leurs biens :
S’enorgueillir parce que l’on est comblé de richesses et d’honneurs,
attire sur soi l’infortune.

De nouvelles lois, des traités comme le TAFTA, tombent du toit des « supérieurs ».
Plus on évoque la liberté, la démocratie, plus les choix se restreignent !
… ?
Environ 540 ans avant J.-C., c’est-à-dire il y a plus de 2500 ans (!),
Lao Tseu prétendait que :
(…)
plus il y a de règlements et de prohibitions dans l’Empire, plus le peuple s’appauvrit ;
plus le peuple a de moyens de s’enrichir, plus la vie familiale se trouble dans la nation ;
plus le peuple est habile et ingénieux, plus on voit surgir des inventions inutiles ;
plus le flot des règlements et des lois monte, plus il y a de malfaiteurs et de bandits.

Nous ne respectons plus rien,
et ne reconnaissons ni valeur ni éthique ni justice ni équité.
Comment expliquer cela ?
Les Grands Souverains de jadis, le peuple savait qu’ils existaient.
Ceux qui vinrent ensuite il les aima, les honora ;
puis il les craignit, et enfin les méprisa.
Quand la confiance est limitée, il n’y a pas de confiance.

Lao Tseu, renversant, poursuit avec l’attitude des dirigeants :
Lorsque le gouvernement est simple et indulgent, le peuple est riche et généreux ;
lorsque le gouvernement est formaliste et tracassier, le peuple est besogneux et mesquin.
(…)
Si le gouvernement est sans droiture,
la droiture devient erreur, et le bien devient perversité.
Les hommes sont égarés et cela dure depuis longtemps.

Lao Tseu explique les soi-disant crises (qui profitent à Ceux-qui-ont-trop) :
Le peuple a faim lorsque ses maîtres dévorent le produit de lourds impôts ;
voilà la cause de la disette.
Le peuple est difficile à gouverner lorsque ses maîtres sont agissants ;
voilà d’où vient la difficulté de gouverner.
Le peuple envisage la mort avec légèreté, parce qu’il peine trop pour vivre ;
voilà pourquoi il attache peu d’importance à la mort.

Ah ! Les promesses.
Promesses des politiciens, des représentants de Dieu, des scientifiques, etc.
« Y a qu’à… », « il suffit que… », « on va édicter un nouvel interdit », etc.
Qui promet à la légère mérite certainement peu de confiance ;
qui trouve tout facile éprouve nécessairement beaucoup de difficultés.

Lao Tseu, décidément un prescient,
conseille nos politiciens et autres dirigeants restant dans l’ombre :
Renoncez à la sagesse, abandonnez la prudence,
ce sera cent fois plus profitable au peuple.
Renoncez à l’humanité, rejetez la justice,
et le peuple reviendra à l’amour filial et à l’affection paternelle.
Renoncez à l’habileté, abandonnez le profit,
et il n’y aura plus de voleurs ni de bandits.
Ces qualités étant des apparences, ne sauraient suffire.
C’est pourquoi il faut tâcher de se montrer simple,
rester naturel, réduire l’égoïsme, avoir peu de désirs.

Posséder, vouloir (cérébral), avoir davantage, comptabiliser, thésauriser… :
Il n’est pas de plus grande erreur que de vouloir satisfaire ses désirs ;
il n’est pas de plus grande misère que de ne pas savoir se suffire.
Il n’est pas de pire calamité que le désir de posséder.
C’est pourquoi celui qui sait se contenter de peu est toujours satisfait.

Concernant les bienfaits de l’abnégation :
Le ciel et la terre durent toujours.
S’ils durent toujours, c’est parce qu’ils ne vivent pas pour eux-mêmes.
Voilà ce qui leur permet de durer indéfiniment.

Lao Tseu nous laisse avec une note d’espoir :
Un ouragan ne dure pas toute une matinée,
ni une pluie torrentielle tout un jour.

Or, qui fait cela ?
Le ciel et la terre.
Si le ciel et la terre ne peuvent faire durer ce qui est excessif,
comment l’homme le pourrait-il ?

À méditer :
Quand la foi n’est pas totale, ce n’est pas la foi.
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Commentaire : depuis que l'humain a cessé de vivre en mode tribal,
notamment Lao Tseu, G. I. Gurdjieff et D. Quinn ont déploré sa régression
et dégénérescence sur tous les plans : personnel et social.
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lundi 9 avril 2018

Considérer d'avoir le droit de...

Notre-Dame-des-Landes. Belle dénomination.

Ça chauffe là-bas, en ce moment, à la Zad.
ZAD : Zone À Défendre.

On ne défie pas l’Autorité,
pas sur les questions de possessions de propriétés,
ni sur des questions de liberté d’être et de vivre autrement.

Pas le droit de vivre autrement
que le conforme ne convenant qu’aux riches et richissimes,
pourtant malheureux, paranoïaques, éternellement angoissés.

2'500 policiers divers, hyper armés, sont mobilisés (quel coût ?)
pour expulser 250 squatteurs, non armés.

Non-intelligence et non-sagesse des dirigeants,
et obéissance aveugle des exécutants.

De quel droit, hormis celui qu’eux-mêmes ont édicté,
certains s’approprient des terres, de ses fruits, de son eau,
et de notre liberté d’exister comme on le sent,
de vivre comme notre instinct nous le demande,
d’évoluer intelligemment comme la conscience l’exige ?

Non seulement, ils se sont appropriés des terres,
mais ils ne cessent de les polluer.
Et les océans, et les océans ♪
♪ et aussi l’espace, et l’espace ♫
♫ tout, tout, tout, on souillera tout ce qui est possible de souiller ♪

De quel droit, ces "personnes" (?) ravagent-elles la planète ?

Et nous, tous, quand comprendrons-nous que notre mode de vie est malsain ?
Oh non, pas les voitures, elles ont des autocollants verts m’t’nant,
ni les avions, ni le nucléaire, ni les pesticides, ni les vaccins inutiles tant lucratifs.


Avec eux, pas de nucléaire et, bonus, pas de compteur "Linky" espion.


Il est temps de passer des Zad à la Tad.
TAD : Terre À Défendre.
Oh, la Terre se défend toute seule,
pas besoin de microscopiques poussières aliénées se prenant pour des êtres supérieurs.
J’ai l’impression que la Terre a commencé, à réagir contre la vermine qui l’épuise.

Nous ne pouvons défendre que notre droit de vivre de façon sensée,
en cessant la destruction du peu d’environnement naturel qu’il reste.
VAD : Vivant À Défendre.
Devoir se battre pour pouvoir vivre, respirer, boire et manger, de façon saine !
Délire grave !
Psychopathologie générale, névrose pour tous.

En écrivant cela, je me dis que nous sommes vraiment des monstres déments,
et cela, sous la responsabilité et l’exemple de dirigeants soucieux de rentabiliser.

Révélation, apocalypse, nous y sommes.
Leur plan machiavélique se révèle, de lui-même,
grâce à leurs excès de cupidité,
dévoilant, jusqu’à la racine, leur pensée de civilisation immonde.

N’est-ce pas ainsi qu’on détruit une plante proclamée nuisible,
en arrachant jusqu’à la racine ?

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Liens
* Guerre contre l'espoir
* Concordance d'événements (+18 ans) 
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vendredi 6 avril 2018

Force du groupe et pouvoir du solitaire


- Pour quelles raisons restes-tu isolé, dans ta tanière ?
Tu devrais sortir, t’inscrire dans des clubs, associations,
pour faire des rencontres, non ?

- C’est que… euh…
ma capacité de supporter les autres atteint ses limites.
J’ai l’impression que si je subis une déception supplémentaire,
le baromètre va descendre sous la barre du définitivement écœuré.
Je ressens encore, un tout petit peu, la capacité de m’émerveiller et d’aimer,
alors je tente de préserver cet état d’être, de le protéger, et de le nourrir aussi.

- M’enfin, des personnes sont décevantes, ok, mais pas toutes.

- C’est exact, mais jusqu’ici, et durant quelques décennies,
au niveau relationnel, je me suis trompé. Mauvais choix.
Il me reste un sentiment de n’avoir pas rencontré les bonnes personnes.

- Relationnel parasité et insatisfaisant, mauvais choix, mauvaises personnes, faux-moi.
Comment sait-on quand on est dans le "vrai-moi", à ton avis ?

- Lorsqu’une continuité d’être et d’agir harmonieusement ressort de notre parcours,
peut-être ?

- Joli !
Complexe tout ça.
Et de reformer un couple, ça te dit ?

- Mmh, oui, quand je la rencontrerai, je ne me poserai pas la question.
Cependant, je n’ai aucune envie d’intégrer le mode de vie
et le rythme de quelqu’un d’autre.
Commencer quelque chose à deux implique des changements pour chacun,
de commencer l’histoire en un lieu neutre, n’appartenant ni à l’un ni à l’autre,
de trouver un mode de vie, ainsi qu’un rythme, convenant à tous deux.
Figures-toi que je ne rencontre pas de personne disponible et libre ; tu le crois ?

- On mène des vies de fous, et on a nos familles, amis, travail, distractions, etc.

- Effectivement, nous sommes constamment agités.
Cet incessant activisme nous plonge en mode « non disponible ».
La TV et le smartphone sont terribles à ce propos,
puisque ces écrans attirent notre attention,
en nous pompant notre énergie,
tout en nous suggérant des façons de se comporter,
et de consommer.
C’est l’ensemble de ce mode de vie que je réprouve.

- Tout choix comprend un sacrifice.
On choisit une option ou un chemin et ce,
forcément, au détriment de l’autre(s) option.
On ne peut pas prendre les deux options ni suivre deux chemins.

- Exactement. De la sorte,
soit je reste sensible et encore un peu émerveillé du vivant,
soit je mets le masque du conforme et devient totalement indifférent.
J’ai choisi.

- Peut-être que tu considères cela de façon trop tranchée et excessive, non ?
Je trouve que tu prends les choses trop à cœur.

- Oui, sûrement. Mais notre mode de vie, la société,
nous pousse à ne plus écouter notre conscience, et cela je le refuse.
La pression politico-financière s’accentue. C’est de pire en pire.
Regardes donc l’état de la planète, c’est de pire en pire.
Ce que je me demande : comment font les autres pour continuer leur vie comme si de rien ?
Comment tu fais, toi ?

- J’ai ma famille, mes enfants.
Isolé, tu ne pourras rien pour améliorer le fonctionnement du monde.

- Qui sait ?
Une personne seule peut entreprendre ce qu’un groupe de personnes ne peut pas,
et vice-versa. Pour lutter contre le système, il vaut mieux s’allier,
être ensemble, former des tribus unies contre l’ennemi commun, certes.
Néanmoins, toute option se révèle avec des mauvais et bon côtés, aspects ;
et toute action engendre des effets non désirés et inattendus.
En groupe, le mauvais côté consiste à s’abrutir ensemble,
et à tout compliquer.
On s’influence les uns les autres.
Et il y a des luttes de pouvoir notamment pour les prises de parole,
et pour imposer des idées, organisation, décisions, etc.
On passe beaucoup trop de temps à discuter, parlementer, s’expliquer,
raconter, rendre compte, accuser, se justifier, promettre, mentir, etc.
Ensemble, chacun risque de se limiter, c’est l’effet indésirable.
Et, en groupe, la majorité décide, et chacun de s’y plier ;
mais s’il arrive que tu ne sois pas en phase avec la décision de la majorité,
que se passe-t-il ? Est-ce que tu vas agir à l’encontre de ton point de vue ?

- Ouais…
Pour ma part, j’aime pas rester seul trop longtemps.
Mais c’est pas faux que les groupes finissent souvent par déconner,
enfin cela dépend du meneur, roi ou dirigeant, et de son entourage.

- Un groupe, peut-il avancer sans chef ?

- Apparemment, c’est difficile.

- Et avec un chef aussi, c’est difficile, la preuve au quotidien.

- Ouaip, c’est incontestable.

- Admettons qu’un solitaire soit capable de faire des miracles,
qui s’en apercevrait dans l’agitation ambiante au sein de laquelle
notre attention se trouve constamment sollicitée, par des publicités,
des horaires à tenir, des informations (disant tout et son contraire),
des bulletins météo, des coms sur les réseaux sociaux, etc. ?
Je veux dire qu’un solitaire peut faire des choses dont lui seul est le témoin.

- T’as déjà vécu une situation miraculeuse ?

- Qui me croirait ?
Il faudrait en débattre et, surtout, le prouver.
Voilà une des limites du fonctionnement en groupe :
devoir convaincre tout le monde, la majorité pour le moins.

- Ah ah ah, tu déconnes, hein ?

- Qui sait ?

- Dis, tu crois qu’un groupe pourrait produire un miracle ?

- J’sais pas.
Peut-être bien que oui,
pour autant que les membres du groupe parviennent à une réelle entente,
à se moduler sur une même longueur d’onde, chacun détaché de son ego affecté ;
et pour autant que chacun agisse pour la communauté, sans intérêt personnel.
Dans ces conditions, peut-être que ce serait possible.
C’est comme dans un couple : soit tu restes égoïste,
centré sur tes plaisirs et compensations,
soit tu penses à la relation,
non pas à faire plaisir à l’autre ni à lui plaire ni à lui être soumis,
mais à ce qui est sain et bon pour le couple (ou famille, ou tribu).


mercredi 4 avril 2018

Gérer son potentiel énergétique (G XXI)

Dans cette rubrique paraît une série d’articles portant sur la connaissance de soi,
articles se composant d’extraits de l’enseignement de G. I. Gurdjieff,
selon les notes prises par P. D. Ouspensky, l’un de ses élèves.
G. I. Gurdjieff tenait sa connaissance de la « tradition ancienne ».

Ma motivation : se désenvoûter (un max. d'entre nous).
 
Soyez votre propre flambeau et votre propre recours.
– Sagesse orientale
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G. I. Gurdjieff revient sur le « faire » et la dépense énergétique conséquente :
Nous voulons "faire",
mais dans tout ce que nous faisons nous sommes liés
et limités par la quantité d’énergie produite par notre organisme.
 
Chaque fonction, chaque état, chaque action, chaque pensée,
chaque émotion, nécessitent une énergie, une substance bien déterminée**.

G. I. Gurdjieff explique comment nous gaspillons notre énergie « en pure perte » :
L’énergie est surtout dépensée par les émotions inutiles et désagréables,
par l’attente anxieuse de choses déplaisantes, possibles ou impossibles,
par les mauvaises humeurs, les hâtes inutiles, la nervosité, l’irritabilité,
l’imagination, la rêverie et ainsi de suite.
L’énergie est gaspillée par le mauvais travail des centres* ;
par la tension inutile des muscles, hors de toute proportion avec le travail fourni ;
par le perpétuel bavardage, qui en absorbe une quantité énorme ;
par l’ "intérêt" sans cesse accordé aux choses qui arrivent autour de nous
ou à des gens avec lesquels nous n’avons rien à faire,
et qui ne méritent pas un regard ;
par le perpétuel galvaudage de la force d’ "attention" ;
et ainsi de suite …
Dès qu’il commence à lutter contre toutes ces habitudes,
l’homme épargne une quantité énorme d’énergie (…)
L’étude du fonctionnement de l’organisme humain
montre que cela est tout à fait possible**.

Ce qui suit est important puisque ça concerne nos capacités et possibilités
qui sommeillent, restant en état latent au fond de chacun de nous :
L’organisme humain est comparable à une usine de produits chimiques
où tout a été prévu pour un très haut rendement.
Mais dans les conditions ordinaires de la vie,
elle ne donne jamais toute sa mesure,
parce qu’une petite partie seulement de sa machinerie est utilisée
et elle ne produit que ce qui est indispensable à sa propre existence.
Le travail de l’usine est de transformer une sorte de matière en une autre,
c’est-à-dire du point de vue cosmique
les substances plus grossières en substances plus fines.
L’usine reçoit du monde extérieur, en tant que matière première,
une quantité d’ "hydrogènes" grossiers,
et son travail consiste à les transformer en "hydrogènes" plus fins, (…)
"Apprendre à séparer le subtil de l’épais"
– ce principe de la "Table d’Emeraude" se réfère au travail de l’usine humaine,
et si un homme apprend à "séparer le subtil de l’épais",
c’est-à-dire à amener la production des hydrogènes fins
à son plus haut niveau possible,
il créera pour lui-même, par ce seul fait, la possibilité d’une croissance intérieure
(…)
Toutes les substances nécessaires au maintien de la vie de l’organisme,
au travail psychique, aux fonctions supérieures de conscience
et à la croissance des corps supérieurs,
sont produites par l’organisme à partir de la nourriture qui pénètre en lui.

G. I. Gurdjieff met en avant l’importance des impressions :
L’organisme humain reçoit trois sortes de nourriture :
1. La nourriture ordinaire que nous mangeons.
2. L’air que nous respirons.
3. Nos impressions.
Il n’est pas difficile de comprendre
que l’air est une sorte de nourriture pour l’organisme.
Mais il peut paraître difficile, à première vue, de comprendre
comment les impressions peuvent être une nourriture.
Nous devons nous rappeler qu’avec chaque impression extérieure,
d’ordre sonore, visuel ou olfactif,
nous recevons du dehors une certaine quantité d’énergie,
un certain nombre de vibrations ;
cette énergie qui, de l’extérieur, pénètre dans l’organisme,
est une nourriture.
De plus, l’énergie ne peut pas être transmise sans matière.
Si une impression extérieure introduit avec elle dans l’organisme une énergie extérieure,
cela signifie donc qu’une matière extérieure pénètre aussi dans l’organisme
et le "nourrit", au sens le plus plein de ce mot.

(…)
L’organisme peut exister pendant un temps relativement long
sans nul apport de nourriture physique fraîche.
(…)
Sans air, il ne peut subsister que quelques minutes, pas plus de deux ou trois
(…)
Sans impressions, un homme ne peut pas vivre un seul instant.
Si le flot des impressions devait s’arrêter de quelque façon,
ou si l’organisme devait être privé de sa capacité de recevoir les impressions,
il mourrait instantanément.
Le flot des impressions qui nous viennent de l’extérieur
est comme une courroie de transmission
par laquelle nous est communiqué le mouvement.
Le moteur principal est pour nous la nature, le monde environnant.

G. I. Gurdjieff revient sur, et explique, le « rappel de soi » :
(…) « nous ne nous rappelons pas »,
c’est-à-dire nous n’avons pas la sensation de nous-mêmes ;
nous ne sommes pas conscients de nous-mêmes
au moment de la perception d’une émotion, d’une pensée ou d’une action.
Si un homme le comprend et essaie de se rappeler lui-même,
chaque impression qu’il recevra pendant ce rappel sera, en quelque sorte, doublée.
Dans un état psychique ordinaire je regarde simplement la rue, par exemple.
Mais si je "me rappelle moi-même", je ne regarde pas simplement la rue,
je sens que je la regarde, comme si je me disais à moi-même : « Je » regarde.
Et au lieu d’une impression de la rue, j’ai deux impressions :
l’une de la rue, et l’autre de moi-même regardant la rue.

Cette seconde impression,
produite par le fait de mon "rappel de moi",

est le "choc additionnel".
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En bref (des dernières parutions) et avec mes mots (selon mon entendement) :
pour affiner l’apport de nos nourritures,
deux chocs ou impulsions (efforts appliqués sciemment) sont nécessaires :
1. transmutation de l’émotionnel : ne pas verbaliser vainement (perte d’énergie)
les sentiments et émotions déplaisants ni, surtout, les cristalliser (ne pas les ressasser,
ruminer, mais les laisser filer tels des nuages dans le ciel intérieur) ;
s’efforcer aux non-identification et non-considération intérieures.
2. Rappel de soi notamment lorsqu’il se passe quelque chose,
et conscientisation des impressions (écouter les ressentis et le sentiment général).
Pour le dire autrement : prendre du recul, de la distance affective,
pour s’observer soi-même (durant ce qu’il se passe).
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Notes

** À savoir : en suivant les notes de P. D. Ouspensky,
G. I. Gurdjieff poursuit avec la table des hydrogènes.
Je ne vais pas copier d’extrait à ce sujet, cette partie étant ardue.
Sachez que G. I. Gurdjieff, par ce biais, parvient à expliquer la transformation de l’esprit (éveil à une conscience supérieure),
ou comment stimuler les centres émotionnel et intellectuel pour qu'ils se développent davantage.

Pour le dire autrement, il explique matériellement, scientifiquement, l’évolution spirituelle.
Pour G. I. Gurdjieff tout est matière.


Le mystère est alchimique :
comment transformer le plomb (l’homme-machine) en or (l’homme éveillé).

 
* Rappel des trois centres "êtriques", ou cerveaux, d’un humain :
- le centre moteur-instinctif,
- le centre émotionnel
- le centre intellectuel.
NB : les centres émotionnel et intellectuel sont le produit de nos éducation et conditionnement sociaux ;
ainsi, nous apprécions, méprisons et raisonnons, comme on l’a appris ou sinon, en réaction
et ce, tant que nous ne conscientisons pas les fonctionnements de ces deux cerveaux ;
c’est-à-dire que les centres émotionnel et intellectuel ne se développent que partiellement,
principalement de façon mécanico-automatique (selon des schémas types agissant inconsciemment en chacun).
C’est pourquoi G. I. Gurdjieff définissait la plupart des humains comme étant des « hommes-machines »
ou encore, des « cochers-taxi » conduisant divers clients, dont certains deviennent des habitués (les clients fidèles) :
il est question dans cette parabole des différents « moi » agissant à notre insu.

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mardi 3 avril 2018

Système à 3 sphères

- Pourquoi le dénuement,
la pauvreté et la misère d’au moins un tiers de la population mondiale
semblent nécessaire au Système et ce, depuis les débuts de notre « civilisation » ?

- Selon moi, deux raisons majeures :
1) Les pauvres représentent une manne de main d’œuvre très bon marché,
voire gratuite (esclavagisme),
prête à effectuer les tâches que les bourgeois et riches qualifient de « basses »
ou « viles », sous-entendues ingrates pour eux.
De plus, pour une poignée d’euros ou de dollars,
les pauvres se prostituent, vendent leurs reins,
volent, frappent, torturent ou tuent des gens.
Un pauvre n’a rien, aucune possibilité sociale, mais, comme n’importe qui,
il désire et rêve d'une vie confortable. Pour une poignée de billets…

2) Le fait qu’il y ait des misérables permet aux bourgeois de la classe moyenne
de se sentir, eux aussi, privilégiés et supérieurs (aux miséreux).
Les bourgeois ont peur de se retrouver tel un sans-abri.
Le sans-abri conforte l'impression du bourgeois de réussir socialement,
tout en renforçant son sentiment d'importance personnelle :
« ce clochard est un raté, alors que moi, je suis parvenu à … », considère le travailleur.
Le bourgeois méprise le nécessiteux, qui produit sur lui un effet inconscient :
la présence pitoyable du pauvre stimule le bourgeois à se plier au Système,
en lui donnant son temps et son énergie, en lui sacrifiant son âme.
Tout plutôt que de devenir comme ce bougre puant.



- Le rêve américain du riche représente la carotte, la récompense, le but d’une vie de civilisé.
Le sans-abri représente l’échec, le contre-exemple, un modèle de nullité infréquentable.
Dans ce mécanisme, le bourgeois ne peut qu’ambitionner de s’enrichir davantage
ou, pour le moins, de maintenir ses rang et train de vie.
Qui rêve de devenir pauvre ?

- L'humain aime à se comparer aux autres,
alors ils ont créé un modèle d’identification (la Haute sphère)
ainsi qu’un contre-modèle répulsif (la sphère des esclaves et des pauvres),
afin de ne stimuler, en permanence, en chacun,
que l’esprit compétitif et cupide, calculateur,
en titillant les nerfs de l’envie (pubs, romans mettant en scène des riches, etc.) ;
envie de posséder davantage que ses frère, ami, collègue, voisin, camarade ;
envie menant, dans ce Système, à Rome soit, à la réussite sociale.

- Exactement, et notes que toute cette structure repose sur l’argent,
plus exactement sur notre relation à l’argent, à l’or,
à ce qui a été étiqueté, décidé, « onéreux et précieux ».
Cependant, si le système monétaire s’écroule,
les sphères sociales s’effondrent, s’entremêlent, se confondent.
Les cartes seraient ainsi rebattues.
Égalité des chances.





Se rappeler que le Système, la société, la civilisation, ses lois et interdits,
tout cela n’est qu’une construction mentale, une pensée et donc, une abstraction.

Sortir de l’abstraction
et l’Hydre n’a plus de prise,
se retrouvant sans pouvoir d’attraction/corruption.


dimanche 1 avril 2018

Au coeur de la violence

Dans la Sphère du Haut,
où évoluent les « supérieurs »
obnubilés par leur séculaire lutte de pouvoir,
la panique.

Tel Frankenstein,
l’Hydre leur a échappé
et devient son propre maître.

Le Système est devenu autonome,
Techno-Hydre à trois têtes énergivore,
incontrôlable, avide, inassouvissable, insatiable.

L’Hydre se nourrit de l’énergie gaspillée dans la spirale du davantage.




Le point faible de ce Monstre en mal de croissance du P.I.B. (Pouvoir d’Induire le Bétail)
consiste en la possibilité d’inverser le mouvement de la spirale.

Un mouvement spiralé va en s’évasant ou en rétrécissant.

À chacun de choisir.

Sans peur.